Maudits parcomètres

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À l'exception de quelques horodateurs qui permettent le paiement par carte sur Montcalm, le stationnement sur rue est encore l'apanage des bons vieux parcomètres sur l'Île-de-Hull.

Etienne Ranger, LeDroit

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CHRONIQUE / Comment se fait-il qu'en 2016, on soit encore obligés de sortir notre petite monnaie pour nourrir les parcomètres au centre-ville de Gatineau?

À l'exception de quelques horodateurs qui permettent le paiement par carte sur Montcalm, le stationnement sur rue est encore l'apanage des bons vieux parcomètres sur l'Île-de-Hull.

À l'heure des téléphones intelligents et des voitures qui se conduisent toutes seules dans le trafic, il faut encore mettre une pièce de monnaie pour payer son stationnement sur rue au centre-ville de Gatineau.

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a belle lurette que je ne traîne plus d'argent liquide sur moi. Je paie presque tout par carte, que ce soit à l'épicerie, au resto ou au centre sportif.

Il n'y a qu'un endroit en ville où le fait de ne pas avoir de petite monnaie en poche me joue des tours. Sur l'Île-de-Hull, là où il faut encore payer son heure de stationnement à des machines datant de l'âge de pierre.

Chaque fois que je dois prendre ma voiture pour aller couvrir un événement de presse à la Maison du citoyen, c'est le même combat de tous les instants pour dénicher des pièces de monnaie.

La dernière fois que ça m'est arrivé, je me suis garé (en toute illégalité) devant l'édifice fédéral de la rue Hôtel-de-ville. J'ai piqué un sprint jusqu'au guichet à l'intérieur pour retirer de l'argent, avant de me ruer au dépanneur pour me faire remettre de la monnaie.

Quand j'ai retraité à ma voiture, à bout de souffle, j'ai poussé un soupir de soulagement. Il n'y avait pas de ticket de stationnement dans mon pare-brise. Après cette course folle pour me conformer au règlement et venir à bout de payer ce foutu parcomètre, ç'aurait été le comble!

À une époque comme la nôtre, où les transactions se règlent par carte, voire par application mobile, c'est un non-sens que les gens en soient réduits à écumer les dépanneurs pour payer leur parcomètre.

Qu'est-ce que Gatineau attend pour faire comme à Ottawa? 

Dans la capitale fédérale, il y a des horodateurs partout au centre-ville. Tu sors ta carte, et tu payes. Pas plus compliqué que ça. Il existe même une application pour téléphone intelligent qui permet de régler son parcomètre à distance.

On parle beaucoup de la relance du centre-ville de Gatineau. Je ne peux qu'imaginer l'effet démobilisateur de ces vieux parcomètres sur le commerce. Pas pour rien que les marchands réclament des appareils plus modernes.

«La Ville a modernisé le système sur la rue Montcalm. Il nous apparaît essentiel que l'ensemble du vieux système soit modernisé. Une mise aux normes s'impose et il faut envisager tout de suite de retenir un système qui permettra de payer les frais par application mobile», insiste Stefan Psenak, directeur de Vision centre-ville.

Il s'en trouvera pour dire que les parcomètres actuels font parfaitement l'affaire dans l'optique où il faut éviter d'encourager l'utilisation de la voiture au centre-ville de Gatineau.

Mais ne mélangeons pas les choses.

Ce sont les tarifs qui dissuadent l'utilisation de l'automobile au centre-ville, pas les parcomètres eux-mêmes qui sont tout simplement en retard sur leur temps.

Je pense qu'il y a moyen de gérer intelligemment la demande de stationnement au centre-ville sans chercher à la satisfaire totalement, comme ce fut le cas à une autre époque, heureusement révolue.

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