Un déni de la réalité

Quatre nouveaux élus ont joint vendredi les rangs... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Quatre nouveaux élus ont joint vendredi les rangs du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) fondé par la conseillère Sylvie Goneau.

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CHRONIQUE / Sous le couvert de défendre la cause des élus indépendants, le RÉMI ressemble de plus en plus souvent à une machine destinée à discréditer la présence d'un parti politique à Gatineau.

Quatre nouveaux élus ont joint vendredi les rangs du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) fondé par la conseillère Sylvie Goneau. 

Mine de rien, le RÉMI est en train de se forger une force de frappe appréciable à Gatineau, où il compte maintenant autant de membres - six élus - que le parti du maire Maxime Pedneaud-Jobin au conseil municipal.

Le RÉMI se défend bien d'être un parti d'opposition occulte à Gatineau. 

Il se définit comme un groupe de pression dont la mission première est d'obtenir des changements législatifs en faveur des élus indépendants auprès du gouvernement du Québec.

Mais à entendre les déclarations enflammées de certains membres du RÉMI, c'est à se demander si le regroupement ne poursuit pas aussi une mission souterraine sur la scène locale, soit de discréditer la présence d'un parti politique à Gatineau.

Aux yeux du conseiller Marc Carrière, nouvel adhérent du RÉMI, la présence du parti du maire Maxime Pedneaud-Jobin vient «trafiquer la démocratie» en donnant le pouvoir à un parti minoritaire. Il oublie un peu vite que la présence d'un parti politique minoritaire à Gatineau est d'abord et avant tout le choix... des électeurs. Difficile d'y voir un détournement de démocratie!

M. Carrière a tout à fait raison de souligner que la structure actuelle est mal adaptée, à plusieurs égards, à la présence d'un parti politique à Gatineau. Normal, l'élection d'un parti, en 2013, était une première pour la grande ville fusionnée. Le mandat actuel en est clairement un de transition. Il mènera à des changements plus en profondeur si la présence des partis politiques devait se maintenir à Gatineau.

Mais en aucun cas, on ne peut conclure que la présence d'un parti politique est illégitime ou antidémocratique. À moins de remettre en question le droit d'association inscrit dans la Constitution canadienne ou la présence de partis politiques à Québec et Ottawa.

Que M. Carrière et le RÉMI souhaitent rééquilibrer les règles de financement des partis politiques versus celles des indépendants est tout à fait légitime. Mais on sent qu'il y a quelque chose de plus derrière la création du RÉMI.

Comme un refus d'accepter la réalité politique de Gatineau depuis l'élection du maire Maxime Pedneaud-Jobin et des membres de son parti.

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