Les leçons d'AGWÀTÀ

Le spectacle AGWÀTÀ a été présenté une douzaine... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le spectacle AGWÀTÀ a été présenté une douzaine de fois l'été dernier.

Martin Roy, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Voilà qui viendra quelque peu diluer le message d'optimisme du maire Maxime Pedneaud-Jobin sur la relance du centre-ville de Gatineau.

Le spectacle AGWÀTÀ, qui symbolise à ses yeux les efforts pour ramener de l'animation au centre-ville, connaît des difficultés après une seule année d'existence.

Sans dire que l'événement son et lumière est en péril, le directeur artistique Alain Saint-Jean reconnaît que les commanditaires se font tirer l'oreille à la veille de la seconde édition.

Qu'est-ce que ça signifie au juste?

Est-ce que les commanditaires de l'an dernier estiment ne pas en avoir eu pour leur argent au terme de la douzaine de représentations qui ont attiré 14 000 personnes sur le ruisseau de la Brasserie?

C'est possible.

Si c'est le cas, il s'en trouvera peut-être pour reprocher aux gens d'affaires du centre-ville de démontrer bien peu de foi dans un des rares événements d'animation à avoir attiré les foules ces dernières années. 

À moins que ce soit les producteurs d'AGWÀTÀ eux-mêmes qui manquent de foi en leur propre production.

Le montage financier qu'ils envisagent comporte un financement assuré au tiers par des fonds publics, au tiers par des commanditaires et au tiers par un coût d'entrée au site à compter de l'été prochain. Et eux, jusqu'à quel point sont-ils prêts à assumer les risques liés à leur aventure?

À Montréal, des producteurs d'événements comme Normand Legault ou Gilbert Rozon se compromettent financièrement dans les grands rassemblements qu'ils organisent. Pour convaincre des gens d'affaires et des bailleurs de fonds publics de commanditer un événement, il vaut mieux prêcher par l'exemple.

***

Dans tous les cas, la frilosité des commanditaires n'est pas une bonne nouvelle pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui se fait régulièrement reprocher que les dossiers n'avancent pas à Gatineau.

Au moins, le succès populaire d'AGWÀTÀ permettait au maire de répliquer à ses détracteurs que ça bougeait au centre-ville. Sauf que son message d'espoir ne semble pas avoir convaincu la communauté d'affaires.

Dans le fond, c'est à se demander si le site du ruisseau de la Brasserie est un endroit assez vaste pour rentabiliser un spectacle comme AGWÀTÀ, qui coûte extrêmement cher à produire.

Habituellement, ce genre de production a besoin d'un grand espace pour s'épanouir. À Ottawa, le spectacle présenté sur les murs du Parlement attire des milliers de personnes à chaque représentation.

Si le ruisseau de la Brasserie est trop petit, déménageons AGWÀTÀ. Mais où? 

Tout d'un coup, l'absence d'un lieu approprié à Gatineau pour tenir des spectacles de cette envergure saute aux yeux. 

À moins que la solution, ce soit la future Place des Festivals qu'on veut ériger au parc Jacques-Cartier? Si ce devait être le cas, ce serait un curieux retour des choses pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Après tout, c'est lui qui a tourné le dos au défunt projet Destination Gatineau, au parc Jacques-Cartier, jugeant que l'avenir se situait plutôt dans le secteur du ruisseau de la Brasserie.

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