Jeux de coulisses

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Une fois que les Mosaïcultures auront quitté le parc Jacques-Cartier, Place des festivals pourrait très bien prendre forme sur ce qui restera de l'exposition florale.

Courtoisie

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CHRONIQUE / Ces jeux de coulisses pour faire débloquer le projet Place des festivals à Gatineau pourraient très bien cacher une manoeuvre pour nuire au maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Je ne suis pas partisan des théories du complot. Mais je n'arrive pas à expliquer autrement la manière d'agir du député fédéral d'Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon.

Sans mettre au courant le maire Pedneaud-Jobin, le député Lauzon a ajouté Place des festivals à la liste des projets en lice pour obtenir du financement fédéral à l'occasion des grandes fêtes du 150e. Si bien que le projet serait maintenant à l'étude au bureau de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.

Le hic, c'est que le député Lauzon a agi au mépris du consensus établi à Gatineau en procédant de la sorte. Pour le meilleur et pour le pire, la Ville a décidé de favoriser un seul projet «signature» en vue des célébrations de 2017 afin d'augmenter ses chances d'obtenir une subvention. Et cet unique projet, ce sont les Mosaïcultures, une grande exposition d'art floral qui s'installerait pendant quelques mois au parc Jacques-Cartier.

Au nom de qui le député Lauzon prétend-il agir en ajoutant un projet à la liste, au risque de ruiner la stratégie de la Ville de Gatineau? Le rôle d'un député n'est pas d'aller à l'encontre du consensus régional, mais plutôt de le porter en haut lieu.

Or personne au sein des principales instances intéressées ne lui a demandé d'ajouter Place des festivals aux projets à l'étude chez Patrimoine canadien. Ni la Ville de Gatineau ni le comité local des fêtes du 150e. Même la corporation Place des festivals, pourtant la principale intéressée, s'est rangée officiellement derrière le projet des Mosaïcultures.

M. Lauzon s'est défendu en disant que c'est son collègue Greg Fergus, député de Hull-Aylmer, qui a déposé le projet sur son bureau. Lui-même n'aurait que fait suivre le dossier au bureau de la ministre Mélanie Joly. Sauf que l'explication de M. Lauzon a vite tourné court.

Sans désavouer directement son collègue libéral, Greg Fergus s'est permis de préciser qu'il y avait une différence entre déposer un projet sur le bureau d'un collègue... et appuyer un projet. Du même souffle, M. Fergus en a profité pour renouveler, lui aussi, sa profession de foi envers les Mosaïcultures...

Alors quoi?

À Gatineau, certains adversaires du maire Pedneaud-Jobin n'ont pas digéré sa décision d'écarter le projet Place des festivals au profit des Mosaïcultures. Le conseiller Maxime Tremblay, qui préside le comité du 150e, en fait partie.

Serait-il mêlé à tout cela? 

Officiellement, le comité de M. Tremblay appuie les Mosaïcultures. Sauf que sa réticence à répondre aux questions des journalistes et son refus de désavouer l'initiative de Stéphane Lauzon, son ancien collègue au conseil municipal, laissent planer un doute.

À tort ou à raison, ces jeux politiques donnent l'impression que les deux projets, Place des festivals et Mosaïcultures, se concurrencent l'un l'autre. Alors que ce n'est pas forcément le cas.

Une fois que les Mosaïcultures auront quitté le parc Jacques-Cartier, Place des festivals pourrait très bien prendre forme sur ce qui restera de l'exposition florale. Les fêtes du 150e auront ainsi laissé un legs durable aux Gatinois.

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