L'autre Rapibus

CHRONIQUE / Comment ça, pas de Rapibus dans l'ouest de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / Comment ça, pas de Rapibus dans l'ouest de Gatineau?

J'ai avalé mon café de travers en lisant la manchette de mon journal, jeudi matin.

Je me suis calmé en réalisant qu'il y aura tout de même un lien rapide pour connecter Aylmer au centre-ville par le transport en commun.

Mais ce ne sera pas un Rapibus, en tout cas, pas une grande ligne droite dédiée exclusivement aux autobus comme celui qu'on connaît dans l'est.

La Société de transport de l'Outaouais réfléchit plutôt à une formule hybride avec des voies réservées, des corridors dédiés, des feux prioritaires... D'après ce qu'on comprend, le trajet zigzaguera entre Aylmer et Hull.

Le développement s'est fait de manière tellement anarchique dans l'ouest qu'il n'est pas possible d'envisager une solution aussi simple que dans l'est, soit un Rapibus bâti en ligne droite sur une ancienne voie de chemin de fer.

On paie le prix pour avoir autorisé le développement d'un quartier comme Le Plateau - qui est mal pensé, enclavé et difficile à desservir par le transport en commun.

On paie le prix pour les petits ronds-points du boulevard des Allumettières qui rendent impensable un Rapibus en ligne droite entre Aylmer et le centre-ville.

Quant à emprunter le trajet de la voie ferrée qui passe près de l'Université du Québec en Outaouais, le défunt projet Viabus des années 1990 a démontré qu'il se buterait à l'opposition farouche des riverains.

Bref, la STO et Transport Québec se sont attaqués à un problème complexe pour déterminer le meilleur corridor dans l'ouest. Peu importe le trajet qui sera retenu, on ne pourra plus vraiment parler de Rapibus tellement le concept sera différent de celui qu'on connaît.

D'autant plus que ce ne sont pas nécessairement des autobus qui transporteront les gens.

L'heure est plus que jamais à l'électrification des transports au Québec. Et dans la foulée du sommet de Paris sur le climat, le gouvernement Trudeau semble enclin à emboîter le pas à la province dans le financement des infrastructures vertes.

Si bien qu'à la fin, ce sera peut-être bien des autobus électriques, un tram ou un tramway qui desservira l'ouest. Voire un train léger, bien que je doute qu'on puisse se payer un train de banlieue à Gatineau.

Ceci dit, une question demeure. 

Le Rapibus dans l'est a été pensé pour favoriser la construction en densité le long des différentes stations du trajet. C'est une orientation inscrite dans le nouveau schéma d'aménagement de la Ville de Gatineau. Est-ce que le trajet dans l'ouest importera cette formule gagnante? J'ai hâte de voir.

On en saura plus lors des consultations publiques, ce printemps.

Une recrue pour Action Gatineau

Coup de théâtre, le conseiller indépendant Cédric Tessier, du district de Limbour, a annoncé jeudi qu'il se joignait à Action Gatineau. C'est un bon coup pour le parti politique du maire Maxime Pedneaud-Jobin à quelques semaines d'une élection partielle dans le district du Lac-Beauchamp.

Même s'il a cafouillé dans le dossier du cul-de-sac de la rue du Sommelier, le cadet du conseil, à 24 ans, s'est généralement démarqué par la maturité de ses interventions. L'adhésion au parti de M. Tessier n'est pas vraiment une surprise. On a constaté depuis longtemps une certaine affinité entre ses prises de position et celles du maire.

Est-ce que le nouvel élu d'Action Gatineau fera une grosse différence? Difficile à dire. Dans ce conseil, le parti politique agit souvent comme s'il n'était pas un parti. Alors que les indépendants, eux, agissent souvent comme s'ils formaient un parti. À suivre...

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