Le pari risqué des Mosaïcultures

Financera, financera pas? Gatineau est suspendue aux lèvres... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

Agrandir

Financera, financera pas? Gatineau est suspendue aux lèvres de la ministre Mélanie Joly dans le dossier des Mosaïcultures.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

CHRONIQUE / On réalise ces jours-ci à quel point Gatineau joue gros en comptant sur un seul et même projet pour se démarquer lors des festivités du 150e anniversaire de la Confédération, en 2017.

La métropole de l'Outaouais a tout misé sur le même cheval, soit la venue des Mosaïcultures internationales à Gatineau, pour attirer les hordes de touristes qui visiteront la capitale canadienne à cette occasion.

Partout où elles sont passées, les sculptures de fleurs des Mosaïcultures ont attiré des foules nombreuses, créé des emplois locaux et généré des millions en retombées économiques.

Mais pour espérer héberger au parc Jacques-Cartier la célèbre exposition d'art horticole, Gatineau a besoin de l'aide financière du gouvernement fédéral. Or, depuis l'élection de Justin Trudeau, c'est le silence radio du côté de la colline parlementaire.

Malgré les appels du pied pour obtenir un engagement ferme avant Noël, Ottawa n'a toujours pas fait connaître ses intentions dans le dossier des Mosaïcultures.

Ce n'est pas un mauvais signe dans la mesure où le récent changement de gouvernement a retardé le traitement du dossier.

On peut comprendre la nouvelle ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, de vouloir considérer les projets du 150e dans leur ensemble avant de se compromettre envers l'un d'eux.

Mais le seul fait de voir Gatineau ainsi suspendu aux lèvres de la ministre en dit long sur le degré de risque qu'elle a pris en y allant all-in sur les Mosaïcultures. En cas d'échec, la ville n'a pas de plan B et se retrouverait le bec à l'eau.

En même temps, Gatineau se retrouvait face à l'éternel dilemme. Une région qui présente plusieurs projets risque de diluer ses chances d'obtenir une subvention plutôt que de les améliorer. On l'a vu lorsque deux projets pour relancer le train touristique se sont livrés une concurrence plus contre-productive que profitable.

***

Ceci dit, il n'y a aucune raison pour que les fêtes du 150e ne comportent pas un volet gatinois au parc Jacques-Cartier, comme c'est déjà le cas pour de grands événements festifs tels que le Bal de neige ou la fête du Canada.

Maintenant, est-ce que le fédéral financera les Mosaïcultures à la hauteur des ambitions de ses organisateurs? Ça reste à voir étant donné qu'il y a beaucoup de projets d'un océan à l'autre et des fonds somme toute limités.

Pour se mettre en branle, les Mosaïcultures comptent... (Courtoisie) - image 2.0

Agrandir

Pour se mettre en branle, les Mosaïcultures comptent sur un montage financier de 50 millions, dont environ 15 millions proviendraient du fédéral.

Courtoisie

L'enveloppe pour les fêtes du 150e anniversaire de la Confédération canadienne compte 210 millions, dont 80 millions sont destinés à des projets «vedettes» comme celui des Mosaïcultures.

Or, pour se mettre en branle, les Mosaïcultures comptent sur un montage financier de 50 millions, dont environ 15 millions proviendraient du fédéral. Toute la question est donc de savoir si le projet de Gatineau arrivera à obtenir une telle somme qui représenterait, à elle seule, presque 20% du financement annoncé par le fédéral.

Disons-le tout de suite, ce serait un exploit. Parce que la concurrence proviendra de tout le pays, et surtout de sa voisine Ottawa qui compte à elle seule six projets-vedettes dans ses cartons.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer