L'ascension fulgurante de Catherine McKenna

La carrière politique de Catherine McKenna connaît un... (Sean Kilpatrick, PC)

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La carrière politique de Catherine McKenna connaît un début pour le moins fulgurant après sa victoire à l'arraché contre Paul Dewar, un candidat vedette du NPD dans Ottawa-Centre.

Sean Kilpatrick, PC

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CHRONIQUE / On attendait l'ancien lieutenant-général Andrew Leslie. Surprise, c'est plutôt Catherine McKenna qui fait son entrée au cabinet des ministres dans la région d'Ottawa-Gatineau.

Et quelle entrée!

Pas de doute, c'est une grande marque de confiance que vient de lui témoigner Justin Trudeau en lui confiant le ministère de l'Environnement et des Changements climatiques.

Notez bien le nom: Environnement ET Changements climatiques.

Juste là, il y a un gros signal pour marquer la rupture avec les années Stephen Harper qui niait jusqu'à l'existence de tels changements.

C'est dire le gros mandat qui attend Mme McKenna dont la carrière politique connaît un début pour le moins fulgurant après sa victoire à l'arraché contre Paul Dewar, un candidat vedette du NPD dans Ottawa-Centre.

Sous Stephen Harper, le Canada n'en avait que pour les sables bitumineux et a fini par acquérir une réputation de mauvais garnement du climat.

Au point où le Canada a fini par se retirer du protocole de Kyoto en 2012, et s'est fait rabrouer par le secrétaire général des Nations unies en décembre dernier.

Ce sera à Mme McKenna de redorer l'image ternie du Canada en matière de protection de l'environnement.

Tout un contrat!

Tout déboulera très vite pour Mme McKenna.

À la fin du mois, elle s'envolera pour Paris où elle mènera la délégation canadienne à la Conférence internationale sur les changements climatiques. Le gouvernement Trudeau devrait y trouver une première vraie occasion de se démarquer des années Harper.

Il n'y a aucun doute que Catherine McKenna aura un rôle crucial à y jouer.

Quelques instants après avoir assermenté sa nouvelle ministre, Justin Trudeau promettait que le Canada redeviendrait un acteur «positif et important» sur le front des changements climatiques.

Il a ajouté qu'il pouvait compter sur une «ministre forte» pour y parvenir...

Dans la foulée de la Conférence de Paris, Mme McKenna devrait participer de près aux négociations avec les premiers ministres des provinces afin de développer un cadre national pour combattre les changements climatiques.

Alors oui, c'est un gros contrat pour la députée d'Ottawa-Centre qui en est à ses premières armes en politique.

On compte également sur elle pour réviser tout le processus des évaluations environnementales charcuté par les conservateurs de Stephen Harper.

Les groupes environnementaux fondent de grands espoirs dans la nomination de Mme McKenna et ils l'attendront au détour si elle devait les décevoir.

Plusieurs voyaient plutôt atterrir l'ancien chef du Parti libéral, Stéphane Dion, à l'Environnement.

En même temps, Mme McKenna est loin d'être une néophyte en matière de négociations internationales.

À Paris, son expérience passée comme conseillère juridique auprès des Nations unies pour les négociations d'un traité de paix au Timor-Oriental devrait lui être utile.

L'autre grande surprise de la journée de mercredi, c'est l'absence d'Andrew Leslie dans le cabinet de Justin Trudeau.

Plusieurs voyaient ce lieutenant-général à la retraite hériter de la Défense ou encore des Affaires étrangères après sa victoire facile dans la circonscription d'Orléans.

Dans son cas, c'est peut-être un rapport rédigé en 2011, où il recommandait une cure minceur dans les budgets de la Défense et de l'armée qui a nui à ses chances.

Il aurait été délicat pour Justin Trudeau de nommer un ancien haut gradé de l'armée pour superviser un autre haut gradé au moment d'appliquer les recommandations de son propre rapport.

Dans le cas de Leslie, tout indique qu'il aura éventuellement sa chance au conseil des ministres.

***

L'autre nomination à surveiller dans la région, c'est celle de Scott Brison à la présidence du Conseil du Trésor.

Justin Trudeau a promis de rétablir les ponts entre le gouvernement fédéral et les syndicats de la fonction publique.

L'arrivée de Scott Brison au Trésor devrait donc marquer un changement de ton positif dans les négociations en cours.

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