Pas plus d'un ou deux ministres

Candidat vedette du Parti libéral, Andrew Leslie est... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Candidat vedette du Parti libéral, Andrew Leslie est à peu près le seul élu de la région assuré de faire son entrée au conseil des ministres.

Etienne Ranger, LeDroit

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CHRONIQUE/ Dans la région d'Ottawa, l'ancien lieutenant-général Andrew Leslie sera assurément nommé au conseil des ministres de Justin Trudeau. Mais à part lui, qui d'autre?

Je ne vois pas comment le nouveau premier ministre pourra nommer plus d'un ou deux députés de la région au sein de son futur cabinet.

Ce ne sont pas les candidats de qualité qui manquent dans la capitale fédérale, balayée lundi par une vague rouge libérale.

Mais à partir du moment où Trudeau a décidé d'imposer un régime minceur à son futur cabinet, ça veut dire qu'il y aura beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Le chef libéral n'a pas spécifié le nombre de ministres qu'il désignera le 4 novembre. On peut présumer qu'ils seront autour de 25 - moins que les 38 de Stephen Harper.

Trudeau aura l'embarras du choix parmi les 184 candidats libéraux élus lundi soir.

Il voudra récompenser les électeurs des Maritimes qui ont élu des libéraux dans toutes les circonscriptions.

Au Québec, il devra aussi nommer quatre ou cinq ministres, des incontournables comme Marc Garneau, Stéphane Dion ou Mélanie Joly.

Mais son plus gros dilemme se trouvera en Ontario, où il a fait élire 80 députés, en particulier dans la grande région de Toronto.

Ça laisse peu d'options pour la région d'Ottawa-Gatineau.

***

Candidat vedette du Parti libéral, Andrew Leslie est à peu près le seul assuré de faire son entrée au conseil des ministres.

Élu facilement dans Orléans, l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre canadienne apparaît comme le candidat tout désigné pour devenir le prochain ministre de la Défense.

Sauf que Justin Trudeau pourrait hésiter à nommer un ancien militaire pour superviser les activités de l'armée. La trop grande proximité de Leslie avec l'armée pourrait porter flanc à des critiques de la part de l'opposition.

Leslie pourrait donc se retrouver ailleurs. Aux Affaires étrangères, peut-être?

Là aussi, la nomination d'un ancien militaire de haut rang enverrait un curieux signal de la part d'un premier ministre qui souhaite mettre fin aux frappes aériennes canadiennes en Irak et en Syrie.

Les paris sont ouverts pour savoir qui deviendra le ministre responsable de la capitale fédérale et de la Commission de la capitale nationale.

S'il est mal pris, Trudeau pourrait aussi confier ce rôle à Leslie.

Sinon, qui d'autre?

Pas sûr que M. Trudeau voudra nommer un député à la réputation peu conciliante, comme Mauril Bélanger, à ce poste qui requiert doigté et diplomatie.

Quant à David McGuinty, réélu dans Ottawa-Sud, il ne serait pas dans les bonnes grâces du parti depuis sa gaffe de novembre 2012. Il avait été rétrogradé après avoir traité des conservateurs albertains «de marionnettes de l'industrie pétrolière»...

Trudeau a promis de respecter la parité homme-femme. Cela restreint ses options, mais pourrait donner une chance supplémentaire à deux recrues, Anita Vandebeld (Ottawa Ouest Nepean) ou Catherine MacKenna (Ottawa-Centre), d'accéder au conseil des ministres.

***

L'Outaouais se sentira sans doute un peu oubliée au sein du futur cabinet de Justin Trudeau.

On dira que la région mérite d'être récompensée pour avoir réintégré le giron libéral.

Le hic, c'est que c'est vrai aussi pour toutes les villes des Maritimes, pour Toronto, pour Vancouver, toutes repassées au rouge libéral lundi soir. C'est dire, deux députés libéraux ont réussi à se faire élire à Calgary, au coeur même de l'empire conservateur!

Bref, tout cela laisse peu de chances, pour ne pas dire aucune, à de fidèles soldats libéraux comme Greg Fergus (Hull-Aylmer) et Steve MacKinnon (Gatineau) d'accéder au conseil des ministres.

Par contre, l'avocat Will Amos, élu dans le Pontiac, a un parcours intéressant en matière d'environnement. Qui sait s'il n'héritera pas d'un poste de secrétaire parlementaire.

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