Les culottes à terre

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Ce n'est pas vraiment drôle, mais je n'ai pu m'empêcher de sourire en tombant sur cette nouvelle.

Le site de rencontres extraconjugales AshleyMadison.com vient de se faire prendre les culottes baissées par des pirates informatiques.

Les malfaiteurs auraient mis la main sur des informations compromettantes pour quelque 37 millions de maris et épouses infidèles à travers le monde.

Voilà que les pirates menacent de rendre publiques toutes ces informations si l'entreprise torontoise Avid Life Media ne supprime pas ses sites Ashley Madison et Established Men.

On parle ici de profils d'utilisateurs qui pourraient se retrouver sur la place publique. Avec de vrais noms, des photos intimes, des détails croustillants sur leurs fantasmes sexuels les plus secrets...

Mes amis, il y a dans tout cela comme un parfum de scandale. Et de quoi donner des sueurs froides à bien du monde, y compris dans la région.

Pour mémoire, Ashley Madison a couronné Ottawa du titre de capitale canadienne de l'infidélité, en 2012, sur la base d'un sondage plus ou moins scientifique.

C'est d'ailleurs ce qui m'a fait sourire.

Tous ces hommes et ces femmes qui risquent de dormir sur le canapé du salon si jamais les pirates informatiques mettent leur menace à exécution...

À moins que toute cette histoire ne conduise à des révélations embarrassantes sur des personnalités publiques.

Les médias sociaux s'enflammaient hier de toutes sortes de spéculations - assez amusantes d'ailleurs. «J'ai bien hâte de connaître le pseudo de Bill Clinton sur AshleyMadison.com», a gazouillé un internaute sur Twitter.

Dire qu'à une certaine époque, le mari ou l'épouse infidèle embauchait un détective privé pour prendre son conjoint en flagrant délit d'adultère.

Aujourd'hui, quelques maestros de l'informatique arrivent à tenir par les couilles des millions de conjoints infidèles.

On n'arrête pas le progrès.

"*

Loin de moi l'idée de jouer au curé du village et de commenter la moralité de toute l'affaire. Ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens les regarde et je ne veux pas m'en mêler.

En même temps, je n'éprouve guère de sympathie pour un site de rencontres extraconjugales qui a comme slogan: «La vie est courte. Tentez l'aventure.»

Il y a assez de mensonges et de tromperies dans nos vies sans qu'on se croie obligés d'en rajouter.

Je n'ai guère plus de sympathies pour ces pirates informatiques qui s'érigent en gardiens de la moralité - tout en bafouant sans remords les lois en vigueur sur la protection de la vie privée et des renseignements personnels.

D'ailleurs, toute cette affaire nous rappelle une nouvelle fois comment la confidentialité des données n'est pas une garantie sur Internet, où on ne sait pas toujours très bien à qui on a affaire.

Les auteurs de l'attaque contre AshleyMadison.com en auraient d'ailleurs particulièrement contre un «mensonge» de l'entreprise qui promet d'effacer toutes les données fournies par un usager moyennant un frais de 19$.

Or certaines de ces informations ne seraient pas réellement effacées - ce que ALM nie catégoriquement.

ALM qui, en passant, se dit victime de «cyberterrorisme», rien de moins, de la part des pirates informatiques.

De ça aussi, j'aime mieux en rire.

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