Chats et café

Il a beau être très allergique aux chats,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Il a beau être très allergique aux chats, Michaël Lebrun adore ces petits félins. À tel point qu'il s'apprête à ouvrir d'ici quelques semaines un café où se promèneront des chats hypoallergéniques.

Etienne Ranger, LeDroit

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Parti d'Asie, le phénomène des cafés chats a gagné l'Europe, puis l'Amérique du Nord. Il débarque en Outaouais où un premier commerce du genre ouvrira bientôt à Chelsea.

Le café Chat sibérien s'installe dans une ancienne savonnerie sur le chemin d'Old Chelsea. Il sera possible d'y déguster un espresso au milieu d'une dizaine de chats en liberté.

Fait intéressant, le propriétaire du nouveau Café Chat sibérien, Michaël Lebrun, est violemment allergique. « Je veux mourir quand il y a un chat. Mais en même temps, je trippe sur les chats ! », confie-t-il.

Depuis son enfance, il a dû « traiter » sa passion à grands coups d'antihistaminiques. Jusqu'au jour où, à force de faire des recherches, il a découvert une espèce de chat hypoallergénique.

Le chat sibérien est une grosse bête poilue et trapue, avec de longues moustaches, originaire de la lointaine Russie. Après le décès de son chat, Michaël s'en est procuré un. Et pour la première fois de sa vie, il a pu prendre un chat sur ses genoux sans se mettre à éternuer comme un perdu.

« Contrairement à la croyance populaire, c'est la salive du chat qui est allergène, pas le poil. Or la protéine qui cause l'allergie chez l'humain est presque absente chez le chat sibérien », raconte Michaël, un comptable de profession et ex-conseiller municipal à Cantley.

C'est après avoir visité un café chat à Montréal que Michaël a décidé de se lancer à son tour en affaire en compagnie de sa conjointe.

Le fait qu'il soit allergique a fortement influencé le choix du concept retenu à Chelsea.

Jusqu'ici, le mouvement des cafés chats en Amérique du Nord et en Europe visait surtout à recueillir des chats errants.

Dans le cas de Michaël, c'est l'aspect « santé » qui prime. Il n'y aura pas de chats errants, seulement des chats sibériens de pure race.

« On veut que tout le monde puisse venir au café, y compris les gens allergiques aux chats », dit-il.

La date d'ouverture est fixée pour l'instant au début du mois de juillet. Mais tout dépendra de l'acclimatation des chats à leur nouvel environnement.

Pour l'instant, il y a trois chats sur place. Dimitri, surnommé le « gros Dim », a déjà pris ses aises.

Deborah et Carolina sont encore un peu farouches. Les deux chattes se cachaient dans les hauteurs d'un « arbre à chat », hier matin, lorsque je suis passé au commerce.

Michaël s'est procuré les félins dans un élevage de Joliette. Des chats sibériens comme ceux-là se vendent autour d'un millier de dollars chacun. D'ici quelques semaines, Michaël pense introduire quatre nouveaux chatons, tous de la même portée, aux côtés des trois autres. « Le but est d'en avoir une dizaine sur place », raconte-t-il.

Si j'aime les chats ?

La question de Michaël m'a pris un peu au dépourvu. « Je n'ai rien contre », ai-je diplomatiquement répondu.

Et toi, Michaël, pourquoi les aimes-tu à ce point ?

« Je ne sais pas. J'ai toujours aimé les minous. Quand nous sommes stressés à la maison, ma conjointe et moi, notre chatte nous oblige à prendre une pause. Elle saute sur nous, elle ronronne en quête d'un peu d'affection. Chaque fois, ça nous calme. »

Michaël dit qu'il existe une telle chose que la « ronronthérapie ». Que le ronronnement du chat a la vertu de baisser la pression artérielle. Que les ondes émises par le ronronnement aideraient à la reconstruction osseuse...

J'ignore si tout ça est vrai ou si c'est du baratin. Mais je veux bien croire Michaël quand il affirme qu'il se passe quelque chose dans un café où des chats et des humains partagent le même espace.

« La présence des chats provoque des interactions entre les gens. L'animal devient un prétexte pour aborder un inconnu. Ça crée des liens spontanés avec des gens qui partagent une passion commune. »

Michaël songe à organiser éventuellement des séances de... speed dating. « Je te le dis, y'a des idylles qui vont se développer à l'intérieur de ces murs », dit-il à la blague.

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