Le gros bout du bâton...

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Pour une fois, c'est la Ville de Gatineau qui est en mesure de dicter ses exigences aux promoteurs, et non le contraire.

Après avoir exproprié et nettoyé la rue Morin de ses taudis à grands coups de millions, Gatineau vient de mettre en vente les terrains situés stratégiquement au coeur de son centre-ville.

Des terrains situés sur un petit bout de rue de rien du tout - 200 mètres à peine - mais qui assurera quand même un lien névralgique entre le futur centre multifonctionnel et la rue Montcalm.

Puisqu'elle est propriétaire des terrains, Gatineau a toute la latitude pour imposer ses conditions de réaménagement aux promoteurs qui souhaitent acquérir les terrains. D'après ce qu'on peut décrypter du charabia urbanistique de la ville, elle en a profité pour imposer ses vues.

Elle a notamment rehaussé ses exigences en matière d'architecture. Tout ça afin d'éviter que la future rue Morin se retrouve bordée de banals immeubles à condos. On veut y attirer des logements, mais aussi des cafés, des boutiques, des résidences d'artistes. La photo qui accompagne l'appel public est prometteuse. On y contemple une rue d'ambiance digne des grandes capitales, où cohabitent piétons, cyclistes et voitures.

L'aspect général a de la gueule, mille fois plus que les taudis dépravés de l'ancienne rue Morin.

Espérons maintenant que les promoteurs répondront par des projets à la hauteur des attentes. La Ville a fait son bout de chemin. À eux de compléter le parcours.

UNE ADMIRATRICE DÉÇUE

Une partisane des Olympiques de Gatineau, Danielle, m'écrit pour me dire combien elle est déçue de ses petits gars. Elle fait référence à la présumée affaire de grossière indécence impliquant des joueurs au Boston Pizza.

«Les gars, j'aime le hockey, mais un moment donné, faut dire les vraies affaires! Vous connaissez la blague voulant que certains gars aient deux cerveaux? Ben oui: un petit et un gland... Six d'entre vous ont confirmé la règle. Une fille qui se comporte comme un objet a un problème, tout comme celui qui en profite.»

Madame, je n'aurais su mieux dire.

ZIBI EN ARABE

Puisqu'on est dans les affaires de moeurs...

Vous le savez, le groupe Windmill donnera le nom de «Zibi» à son projet immobilier sur les anciens terrains de Domtar, à Gatineau. Le terme s'inspire d'un mot algonquin qui signifie rivière.

Mais assez comiquement, le mot zibi désigne un pénis en langue arabe. Il a même une connotation péjorative. Comme dans l'expression: «Grosse Ferrari, petite zibi...»

Encore faut-il le prononcer correctement pour qu'il soit compréhensible aux oreilles d'un Arabe. Il faut articuler «zib'i», en plaçant l'accent tonique juste après le b.

Que Windmill se rassure. Si on prononce zibi à la française ou à l'anglaise, il n'a aucun équivalent en langue arabe... Merci au professeur Wael Hussein de la Faculté des Arts de l'Université d'Ottawa qui, à ma demande, m'a gentiment expliqué le tout.

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