Nouvelle bibitte

Après 20 ans d'efforts pour «dénormaliser» la cigarette, les experts de la... (ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Après 20 ans d'efforts pour «dénormaliser» la cigarette, les experts de la santé publique pensaient pouvoir souffler. C'était sans compter sur l'arrivée de cette nouvelle bibitte, la cigarette électronique.

La «e-cigarette» ou «vapoteuse» a trouvé le moyen de se glisser entre les mailles du filet. Comme elle ne contient généralement pas de tabac, elle tombe dans un vide juridique et échappe aux règles. Les autorités hésitent à légiférer contre un appareil dont la nocivité n'a pas été démontrée hors de tout doute. Les villes, en général, hésitent à interdire son utilisation. À partir du moment où il n'y a pas de fumée secondaire, le pouvoir d'intervention de l'État devient plus délicat à invoquer. Vapoter devient un choix individuel.

La Ville de Gatineau, qui a été une pionnière pour interdire le tabac dans les bars et restaurants, se montre plus frileuse aujourd'hui. Tout au plus envisage-t-elle d'adopter une «directive» interdisant à ses employés de vapoter dans les édifices municipaux. Gatineau attend que Québec fasse le premier pas. Elle espère ainsi s'éviter des coûts, voire des poursuites judiciaires. Le gouvernement provincial doit bientôt réviser sa Loi sur le tabac. Et il a annoncé son intention de restreindre l'usage de la cigarette électronique, à l'exemple de l'Ontario.

On a pu avoir une meilleure idée du danger que représente l'avènement de la e-cigarette pour la santé publique mardi au conseil municipal de Gatineau.

À l'abri des lois qui interdisent la publicité directe ou indirecte du tabac, les fabricants s'en donnent à coeur joie. Au point de ressortir de vieilles stratégies de commercialisation du tabac qu'on croyait confinées aux années 1950. Tout juste si on ne nous ressort par cette fameuse publicité du cowboy en train de fumer sa Marlboro.

Il est là, le danger. Dans l'association que les jeunes, notamment, pourraient faire entre le fait de vapoter des e-cigarettes et de fumer de véritables clopes.

S'il fallait que la e-cigarette cause une rechute vers le tabac, ce serait deux décennies pour «dénormaliser» l'usage du tabac qui s'envoleraient... en fumée.

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