Dans ma boule de cristal

La saga entourant l'aréna Robert-Guertin à Gatineau pourrait... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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La saga entourant l'aréna Robert-Guertin à Gatineau pourrait devenir le plus gros test de leadership du maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Alors, de quoi sera faite l'actualité régionale en 2015?

À en juger par les syndicats d'employés municipaux qui se déclaraient vendredi sur le sentier de la guerre, il y aura de nouveaux affrontements dans le monde municipal au Québec.

Les centrales syndicales ne digèrent pas le projet de loi 3 sur les régimes de retraite du gouvernement Couillard et ont l'intention de le contester devant les tribunaux. Les chefs syndicaux promettent un «hiver animé» au ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau...

Inévitablement, cette bataille finira par se répercuter sur le climat de travail à la Ville de Gatineau qui a semblé jusqu'ici se tenir à l'écart de la tempête. D'autant plus que le maire Maxime Pedneaud-Jobin a braqué les syndicats en réclamant à Québec de nouveaux outils pour les affronter à armes égales, y compris un droit de lock-out.

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Toujours à Gatineau, l'interminable saga de l'aréna Guertin amorcera sous peu un autre chapitre. Le conseil municipal s'apprête à ouvrir les nouvelles soumissions pour son centre multifonctionnel. Si jamais les prix devaient être plus élevés que prévu, on pourrait bien revenir à la case départ.

Personne au conseil municipal n'a toutefois envie de reprendre le débat à zéro. Le risque est trop grand de perdre la subvention de 26,5 millions attachée au projet par Québec. Le conseil municipal tentera sans doute de ficeler quelque chose à partir des soumissions reçues, quitte à ce que la facture dépasse un peu les 63 millions prévus.

Pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, ce nouvel épisode de la saga Guertin pourrait devenir le plus gros test de leadership de son mandat. La pression est forte sur le conseil municipal. Si jamais les soumissions sortaient aux mêmes prix que lors du premier appel d'offres, toute la stratégie mise de l'avant par la Ville serait remise en question. Avec raison. Gatineau s'est mis à dos plusieurs gros entrepreneurs en relançant les mises après un premier appel d'offres jugé suspect tellement les prix étaient élevés.

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À la Ville d'Ottawa, le débat sur le bilinguisme officiel de la capitale connaît une accalmie depuis la réélection facile de Jim Watson à la mairie. Mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne réapparaisse.

Ma prédiction?

La désignation de Michaëlle Jean comme secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie viendra changer la donne. Il suffirait d'un appel du pied de l'ancienne gouverneure générale du Canada pour ramener à l'avant-plan la question du statut bilingue et donner à ce débat une dimension nationale. À deux ans des festivités du 150e anniversaire du Canada, le synchronisme est idéal.

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Autre débat à suivre à Ottawa: le projet de déménagement des Sénateurs d'Ottawa sur les plaines LeBreton.

Dans un monde idéal, l'amphithéâtre aurait dû être construit à cet endroit dès le départ. C'est au centre-ville qu'une équipe de hockey a le plus de chance de faire profiter la communauté de ses retombées.

L'endroit est d'autant plus intéressant que les plaines LeBreton sont situées tout près des anciens terrains de Domtar où Windmill veut bâtir un complexe immobilier et commercial. L'alliage entre les deux projets est prometteur.

L'enjeu, comme dans tout projet de partenariat public-privé, est d'arriver à une entente qui répartit équitablement les risques entre les parties impliquées. De ce côté, les Sénateurs auront fort à faire pour convaincre la Commission de la capitale nationale de les laisser s'établir sur leurs terrains.

Il faudra aussi décider ce qu'il advient du Centre Canadian Tire après le départ de l'équipe de hockey.

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Il y aura aussi une élection fédérale en octobre prochain.

Malgré l'usure du pouvoir, Stephen Harper disposait d'une carte maîtresse pour favoriser sa réélection à la tête du pays. Avec le retour à l'équilibre budgétaire en 2015, le premier ministre comptait se présenter devant l'électorat comme le champion de l'économie.

Sauf que la chute brutale des prix du pétrole risque de lui couper l'herbe sous le pied. Soudainement, le retour aux surplus n'est plus une assurance. Au point où les récentes promesses du gouvernement Harper en vue de soulager le fardeau fiscal des familles semblent presque prématurées.

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