Anderson fait la différence

Craig Anderson... (BLAIR GABLE, PC)

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Craig Anderson

BLAIR GABLE, PC

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Ce ne sont pas les citations juteuses qui manquent dans cette série Canadien-Sénateurs.

Encore hier, il y a d'abord eu Michel Therrien qui a parlé d'un Brian Gionta «pleurant dans mes bras» en apprenant qu'une opération mettait fin à sa saison. Il est rendu bien sentimental, l'ancien entraîneur du Titan de Laval et des Prédateurs de Granby.

Puis le défenseur Eric Gryba, celui qui a sorti Lars Eller de la série au premier match, a dit au collègue de Sportsnet Ian Mendes que «nous sentons le sang, on peut le goûter, c'est le temps de les achever». Les médias qui couvrent cette série ont donc eu leurs bonbons du jour.

Mais au-delà de ce qui se dit après et avant les parties, il y a une statistique qui ne ment pas et explique pourquoi les Sénateurs ont le Tricolore dans les câbles, en avant 3-1 avant le match de ce soir au Centre Bell: après la deuxième période, Ottawa a marqué 10 buts contre aucun pour Montréal. Zéro. Nada.

Le gardien des Sénateurs Craig Anderson a été parfait en troisième période jusqu'à maintenant, arrêtant les 34 tirs auxquels il a fait face lors de ce tiers, en plus du seul dirigé vers lui en prolongation mardi. Un taux d'efficacité de 1,000. Son vis-à-vis Carey Price a alloué 10 buts sur 43 lancers (,767) au même moment.

Si Price ne peut jouer ce soir en raison de la blessure au «bas du corps» qui l'a empêché de finir le travail mardi, ses détracteurs dans la Métropole vont certes espérer que Budaj, l'ancien adjoint d'Anderson au Colorado, saura faire mieux lors de cette période fatale à la Flanelle.

Le gardien des Sénateurs n'a effectué que quatre arrêts en troisième mardi, mais il a quand même eu son gros mot à dire dans la remontée des siens. En deuxième, peu après les deux buts rapides des visiteurs, il a effectué l'arrêt clé de la rencontre contre Andreï Markov qui s'était amené à l'embouchure du filet.

«Peu importe que ce soit 1-0, 2-0 ou que le déficit soit de trois buts, il faut que j'empêche le prochain but en croyant que mes gars vont faire leur travail et obtenir des buts. C'est mon travail de garder l'équipe dans le match. C'est ce qui est arrivé (mardi), nous avons eu un peu la chance de notre bord. Parfois, c'est ce que ça prend aussi», racontait-il hier, après un entraînement où il a étrenné de nouvelles jambières.

Le trophée Vézina

Maître dans l'art de décliner les clichés, Anderson n'allait évidemment pas faire de vagues parce qu'il n'a pas été mis en nomination pour le trophée Vézina, les finalistes annoncés hier étant Sergeï Bobrovsky, Antti Niemi et Henrik Lundqvist.

« Ça ne m'a pas traversé l'esprit du tout. L'argument parfait est que je n'ai pas joué assez de parties. C'est un honneur personnel dans un sport d'équipe, ça ne veut pas dire grand-chose. Ce serait une belle plume à son chapeau, mais en même temps, vous avez besoin de vos coéquipiers pour obtenir ça. Présentement, on a des objectifs plus importants que ça, il faut gagner des matches. Je n'échangerais pas cette situation pour un trophée personnel si ça voulait dire que je ne jouerais pas maintenant «, a commenté celui qui a dominé la LNH pour la moyenne et le taux d'efficacité (1,69 et ,947) en 24 parties de saison régulière (il a raté six semaines en raison d'une blessure à la cheville), chiffres qui ressemblent à ceux des actuelles séries (2,00 et ,945).

Et pour atteindre l'objectif de passer la première ronde, ce qu'Anderson n'a jamais fait en carrière, il risque maintenant de se retrouver face à face avec Budaj, qui, avant mardi, n'avait joué que 116 minutes en quatre parties de séries, sa dernière sortie (de 9 minutes) remontant à 2010 alors qu'il était venu en relève à... Anderson.

« Il est un bon gardien qui est dans la ligue depuis un bon bout de temps, il a de l'expérience et il donne une chance à son club de gagner.

«Quand je jouais avec lui, les gars l'adoraient, donc s'il nous affronte, je m'attends à ce qu'ils jouent avec tout autant d'ardeur sinon plus que si c'était Carey devant le filet. Il a bien fini la saison, et ce n'était pas une situation facile dans laquelle il a été lancée mardi «, a noté Anderson.

Budaj, qui n'a pas trop bien paru sur le but gagnant de Kyle Turris, a subi sa seule défaite en temps réglementaire de la dernière saison écourtée (il a eu une fiche de 8-1-1) contre les Sénateurs, 5-1 le 30 janvier dernier.

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