Les Sénateurs ne se sont pas laissés abattre

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Une calamité n'attend pas l'autre dans cette saison 2013 maudite pour les Sénateurs.

C'est assez remarquable qu'ils aient gagné ce match contre les Rangers malgré la perte de leur gardien numéro un Craig Anderson, qui s'ajoutait à celle de leur meilleur défenseur Erik Karlsson et leur meilleur centre, Jason Spezza. Et on ne parlera pas des autres blessés.

Rien ne semble vouloir les abattre complètement, pas même les deux buts en 51 secondes marqués par les New-Yorkais peu après l'entrée dans le match de Ben Bishop en relève à un Anderson blessé à la cheville droite quand Chris Kreider a glissé dans ses jambes.

Ils sont revenus créer l'égalité par l'entremise de Mika Zibanejad avec 6:30 à jouer, avant de l'emporter en fusillade sur un but aussi improbable que chanceux de Kaspars Daugavins, tandis que Kreider a frappé le poteau a l'autre bout alors qu'il avait la chance de créer l'égalité en 7e ronde du concours d'échappées.

Une justice poétique, même si la consolation est mince pour Ottawa, qui perd jusqu'à nouvel ordre le gardien qui dominait la LNH au chapitre de la moyenne et du taux d'efficacité. Il ne voulait encore rien savoir hier, ayant bloqué tous les 21 tirs dirigés vers lui pour être nommé la première étoile de la rencontre qu'il n'a pu terminer.

« On était surpris à l'origine qu'il n'y ait pas un bras levé sur le jeu, mais après avoir consulté la reprise, on s'est aperçu que ce n'était pas intentionnel et on a continué à jouer, a indiqué l'entraîneur-chef Paul MacLean après coup. Nos jeunes joueurs ont de belles chances qui s'offrent à eux avec les blessures. On pensait avoir beaucoup de bons joueurs dans notre organisation et on se rend compte que c'est vrai, ils trouvent des moyens de gagner des parties à Ottawa. Il faut donner beaucoup de crédit (au dépisteur-chef) Pierre Dorion, ainsi qu'à Luke Richardson à Binghamton. «

S'il y a une blessure avec laquelle les Sénateurs peuvent bien composer, c'en est une à un gardien, étant donné qu'ils ont Robin Lehner qui attend son tour à Binghamton, tandis que Bishop est solide lui aussi.

Mais quand même, c'est presqu'irréel, ce qui se passe dans la capitale cette saison.

Le vis-à-vis d'Anderson, Henrik Lundqvist, sympathisait avec le gardien des Sénateurs. « Kreider n'a pas pu ralentir et il a glissé dans ses jambes. J'espère vraiment qu'il va se remettre rapidement. C'est difficile, ça arrive rapidement et il n'y a rien à faire dans une telle situation «, notait-il, déçu d'avoir perdu la fusillade sur la feinte ratée de Daugavins.

Son patron, le toujours jovial John Tortorella, n'avait aucune sympathie, lui. « On a fait trébucher (Kreider). Et il y avait un but là-dessus, par surcroît «, a-t-il lancé avec du feu dans les yeux quand je lui ai posé une question à ce sujet.

Quant à celui qui a coupé les jambes d'Anderson bien malgré lui, Kreider, il a bien pris son temps avant de rencontrer les journalistes, mais il affirmait lui aussi qu'il n'y pouvait rien. « Je pense que son bâton (à Méthot) s'est retrouvé dans mes patins et j'ai perdu pied. Je ne pouvais pas arrêter mon élan. Je fonçais rapidement au filet. C'est un accident, tout simplement «, a-t-il indiqué.

Mais cette fois, contrairement à l'incident où Matt Cooke a mis fin à la saison de Karlsson, tout le monde s'entend pour dire qu'il s'agissait bel et bien d'un accident.

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