Cooke «s'excuse», Karlsson doute

Si vous aviez tranché accidentellement le tendon d'Achille d'un de vos... (ARCHIVES, LeDroit)

Agrandir

ARCHIVES, LeDroit

Partager

Si vous aviez tranché accidentellement le tendon d'Achille d'un de vos adversaires, mettant fin à sa saison, est-ce que vous essaieriez de le contacter de vive voix ou par message texte?

À son arrivée à Winnipeg vendedi, Matt Cooke, a révélé aux journalistes qui le questionnaient qu'il avait utilisé la deuxième méthode pour tenter de joindre le défenseur des Sénateurs Erik Karlsson, dont la saison a pris fin mercredi en raison d'un coup de patin du joueur des Penguins, jugé accidentel par la LNH et une majorité d'observateurs.

«Je lui ai tendu la main (reached out, en anglais) via message texte. Qu'il me réponde ou non, je comprends, a dit la petite peste de Pittsburgh. À la fin de la journée, c'est un accident malheureux et je ne peux rien contrôler à part ça.»

Pendant que Cooke faisait ces commentaires et bien d'autres - dont un concernant le propriétaire Eugene Melnyk qui l'a traité de «goon qui n'a pas d'affaire dans la ligue» dans une entrevue avec le Ottawa Sun - j'avais justement demandé au dg des Sénateurs Bryan Murray si Karlsson avait eu des nouvelles de l'attaquant des Penguins.

«Il (Cooke) lui a envoyé un courriel où il ne s'est pas vraiment excusé, m'a confié Murray. Erik ne le croit pas quand il dit que c'était un accident.»

À travers la LNH, les réactions continuent d'affluer sur ce sujet chaud. Hier, même Claude Julien, l'entraîneur des Bruins qui a vu la carrière de son protégé Marc Savard prendre fin en raison d'une attaque vicieuse de Cooke, s'est porté à la défense de ce dernier.

«Je vais être brutalement honnête. J'ai regardé le jeu. Si vous le regardez au ralenti, ça semble délibéré. Mais à vitesse normale, je ne crois pas que c'était intentionnel. Mais je peux comprendre que Bryan Murray soit fâché. Si je perdais un joueur comme ça, je serais fâché aussi, mais parfois quand vous êtes fâché, vous n'êtes pas réaliste», a-t-il mentionné aux collègues de Boston.

L'homme de hockey d'Orléans frappe en plein dans le mille, à mon avis. Mais je suis vieux jeu et je pense que Cooke aurait l'air plus sincère s'il avait tenté de présenter de véritables excuses, de vive voix, à sa victime.

À leur première pratique sans Karlsson, les Sénateurs avaient pas mal d'entrain, peut-être en raison de la présence de trois joueurs rappelés du club-école de Binghamton.

Leur entraîneur Paul MacLean a aussi bien choisi ses mots et n'a pas hésité à sortir son sens de l'humour bien aiguisé pour tenter de relativiser les choses.

Au sujet du partenaire du gagnant du trophée Norris l'an dernier, Marc Méthot, il a lancé cette perle: «On a tenté de lui rendre la vie facile (hier) en le faisant jouer avec un autre Eric (Gryba, un des trois nouveaux venus)», a-t-il blagué.

Parlant de l'arrière acquis l'été dernier des Blue Jackets de Columbus, Méthot réalise qu'il risque d'avoir la vie un peu plus difficile au cours des prochains mois.

«Nous avons du sang neuf qui va apporter de l'adrénaline, c'est une belle opportunité qui s'offre à eux, mentionnait-il hier avant de mettre le cap vers Toronto. Nous allons vraiment devoir travailler fort à partir de maintenant, jouer des matches très serrés... Pour ma part, ça va être différent. Je vais devoir simplifier les choses, je ne pourrai pas juste donner la rondelle à Erik et le laisser faire ce qu'il fait, sortir la rondelle de la zone par lui-même. Il est irremplaçable, c'est un des meilleurs joueurs dans la ligue. Ce n'est pas moi qui vais se porter en offensive pour le remplacer, c'est certain.»

Encore là, un brin d'humour. Tout le monde pense que les Sénateurs sont morts et enterrés avec les lourdes pertes d'Erik Karlsson et Jason Spezza, leur défenseur et leur centre numéro un.

Ce sera un miracle si jamais ils participent aux séries. Craig Anderson mériterait alors le trophée Vézina et Paul MacLean, le trophée Jack-Adams de l'entraîneur de l'année.

Mais les sports d'équipe sont drôles comme ça. Certains clubs parviennent à compenser pour des blessures.

Les Penguins l'ont fait il y a deux ans quand ils ont perdu Sidney Crosby et Evgeny Malkine coup sur coup et ont quand même réussi à se qualifier pour les séries.

Et en 2006-2007, année où ils ont atteint la finale de la coupe Stanley, les Sénateurs avaient dû se débrouiller pendant plusieurs semaines sans leurs trois premiers centres, Jason Spezza, Mike Fisher et Antoine Vermette, blessés tous en même temps.

Comme l'a dit Méthot hier: «Pas besoin de talent pour bien jouer défensivement. C'est ce qu'on va essayer de faire en continuant à se fier sur 'Andy' (Anderson).»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer