St-Pierre espère suivre les traces d'André Benoit

Partager

Martin St-Pierre est rendu un habitué du Match des étoiles de la Ligue américaine, alors que lundi à Providence, il prendra part à sa cinquième classique annuelle de ce circuit.

L'attaquant originaire d'Embrun l'admet cependant, ce n'est pas une saison comme les autres qu'il vit cette année avec les IceHogs de Rockford, le club-école des Blackhawks de Chicago.

Le lock-out de la Ligue nationale de hockey a eu un impact majeur sur les activités de la LAH de septembre à janvier, et encore maintenant, les clubs se ressentent de ses effets: un total de 126 joueurs ont fait 'le grand saut'.

«Ici, on a vu cinq gars partir pour Chicago tout d'un coup. Moi, j'ai perdu mes deux ailiers habituels (Marcus Kruger et Andrew Shaw), et un défenseur (Nick Leddy) qui jouait sur la première paire avec nous. On a quand même assez de profondeur, mais ça reste un ajustement à faire, on a bien des gars qui sont montés de la ligue East Coast. C'est une drôle d'année, mais on a quand même eu pas mal d'attention pendant le lock-out, donc on ne se plaint pas. Il faut juste s'ajuster vite maintenant», me confiait St-Pierre lorsque je l'ai joint hier à Rockford, en Illinois.

Meilleur compteur de son club et 16e dans la ligue avec sa récolte de 15 buts et 35 points en 41 parties, le centre de 29 ans en est à sa septième saison dans la Ligue américaine, avec cinq clubs différents (dont les Senators de Binghamton en 2009-2010). Mais il avait déjà porté les couleurs des IceHogs il y a cinq ans, alors qu'il était dans l'organisation des Hawks, et lorsqu'il s'est amené chez eux, il s'est vu confier des responsabilités accrues, en tant que capitaine.

«Ils m'ont embauché pour aider à diriger le jeu de puissance, qui est cinquième dans la ligue, et pour apporter du leadership aux jeunes joueurs de l'organisation. Je suis le troisième plus vieux joueur de l'équipe, c'est donc pas mal différent de mon dernier séjour ici. Il faut que je donne l'exemple aux gars de 21-22 ans, et je m'ajuste encore à donner des conseils parfois sur comment gérer certaines choses, sur la glace ou en-dehors. Mais comme joueur de hockey, c'est toujours le 'fun' d'être un 'go-to guy' «, mentionne celui qui avait été le cocapitaine du Storm de Guelph quand il s'était rendu au tournoi de la coupe Memorial de 2004 à Kelowna.

38 matches dans la LNH

Celui qui a joué un total de 38 parties dans la LNH, avec les Blackhawks, les Bruins et les Sénateurs (trois matches), espère bien guider son équipe vers une place en séries, les IceHogs (20-19-1-1) occupant actuellement le neuvième rang dans l'association de l'Ouest, à un point du dernier rang permettant d'accéder à celles-ci. À moins qu'un club de la LNH en manque de profondeur ne lui fasse signe, évidemment.

«J'ai signé un contrat de la Ligue américaine seulement, donc n'importe quelle équipe qui serait intéressée pourrait me faire signe. Je ne sais pas trop comment ça fonctionnerait cependant, peut-être qu'il faudrait que je sois soumis au ballottage», note l'attaquant de 5'9 et 185 Livres qui est devenu le 83e joueur de l'histoire de la LAH à atteindre le plateau des 500 points en carrière, le 5 janvier dernier.

Les succès d'André Benoit

Dans sa quête de retourner dans la «grande ligue», St-Pierre se disait encouragé de voir qu'un vétéran des mineures comme André Benoit obtient présentement sa chance avec les Sénateurs. «On a eu un cheminement pas mal similaire, André et moi. Il est allé jouer en Finlande ainsi qu'en Russie, comme je l'ai fait (en 2010-2011) et là, il semble avoir trouvé sa place avec Ottawa. Je suis content pour lui, on a joué beaucoup de notre hockey mineur ensemble, on est des 'chums' même si on ne se voit pas souvent. C'est le 'fun' de voir qu'un gars du coin obtient sa chance de percer, même si c'est plus tard. Moi aussi, je vise de jouer dans la LNH, comme tout le monde ici», ajoutait St-Pierre.

Alors que son tournoi de golf estival amasse chaque année des fonds pour le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEEO), Martin St-Pierre a trouvé une façon différente de s'impliquer dans la communauté de Rockford: il s'est laissé pousser les cheveux pendant 18 mois avant de les raser avant les Fêtes et d'en faire don à un organisme, «Locks of Love», qui fournit des perruques à des jeunes de 21 ans et moins qui ont perdu leurs cheveux en raison d'un problème médical.

«J'ai toujours eu la tête rasée avant ça, donc ce n'était rien pour moi. Ça a bien tourné, il y avait environ 150 personnes qui étaient là quand je l'ai fait, avec deux ou trois autres personnes. C'est pour une bonne cause», dit-il en terminant l'entrevue.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer