Le meilleur cadeau, une équipe gagnante

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À son crédit, le propriétaire Eugene Melnyk ne s'est pas confondu en excuses hier alors qu'il s'est prêté à une conférence de presse fort courue pour lancer la saison écourtée de ses Sénateurs, dont le slogan est «Toujours plus».

Avant que son président Cyril Leeder n'annonce des mesures pour tenter d'amadouer les partisans frustrés par le lock-out qui a paralysé la LNH du 15septembre jusqu'à samedi (voir le tableau ci-joint), Melnyk a rappelé qu'il se considère d'abord et avant tout comme un fan lui aussi.

Et à ce titre, il était «désolé pour nous tous, moi inclus, les joueurs et tout le monde dans l'organisation qui ont dû endurer ça pendant les quatre derniers mois. Mais la chose la plus importante qu'on peut donner est que ces joueurs se présentent chaque soir et je sais qu'ils vont donner leur 150% pour donner une équipe gagnante aux gens. C'est le meilleur cadeau que je peux imaginer. Si on fait ça, ce sera mieux que tous les hot-dogs gratuits ou les autres cadeaux que l'on pourra donner. Mais les hot-dogs sont importants, on nous l'a dit dans un sondage», a-t-il mentionné.

Est-ce qu'il a raison de penser ainsi? Il faudra attendre de voir la réponse des amateurs, mais à voir les quelques centaines de mordus qui sont passés au Coffre-fort hier pour la première pratique du camp (l'équipe estimait qu'il y avait eu 2500 partisans, ce qui me semblait beaucoup), il faut croire que plusieurs se sont ennuyés du hockey de la LNH.

«On espère que l'édifice sera plein (pour le match inaugural du 21 contre la Floride)», a dit Leeder.

Un conflit stupide

Dès le début du mois de novembre, le grand patron des Sénateurs avait manifesté de l'impatience face à ce conflit stupide, déclarant lors d'une entrevue à la radio que «nous devrions jouer au hockey maintenant», commentaire qui ne lui avait pas valu d'amende de la part du commissaire Gary Bettman, a-t-il révélé hier quand je lui ai posé la question.

C'est bien évident, Melnyk n'était pas convaincu que l'amputation de 34 parties à cette saison 2012-2013 était nécessaire.

«Est-ce que ça devait être si long, durer 113 ou 115 jours (119 en fait)? Je n'étais pas dans la salle de négociations et je ne peux pas le dire. Mais je pense que ça n'arrivera plus. C'était le pire scénario, que ça dure si longtemps... À la 11e heure, quand vous regardez le précipice et que le fond est très sombre, vous ne savez pas exactement ce qui va se passer si vous tombez dedans. Pour certains marchés, ça aurait été dévastateur (d'annuler toute la saison), c'est long d'attendre jusqu'en octobre prochain. Je suis juste content qu'on joue et 48 parties, c'est une 'vraie' saison», confiait-il après la conférence de presse.

Il était parfois dur à suivre, le proprio, comme lorsqu'il a dit estimer que son club en est à la deuxième année d'un plan de reconstruction de trois ans, mais qu'il «est un favori tranquille, tranquille alors que nous voulons vraiment être considérés comme des négligés».

Quand je lui ai demandé si le lock-out en avait valu la peine pour assurer l'avenir des Sénateurs pour la prochaine décennie, durée de la nouvelle convention, il a révélé que la paix pour une telle durée était un des deux points qu'il exigeait des négociateurs de la LNH:

«Je serais mis à l'amende si je vous disais le deuxième, a-t-il blagué. Le point le plus important, c'est que c'est le deuxième lock-out que je traverse en neuf ans.

«C'est affreux (brutal). Pour les amateurs et les vétérans, c'est comme un troisième coup pour eux parce que l'équipe était en faillite il y a neuf ans... L'entente de 10 ans était importante parce qu'on ne veut pas revivre ça. Ça ne peut pas arriver. Vous pouvez le faire une ou deux fois, en espérant que les gens vont nous pardonner, mais il ne peut y avoir une troisième fois.»

On ne peut que lui donner raison sur ce point. Il a cependant fait sourciller l'assistance, qui comprenait tous les joueurs et dépisteurs de l'équipe en ville pour des réunions de mi-saison, quand il a déclaré: « Vous avez vu qui a gagné la coupe Stanley l'an dernier et plusieurs de nos joueurs croient que nous avions une bien meilleure équipe (que les Kings de Los Angeles)».

Alfredsson

Le capitaine Daniel Alfredsson, qui a flanqué Melnyk tout comme l'entraîneur-chef Paul MacLean et Leeder en matinée, n'était certes pas du nombre.

«Ce n'était pas le cas à la fin de l'année, en tout cas... Ils ont connu des séries incroyables. Je ne pense pas que nous sommes à ce niveau-là, mais on aime où nous sommes, on aime notre personnel.

«On va essayer de connaître un départ décent et gagner de la confiance. L'an dernier, on a poussé New York, qui a un bon club, à la limite et on aurait pu le faire avec d'autres clubs. Il faut participer aux séries et ensuite, vous avez une chance. Le plus difficile, c'est de s'y rendre», a-t-il rappelé après la première pratique du camp.

Et si les Sénateurs sont dans la course dans le dernier droit, Eugene Melnyk s'est dit ouvert à la possibilité d'augmenter la masse salariale pour aller chercher une pièce manquante avant la date limite des échanges du 3 avril, même s'il considère que son club « est un petit gars qui ne peut dépenser comme les Goliath, donc on a besoin de toute l'aide (des partisans) possible «.

Les Sénateurs ont annoncé en fin de semaine leur calendrier pour la saison écourtée de 2013. En même temps, ils ont donné les grandes lignes de projet pour tenter d'attirer les partisans échaudés par le lock-out à la Place Banque Scotia lors des 10 premières parties de cette cédule. En voici quelques faits saillants.

Match inaugural du 21 janvier vs les Panthers :

Billet gratuit pour un enfant de moins de 14 ans accompagné d'un adulte, stationnement gratuit (lots 5, 6 et 9 seulement), maïs soufflé à 1 $ et marchandise réduite de 50 %.

27 janvier vs Penguins et 21 février vs Rangers :

Un billet, un hot-dog et une boisson gazeuse à partir de 24,75 $.

29 janvier vs Capitals, 7 février vs Hurricanes, 12 février vs Sabres et 14 février vs Islanders :

Billet gratuit pour un enfant de moins de 14 ans accompagné d'un adulte, 1 $ pour une boisson gazeuse.

30 janvier vs Canadien :

En achetant tôt, prix réduit par rapport au prix normal d'une visite de Montréal.

5 février vs Sabres :

Moitié prix pour les étudiants, maïs soufflé à 1 $.

9 février vs Jets :

Moitié prix pour les joueurs de hockey mineur.

Les billets seront en vente à compter d'aujourd'hui à 10 h. Les billets pour les 14 autres rencontres seront disponibles à compter du 21 janvier. Les détenteurs d'abonnements saisonniers auront aussi droit à des billets supplémentaires.

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