Un match (de) nul(s)

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C'est du sport professionnel. Et même lorsque l'aspect business empêche la présentation des matches, comme avec ce lock-out dans la LNH qui est sur le point de prendre fin avec l'entente de principe négociée en fin de semaine, on se demande qui sont les gagnants et les perdants.

 

 

Mais dans ce bras de fer opposant Gary Bettman à Donald Fehr, on doit plutôt déclarer qu'il y a eu match nul. Ou match de nuls si, comme moi, vous avez trouvé que les derniers mois de ce conflit ont été une perte de temps totalement illogique.

Vous vous souvenez des verdicts nuls, ces résultats un peu frustrants qui survenaient occasionnellement, avant l'avènement des périodes de prolongation et des tirs de barrage? Il y en avait encore en 1994-1995, la dernière fois que la LNH s'est contentée d'une saison écourtée de 48 parties.

On n'a pas d'autre choix que de déclarer un tel résultat ici, sans même connaître encore tous les détails de la nouvelle convention collective que les avocats des deux parties - les grands gagnants de cet affrontement - devront rédiger au cours des prochains jours.

Bettman perdant

Bettman, le commissaire de la LNH depuis maintenant 20 ans, ne peut certes pas être considéré comme sortant grandi de ce troisième lock-out décrété sous son joug. Combien de fois pendant ce conflit a-t-il déclaré qu'une offre de son clan était «la meilleure possible», avant de la bonifier quelques jours ou semaines plus tard? N'avait-il pas déclaré que le «montant intégral» de 300 millions$, pour assurer le paiement en entier des contrats déjà signés, avait été retiré de la table, alors qu'il se retrouve dans l'entente finale?

Quand son bras droit Bill Daly fait une des déclarations de ce duel, à l'effet que la limite de cinq ans maximum sur les contrats alloués aux joueurs autonomes «est la montagne sur laquelle on va mourir», et que l'entente finale permet d'accorder des pactes de sept ans (huit ans si un club chercher à garder son propre joueur), Bettman paraît très mal, non?

S'il va sur la glace présenter la coupe Stanley au capitaine des prochains champions de son circuit l'été prochain, c'est qu'il ne craint pas de déclencher une émeute dans les gradins. À sa place, je déléguerais le médiateur du gouvernement américain qui a facilité le dernier rapprochement, Scot Beckenbaugh, pour effectuer cette tâche protocolaire.

La meilleure nouvelle avec cette entente, c'est qu'elle est bonne pour 10 ans, à moins que l'Association des joueurs exerce son option d'y mettre fin après huit ans.

Bettman a 60 ans, et il faut espérer que même s'il a encore une fois fait la «job de bras» exigée par ses patrons, il aura pris une retraite dorée quand ce processus sera à recommencer.

Peut-être que d'ici là, il aura redoré son blason en relocalisant des franchises qui en arrachent vers des marchés comme Québec. Mais pariez plutôt qu'il cherchera à récupérer les pertes des derniers mois en procédant à une expansion des cadres, de quoi renflouer rapidement les coffres des proprios.

Plus de détails dans LeDroit du 7 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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