Une séance de catch avec Philippe Aumont

Après une petite pause pour remettre mon dos en bon état, il est temps de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Patrick Woodbury, LeDroit

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Après une petite pause pour remettre mon dos en bon état, il est temps de reprendre mes «12 travaux de Gump».

Au cas où vous l'auriez oublié, dans la folie du magasinage des Fêtes, j'ai profité du lock-out de la LNH pour tenter de nouvelles aventures sportives, notamment en conduisant une Zamboni, en faisant du yoga, du spinning, du vélo de montagne et du canot de long parcours, en plus de pratiquer avec les hockeyeurs professionnels de la région, de participer au Défi à l'entreprise et de faire un programme double ski alpin/golf la même journée.

Cette semaine, épreuve numéro neuf, donc: recevoir des tirs de notre dernier joueur du coin à atteindre les ligues majeures, Phillippe Aumont.

Ceux qui lisent mes chroniques depuis ses débuts et qui ont la mémoire longue diront que ce n'est pas une «nouvelle» expérience. À mes débuts dans ce rôle, j'avais agi comme receveur d'exercice pour Érik Bédard, à peine quelques jours avant qu'il parte pour son camp d'entraînement (il portait alors les couleurs des Orioles de Baltimore).

C'est bien vrai, mais il y a quand même une différence majeure entre les deux artilleurs: Bédard est gaucher alors qu'Aumont est droitier. Et puis ce sont mes travaux, donc j'établis mes règles. Parlez au patron si vous voulez vous plaindre.

Quand Aumont m'a confié la semaine dernière qu'il entendait profiter de son passage dans son patelin pour commencer à se délier le bras, histoire de se préparer pour la prochaine Classique mondiale de baseball en mars, j'ai donc eu un «flash». Ce serait bien de compléter un doublé d'un autre genre, de pouvoir dire que j'ai «catché» pour nos deux lanceurs des grandes ligues.

Aumont a gracieusement accepté ma demande, et c'est comme ça que je me suis rapporté à la Fonderie mardi pour l'entraînement quotidien du programme sport-études baseball de Nicolas-Gatineau, auquel il se joignait à l'invitation de son mentor Stéphane Pétronzio.

Un rappel d'abord: dans ma jeunesse, j'étais un pas pire joueur de balle, passant six saisons avec les Patrouilleurs d'Arvida dans la Ligue junior du Saguenay Lac St-Jean (de 16 ans à 21 ans), menant même la ligue pour les circuits à ma dernière campagne. Par la suite, arrivé dans la région, j'ai joué quelques années dans la Ligue de la capitale nationale, notamment pour le Hull-Volant. J'étais un receveur dans les plus basses catégories, jusqu'à ce que le manque de puissance de mon bras me force à passer au deuxième ou troisième but.

J'ai cependant accroché mon gant et mes crampons il y a une vingtaine d'années déjà, et ma dernière expérience de baseball avait été lors d'un camp pour agents libres organisé par le défunt club de la Ligue Can-Am, les Rapidz.

J'étais donc un peu nerveux en me présentant pour capter les tirs d'Aumont, pas autant pour attraper la balle je me fie à mes réflexes de gardiens qui sont encore respectables mais beaucoup plus pour la lui relancer.

Mais finalement, lors de notre séance, ça s'est bien passé. À seulement une ou deux occasions, il a dû capter la balle sur un court bond. Et comme il fait 6'7, il est très difficile de lancer trop haut pour lui!

Pour ce qui est de ses tirs, sachez qu'il ne fait que recommencer à lancer, ayant pris une pause depuis la fin de la saison des Phillies, à la fin septembre. Pas question, donc, qu'il lance à 98 milles à l'heure, comme il en est capable. Il ne lançait pas de balles à effet, non plus, lui qui a une courbe et un changement de vitesse lancé avec les doigts écartés (une «split-fingered fastball», en anglais) dans son répertoire.

Après une petite séance de «catch» où il se retrouvait à environ 80 pieds de moi pour une cinquantaine de tirs, Pétronzio rassemble tous ses jeunes joueurs et il demande à Aumont d'en «pousser» quelques-unes. Là, le gant de receveur qu'on m'a prêté se met à faire «pop» encore plus quand la balle arrive dans le panier. À une couple d'occasions, il lance une balle qui bouge énormément, une rapide qui rentrerait à l'intérieur du marbre contre un frappeur droitier.

Pétronzio dit à ses jeunes qu'Aumont a lancé «autour de 75 milles à l'heure» à cette occasion. Lui-même donne l'impression de ne pas avoir forcé du tout. «Ça, ce n'était rien», me confiera-t-il après coup.

Aumont était content de sa session parce qu'il avait eu un meilleur contrôle de ses tirs que la veille, lors de sa première séance hivernale. «Je lançais tout croche, la balle sortait de ma main toute bizarre. C'était déjà pas mal mieux aujourd'hui», racontera-t-il, une casquette des Expos bien vissée sur la tête.

À 60 pieds et 6 pouces du marbre, du haut d'un monticule, ça doit être assez impressionnant pour un frappeur de voir cette pièce d'homme lancer des balles de feu. Je le sais pour l'avoir vu lors du camp d'entraînement des Phillies l'an dernier, ainsi qu'à la télévision après son rappel, et j'en ai eu encore un bon aperçu en captant ses tirs, même s'il n'était même pas à 50% de ses capacités.

Un autre bon «thrill», en tout cas.

Prochaine épreuve sur la liste des 12 travaux: aller faire de la planche à neige. Il ne me reste qu'à déterminer à quel endroit et avec quel instructeur.

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