Pierre-Luc Laforest confirmé à Trois-Rivières

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Le secret le moins bien gardé du baseball est sorti hier.

Non, on ne parle pas de Jeffrey Loria et David Samson, «Grand galop» et «Petit trot» comme le collègue Serge Touchette les avait surnommés, qui sont en train de tuer le baseball à Miami avec la vente de feu de leurs Marlins au bénéfice des Blue Jays de Toronto, ironiquement comme ils l'avaient fait auparavant à Montréal. Ça, ça ne devrait surprendre personne qui connaît leur passé.

C'est plutôt que les Aigles de Trois-Rivières ont enfin officialisé l'embauche du Gatinois Pierre-Luc Laforest en tant que premier gérant de l'histoire de cette franchise d'expansion de la Ligue Can-Am.

La rumeur courait depuis déjà plusieurs mois, alors que l'ancien receveur des majeures avait joué une dernière partie comme joueur avec les Capitales de Québec, avec qui il occupait le poste d'entraîneur des frappeurs au cours des deux dernières campagnes tout en essayant de revenir sans succès d'une blessure à un genou.

«C'est fait et tout le monde est pas mal content. En tout cas, moi, c'est quelque chose que je considérais depuis une couple d'années. C'est certain qu'on veut jouer le plus longtemps possible, on veut rester dans la 'game' en tant que joueur et si ce n'était pas de mon genou, je jouerais probablement encore. Mais on ne peut pas contrôler les blessures, ce sont des choses qui arrivent. Je ne suis pas déçu, je suis prêt maintenant à commencer ma deuxième carrière en tant qu'entraîneur. On ne sait jamais jusqu'où ça va me mener, ça va être un bon défi», me confiait-il lorsque je l'ai joint à sa résidence du Michigan, d'où il a participé à la conférence de presse des Aigles pour le présenter via Skype.

Transition

«C'est certain que ça va être dur mentalement certains jours de ne pas être sur le terrain, mais il va falloir que je m'habitue et ça va être correct», ajoutait-il.

À l'âge de 34 ans, Laforest aura non seulement la tâche de diriger la formation qui évoluera dans un stade Fernand-Bédard rénové au coût de 165000$, mais également de recruter les joueurs qui endosseront les couleurs rouges et blanches de l'équipe.

«C'est un peu stressant de savoir qu'il faut que je ramasse 23 à 25 joueurs pour le camp d'entraînement (en mai), mais les contacts que j'ai accumulés au cours de ma carrière devraient m'aider pas mal. C'est bon de commencer à zéro, mais c'est bon de partir avec un bon noyau et c'est ce qu'on va essayer d'aller chercher, une épine dorsale pour l'équipe autour de laquelle on va pouvoir bâtir l'équipe», note-t-il, lui qui devrait obtenir un coup de pouce au niveau de recrutement de la part d'un des principaux actionnaires de l'équipe, l'ancien des Dodgers Éric Gagné.

L'ancien des Devil Rays, des Padres et des Phillies dans les majeures a passé la majorité des quatre dernières saisons avec les Capitales, qui ont gagné le titre de la Can-Am lors de chacune de ces saisons. Il a donc un bon modèle à suivre pour bâtir «son» club.

«On veut bâtir une organisation solide, comme celle de Québec. Mais c'est certain que ça ne se bâtira pas du jour au lendemain, ça va prendre beaucoup de travail de tout le monde. Si tu regardes Québec en 1999 et Québec maintenant, c'est complètement différent. Je me lance là-dedans tête baissée, on a un bon personnel dans les bureaux, ça part de là et ça va descendre sur le terrain... C'est certain qu'il faut que les gens de Trois-Rivières s'identifient aux joueurs, on ne peut pas avoir 15 gars de la République dominicaine par exemple. Ça prend des joueurs canadiens et québécois», souligne-t-il.

Les Capitales sont avantagés au niveau du recrutement de ces derniers en raison de leur passé et de la présence de plusieurs francophones, comme Sébastien Boucher, d'Ottawa, mais Laforest compte bien briser leur monopole.

«En raison des différents statuts (de vétérans et recrues) dans la ligue, ils (les Capitales) ne peuvent pas tous les avoir. C'est certain qu'on devrait être en mesure d'en attirer quelques-uns», ajoute-t-il, lui qui a déjà l'oeil sur le receveur Jean-Luc Blaquière, ancien de l'organisation des Mets de New York, et le lanceur Alexandre Périard, ancien des organisations des Brewers et des Mariners,

« Certains de ces gars-là, leur rêve n'est pas terminé, ils veulent rester dans le baseball affilié. C'est ce que je leur souhaite, je suis passé par là. Personne ne veut venir jouer dans l'indépendant s'il y a encore une possibilité de jouer dans l'affilié et de se rendre aux majeures. J'espère qu'ils vont se trouver du boulot, mais si ça ne marche pas, on va les accueillir à bras ouverts à Trois-Rivières», a-t-il lancé.

À bras ouverts à Trois-Rivières. Ça pourrait être le slogan des Aigles de Pierre-Luc Laforest, dont il faudra maintenant suivre la deuxième carrière.

Qui sait, peut-être qu'il sera un jour le gérant des Expos si jamais ils parviennent à revivre, comme le suggérait hier l'ancien présentateur d'ESPN Keith Olbermann, qui mentionnait sur son blogue (keitholbermann.mlblogs.com) qu'il verrait bien les Rays de Tampa Bay déménager à Montréal d'ici quelques années. De quoi faire plaisir à ceux qui rêvent à une renaissance du baseball des majeures dans la Métropole.

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