Le Gatinois Derick Brassard, pour un, est déjà à l'entraînement depuis un mois, alors que ses Blue Jackets de Columbus ont été écartés des séries éliminatoires pour une quatrième année consécutive, leur dernier match remontant au 7 avril dernier.
Déterminé à connaître une grosse année en 2012-2013, Brassard tente de nouvelles choses lors de cette saison morte: au lieu de demeurer à Montréal, où il s'entraînait depuis cinq ans, il a loué un appartement à Ottawa dans le même édifice où demeure Claude Giroux, des Flyers, sur Sussex et s'entraîne avec son coéquipier Marc Méthot, revenu du Championnat mondial la semaine dernière, ainsi que son bon ami Mathieu Carle, le Buckinois qui a signé un contrat récemment avec le Dinamo de Riga, dans la KHL.
Ils travaillent avec un entraîneur personnel qui est un ancien joueur dans la Ligue de hockey de l'Ontario (et ancien choix des Blue Jackets), Scott Heffernan, au Ottawa Sports Development Centre (OSDC).
«Je me suis déjà fait dire que si les choses n'allaient pas à ton goût, qu'il fallait les changer. Ça faisait cinq ans que j'étais avec le même entraîneur personnel et il m'avait beaucoup aidé à rétablir mes épaules (après deux opérations), mais j'étais dû pour un changement. En restant à Ottawa, je me rapproche de ma famille à Gatineau et c'est un peu plus tranquille qu'à Montréal», raconte le célibataire de 24 ans.
«L'an passé, j'ai monté mon poids jusqu'à 208 Livres pendant l'été et je suis arrivé au camp à 202 (livres), mais au milieu de la saison, j'étais revenu à 195 (livres) et c'est vraiment à ce poids que je suis le plus efficace. Mon but est de prendre de la force tout en restant à ce poids, alors que nos entraîneurs nous ont dit qu'ils s'attendent à ce qu'on se rapporte vraiment en 'top shape' au prochain camp», ajoute-t-il.
Il y a quelques semaines, les Blue Jackets ont enlevé l'étiquette «par intérim» du titre d'entraîneur-chef de Todd Richards, qui a pris la relève de Scott Arniel au milieu de la dernière campagne cauchemardesque à Columbus.
Brassard avait bénéficié grandement de ce changement derrière le banc, lui qui n'était pas dans les bonnes grâces d'Arniel.
«Ça n'a pas été une situation facile, j'ai été laissé de côté pour huit parties et j'en ai joué 15 ou 20 sur la quatrième ligne. Mais j'ai tenté de garder une bonne attitude et quand j'ai eu ma chance en deuxième moitié, j'ai quand même réussi à finir l'année avec 41 points «, note Brassard, qui a été le troisième meilleur compteur des Jackets avec ses 14 buts et 27 passes.
Responsabilités accrues?
L'ancien premier choix (6e au total) en 2006 s'est fait dire par Richards qu'il pourrait avoir des responsabilités accrues la saison prochaine, ce qui ne manque pas de lui plaire.
«Il m'a dit lors de ma réunion de fin d'année qu'il aimerait m'utiliser en désavantage numérique... Ça fait du bien d'entendre des choses comme ça. Il (Richards) est un 'coach' que j'apprécie, il traite tous les joueurs de la même manière et quand il a quelque chose à dire, il te le dit directement», lance-t-il.
Comme un peu tout le monde à Columbus, Brassard est curieux de voir quels changements seront apportés à l'équipe au cours de l'été, alors que la demande d'être échangé du capitaine Rick Nash pend comme une épée de Damoclès au-dessus de la franchise.
«J'imagine qu'on va voir au repêchage ce qui va se passer, on ne sait pas comment ça va tourner. Si jamais Rick reste, ce serait vraiment un plus pour l'équipe, il est notre meilleur joueur et notre capitaine», dit-il.
En attendant de voir ce qui va se passer de ce côté-là, Derick Brassard a déjà recommencé à patiner dans différentes ligues estivales de haut calibre, dont celle du P'tit Québec où il a eu l'occasion de se frotter à mon fils François plus tôt cette semaine (je n'ai pas compté contre lui et là, j'ai perdu confiance», a-t-il blagué).
Il se prépare également à être l'hôte de son tournoi de golf annuel, dont la quatrième édition aura lieu le 8 juin au Château Cartier au bénéfice de la Fondation du CSSS de Gatineau.
«Ça regarde bien, toutes les places sont réservées pour le tournoi, ça devrait donc permettre encore cette année d'amasser pas mal d'argent pour venir en aide à l'hôpital de Gatineau. Je suis bien heureux d'emboîter le pas à Daniel Brière et Alexandre Picard, qui en font beaucoup pour cette cause «, a dit Brassard à ce sujet.
Alexandre Giroux
Par ailleurs, Mathieu Carle ne sera pas le seul Québécois avec le Dinamo de Riga puisque l'ancien Olympique Alexandre Giroux, qui a passé la dernière saison avec le club-école des Blue Jackets dans la Ligue américaine, a signé un contrat de deux ans avec eux hier. L'ancien choix des Sénateurs (7e ronde en 1999) a roulé sa bosse dans la Ligue américaine pendant 11 ans, y marquant des tonnes de buts en n'obtenant que des chances limitées de jouer dans la LNH (48 parties, où il a récolté 6 buts et 6 passes). Cette saison à Springfield, il a récolté 28 buts et 54 points en 65 matches, ajoutant un but en neuf rencontres avec Columbus.
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