À la défense du taxi

Pérou, Vietnam, Turquie, Mexique: partout où vous allez dans le monde, on vous... (Patrice Laroche, Archives Le Soleil)

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Patrice Laroche, Archives Le Soleil

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Pérou, Vietnam, Turquie, Mexique: partout où vous allez dans le monde, on vous met en garde contre les faux taxis et on vous suggère d'utiliser des chauffeurs accrédités qui vous mèneront à destination en toute sécurité. Même chose en fin de soirée, quand vous rentrez à l'hôtel.

Pourquoi faire ce rappel? Parce que l'industrie du taxi est un service essentiel qu'on peut améliorer, mais qu'il ne faut surtout pas affaiblir si on tient à sa qualité et au professionnalisme de ses membres.

Je ne suis pas un spécialiste du taxi, et je n'avais pas d'opinion préconçue sur cette nouvelle concurrence que veulent mettre en place les artisans de Uber.

Mais réflexion faite, je ne vois pas ce que l'on gagnerait en laissant entrer sur le marché une telle concurrence aux vrais chauffeurs, qui paient une fortune pour leur permis et qui doivent travailler 12 heures par jour pour avoir un revenu décent.

Qui vous ramènera à la maison aux petites heures du matin, quand vous avez pris un verre de trop? Qui prendra un appel pour une petite urgence à l'hôpital à cinq heures du matin?

Certainement pas les chauffeurs d'Uber, qui privilégieraient les moments de la journée les plus payants et les plus sécuritaires. Qui sera disponible en tout temps pour les besoins du monde des affaires, des ministères, des municipalités?

Les gouvernements encouragent le covoiturage pour diminuer le trafic, c'est une chose. Mais ils ne doivent pas autoriser la création d'une industrie parallèle, qui ouvrerait toute grande une nouvelle porte vers le travail au noir.

***

Attention aux sondages

Les sondages sont toujours intéressants, mais il faut s'en méfier quand ils sont effectués en plein milieu de l'été ou qu'ils ne donnent qu'un portrait partiel de la réalité.

Sur la scène fédérale, le dernier CROP annonçant une remontée à 47% du NPD au Québec est encourageant pour Thomas Mulcair, mais ce n'est pas une tendance nationale. Les conservateurs conservent leur avance en Ontario, la province qui compte le plus de circonscriptions au pays.

Sous Pierre Trudeau et Brian Mulroney, on a souvent vu l'Ontario et le Québec se ranger du côté d'une tendance forte dans la province voisine, afin de s'assurer une représentation au sein de l'appareil du pouvoir. Mais dans le cas actuel, l'avance des néo-démocrates au Québec pourrait se retourner contre ses candidats ailleurs. Elle pourrait convaincre les Ontariens de se ranger du côté de Harper pour bloquer le NPD, dont ils se méfient depuis le désastre du gouvernement de Bob Rae à Queen's Park.

Au Québec, la remontée du Parti libéral du Québec de Philippe Couillard ne constitue pas une grande surprise.

La popularité des partis au pouvoir a tendance a grimper pendant la saison estivale parce qu'il ne se passe pas grand-chose. C'est à l'automne, quand le brasse-camarade des négociations avec les employés de l'État se fera sentir que l'on verra si le PLQ est vraiment en tête.

Le score actuel est quand même décevant pour Pierre Karl Péladeau, qui a été très présent dans les médias tout l'été.

Parlant de PKP, son «mariage princier» ne l'a pas calmé. Il s'est lancé mardi dans une diatribe contre Power Corporation et la famille Desmarais qu'il a accusés de conserver la propriété de journaux déficitaires pour y maintenir une ligne éditoriale fédéraliste. Il a mis au défi les journalistes Lysiane Gagnon, André Pratte et les chroniqueurs économiques de La Presse de fouiller cette histoire.

En général, les politiciens et les partis politiques évitent de se mettre les médias et les journalistes à dos. Péladeau fait l'inverse. C'est risqué comme stratégie.

Parlez-en à Stephen Harper...

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