Un rendez-vous avec l'histoire

Si les prochains sondages confirment ceux du mois... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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Si les prochains sondages confirment ceux du mois de mai, tout devient possible pour Thomas Mulcair.

Bernard Brault, Archives La Presse

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Pour la première fois de leur histoire, les Canadiens feront l'expérience, le 19 octobre, des élections à date fixe. Et pour la première fois, ils s'interrogeront sur la possibilité d'un gouvernement néo-démocrate.

Il est trop tôt pour prendre des paris, mais la connaissance de la date du scrutin devance les grandes manoeuvres.

Les élections à date fixe écartent toute surprise de la part du gouvernement et permettent aux partis d'opposition de se préparer. On en voit déjà les conséquences. Les partis ont lancé des campagnes d'image: un premier ministre plus humain et responsable qui quitte son bureau après une longue journée de travail; un chef libéral près du peuple qui parle aux parents; un chef néo-démocrate d'expérience qui se présente comme la seule alternative.

Cette campagne préélectorale donne plus d'importance aux sondages. Or, ils donnent un électrochoc aux partis en présence.

Un sondage Ekos, mené auprès de 2675 Canadiens du 13 au 19 mai, donne une légère avance au NPD (29,6%) sur les conservateurs (28,1%) et les libéraux (26,1%). L'écart est trop faible pour se hasarder à des prédictions, mais ce sondage coïncide avec la victoire du NPD en Alberta et la publication d'un sondage qui montre une forte avance des troupes de Thomas Mulcair au Québec. Que se passe-t-il donc?

En politique, une chance de se faire valoir peut faire la différence. Si les prochains sondages confirment cette poussée du NPD, les électeurs prêteront une oreille plus attentive aux propos de Mulcair.

Or, les données d'Ekos apportent des précisions intéressantes sur le changement d'humeur de l'électorat canadien. Ainsi, c'est chez les gens qui ont une formation postsecondaire, donc une clientèle influente, que les néo-démocrates ont fait des gains depuis février.

Et c'est dans ce groupe que les libéraux accusent un retard depuis novembre.

La cote des conservateurs chute d'ouest en est. Or Stephen Harper a appris vendredi le départ de Peter MacKay, sa principale vedette en Nouvelle-Écosse. Mauvais signe.

Harper n'a ménagé aucun effort pour augmenter la cote de popularité de son gouvernement au cours des dernières années.

La loi et l'ordre, la sécurité, la fierté nationale, des mesures fiscales favorables aux plus riches, des publicités à grands frais, rien n'y fait. Comme si l'usure du pouvoir plafonnait ses appuis.

Si tel est le cas, l'enjeu sera de déterminer qui, de Mulcair ou Justin Trudeau, est le mieux préparé pour former le prochain gouvernement. Si les prochains sondages confirment ceux du mois de mai, tout devient possible pour Thomas Mulcair.

La «prime Bolduc»

Faut-il donner une prime aux médecins qui acceptent d'inscrire de nouveaux patients?

Le sujet fait controverse depuis qu'on a appris qu'Yves Bolduc a touché 215000 $ pour ce faire, en plus de son salaire de député et de ses paiements à l'acte.

Or, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a maintenu la prime qu'il avait pourtant promis d'abolir. Était-ce nécessaire?

La critique péquiste Diane Lamarre pose la question: ne serait-il pas plus efficace de consacrer ces millions de dollars à une meilleure utilisation des infirmières?

La question mérite qu'on s'y attarde sérieusement.

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