La machine Guy Laflamme

Guy Laflamme, directeur général d'Ottawa 2017, fut lui-même surpris... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Guy Laflamme, directeur général d'Ottawa 2017, fut lui-même surpris du succès qu'a connu La Machine, ces créatures mécaniques qui ont envahi le centre-ville d'Ottawa la semaine dernière.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHRONIQUE / La Machine... c'est lui. C'est lui qui a eu l'idée complètement folle de faire venir ici ces créatures mécaniques géantes qui ont galvanisé Ottawa et semé la joie dans les rues de la capitale pendant un weekend magique.

Guy Laflamme, le directeur général d'Ottawa 2017, s'avoue lui-même surpris par le succès monstre qu'a connu ce théâtre urbain ambulant le weekend dernier. « Je savais que cet événement serait un «hit», dit-il. Mais dans mon plan d'affaires pour Ottawa 2017, j'avais inscrit que La Machine attirerait environ 200 000 personnes. Elle en a attiré plus de 750 000. Et ce chiffre de 750 000 est très conservateur.

«Mais vous auriez dû voir la tête du maire (d'Ottawa) Jim Watson quand je suis rentré de Nantes, en France, où se trouvent les bureaux de La Machine, et que je lui ai dit que j'emmènerais une araignée et un dragon géants à Ottawa, que nous allions prendre le contrôle du centre-ville pour donner les rues aux piétons pendant quatre jours, et que tout ça coûterait trois millions $. Le maire a cru qu'il allait devoir m'interner à l'hôpital Royal Ottawa. (Rires). Mais lorsqu'il a vu la vidéo de ce que La Machine avait fait à Beijing (en 2014), il était convaincu.»

L'organisation de ce weekend de La Machine à Ottawa a été un véritable cauchemar de logistique. De la sécurité du public à la fermeture de nombreuses rues d'Ottawa, en passant par les «caprices» des inspecteurs canadiens vis-à-vis les créatures mécaniques européennes, tout devait être pensé et planifié dans les moindres détails. Mais le jeu en a valu la chandelle, affirme Guy Laflamme.

«Ce qu'on souhaitait, dit-il, c'était de permettre à tout le monde de voir ce spectacle avec des yeux d'enfant. De stimuler l'imagination des enfants, d'ouvrir de nouveaux horizons et de créer du pur bonheur. Et je pense que c'est ce qu'on a fait pendant quatre jours. On a vécu ensemble un livre d'histoire où l'on devenait des acteurs. Je pense qu'on a réussi à créer - et je le dis sans prétention, tout le crédit va à La Machine et à mon équipe - mais on a réussi à créer la plus importante production artistique dans l'histoire de la ville. Et les gens de La Machine ont dit que c'était les meilleures foules qu'ils ont eues de toute leur histoire. Que les gens applaudissent quand les pièces musicales se terminaient, ou encore quand les manipulateurs montaient et descendaient du dragon et de l'araignée, ils n'avaient jamais vu ça.

«La Machine aura été mon pari le plus audacieux. Et c'est sûr que la météo nous a aidés. Mais ça, c'est mon père qui est décédé il y a huit ans qui a vu à ce volet-là de l'événement», ajoute-t-il en souriant.

Guy Laflamme, 57 ans, n'en était certes pas à son premier événement majeur. Cet ex-vice-président principal Expérience de la capitale pour la Commission de la capitale nationale (CCN) a d'ailleurs une feuille de route fort impressionnante.

Ce «p'tit gars» de Pointe-Gatineau et fils d'un travailleur du moulin de la C.I.P. a été responsable de tous les grands événements pour la CCN depuis 2005. La fête du Canada, Mosaika, le gala des prix Juno et Bal de neige ne sont que quelques exemples de projets pilotés par lui. Et c'est sans parler du spectacle Harmonie 2000 au Casino du Lac-Leamy, à l'arrivée de l'an 2000, pour lequel il a été producteur exécutif à l'époque où il occupait le poste de directeur du marketing, des communications et des événements spéciaux pour cette maison de jeux de Gatineau. 

Guy Laflamme a de plus enseigné le marketing à l'École de gestion Telfer de l'Université d'Ottawa pendant plus de deux décennies, un poste qu'il a quitté l'an dernier.   

Mais qu'adviendra-t-il de lui le 31 décembre prochain, quand Ottawa 2017 fermera boutique et que le Red Bull Crashed Ice, Kontinuum, La Machine, le match de la Coupe Grey et tant d'autres événements spéciaux ne seront plus que des souvenirs du 150e de la Confédération ?

«Autant j'ai une tête dure quand je veux réaliser quelque chose, autant c'est clair dans ma tête qu'à partir de février, je deviendrai le gars le plus paresseux au monde et que ceci est l'endroit où je m'en vais vivre, répond-il en me montrant une photo de sa maison et de son terrain sur le bord de la mer aux Îles-de-la-Madeleine. Je vais vivre une vie super simple, je disparais de la carte et je m'en vais élever des poules là-bas. Mes journées aux Îles de la Madeleine seront de me lever le matin, de me faire un lunch, d'aller m'installer sur la plage et de faire du kayak de mer. Et je vais surtout rattraper le temps perdu avec mes deux fils de 26 et 19 ans que je n'ai pas assez vu parce que je travaillais tout le temps. Je vais enfin goûter aux bonheurs simples de la vie.»




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