La dame des Mosaïcultures

Lise Cormier est à la tête des Mosaïcultures... (Courtoisie)

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Lise Cormier est à la tête des Mosaïcultures Internationales de Montréal. Elle a été approchée par le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, pour présenter l'Exposition de sculptures florales au parc Jacques-Cartier pour le 150e anniversaire de la Confédération.

Courtoisie

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CHRONIQUE / En 1998, alors qu'elle était directrice du Service des parcs, jardins et espaces verts de la Ville de Montréal, Lise Cormier s'est rendue à Harbin, en Chine, pour négocier la venue d'une exposition de sculptures de glace au Jardin botanique. Mais elle est rentrée à Montréal avec une tout autre exposition en tête...

« Nous avions chaque année une exposition de structures de glace au Jardin botanique, raconte-t-elle. Les gens venaient, ils montaient leur exposition et, une semaine plus tard, nous avions une période de redoux et tout fondait. Alors j'étais à Harbin pour négocier la venue de cette exposition quand j'ai vu une mosaïculture en plein coeur de la ville. Il s'agissait d'une oeuvre de 30 pieds de hauteur qui représentait trois colombes. Et la dame qui m'accueillait là-bas m'a dit que la ville de Harbin comptait 80 de ces structures florales, aussi variées les unes que les autres. Alors, je lui ai demandé de me les montrer. Et je lui ai dit que ce serait le fun si nous faisions une exposition de ces mosaïcultures plutôt que de sculptures de glace. Nous cherchions un événement spécial à Montréal pour le nouveau millénaire. »

La première exposition de mosaïcultures s'est tenue au Vieux-Port de Montréal en 2000 et elle a connu un succès monstre. Et peu de temps après, la corporation sans but lucratif Mosaïcultures Internationales de Montréal était créée, avec Lise Cormier à sa tête.

Depuis, Mosaïcultures Internationales a tenu des expositions et des compétitions de cet art floral à Shanghai en Chine, en Turquie, au Japon et à Montréal à quelques reprises. « Et au total, souligne fièrement Mme Cormier, ce sont plus de 10 millions de visiteurs qui les ont vues. »

Et cette année, dans le cadre du 150e de la Confédération, c'est à Gatineau que ça passe. « D'aller dans la région de la capitale nationale pour le 150e était une opportunité qui était très intéressante, affirme Mme Cormier. Et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, nous avait approchés à cet effet. C'est lui qui a fait les premiers pas. C'est pour ça que nous sommes allés à Gatineau. Et j'ai aussi rencontré les gens de la Commission de la capitale nationale (CCN) et ils trouvaient que de présenter les Mosaïcultures dans le Parc Jacques-Cartier était une idée intéressante et innovatrice.

«Et l'accueil à Gatineau a été fantastique, poursuit la directrice générale des Mosaïcultures Intermationales. C'est la première fois que le projet est porté aussi fort par une région. Il est porté par la Ville de Gatineau, par la CCN et par tous les politiciens du coin. Je n'ai jamais vu ça. Et quand tu sens que t'as toute une région derrière toi qui t'appuie, c'est très motivant.»

Lise Cormier savait que son exposition à Gatineau allait être populaire. Mais elle se dit elle-même surprise et renversée par l'achalandage monstre des derniers jours dans le parc Jacques-Cartier.

«C'est hallucinant, lance-t-elle. On a eu un raz-de-marée de visiteurs et nous devrons nous ajuster. Si on veut faire une comparaison avec les Mosaïcultures du Jardin botanique de Montréal de 2013, nous avions alors accueilli 20 000 visiteurs lors de sa première fin de semaine. Ici, à Gatineau, nous en avons accueilli 120 000 lors du premier weekend ! Alors comme je disais, nous devrons nous ajuster», ajoute-t-elle en riant.

Lise Cormier, 63 ans, est originaire de L'Assomption, dans Lanaudière. Architecte-paysagiste, elle est aujourd'hui à la retraite de son poste à la Ville de Montréal. Ce n'est cependant pas demain qu'elle quittera son poste à la tête des Mosaïcultures Internationales de Montréal.

«Je m'amuse, pourquoi même songer à la retraite ? lance-t-elle. J'ai comme philosophie que lorsque t'as plus de projet, t'es mort. Et j'aime ce que je fais.

«J'ai toujours aimé les fleurs, la nature, la forêt, poursuit-elle. Je suis le résultat du mélange spécial de mes parents. Mon père était propriétaire d'un magasin d'électronique, mais il était fils d'un cultivateur et il a toujours aimé la terre. Et il s'est acheté une terre à L'Assomption. Ma mère, quant à elle, était pianiste de concert et organiste à l'église. J'ai donc le mélange artistique de ma mère et scientifique amoureux de la nature de mon père.

«C'est génétique, mon affaire», conclut-elle d'un éclat de rire.




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