Le «Van Damme» version 2016

Maître des arts martiaux et cascadeur dans de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Maître des arts martiaux et cascadeur dans de nombreux films hollywoodiens et séries télévisées, le Vaniérois Alain Moussi, 35 ans, est devenu acteur l'an dernier quand on lui a confié le rôle principal dans la trilogie Kickboxer.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE/ «Le nouveau Jean-Claude Van Damme » est Vaniérois.

Maître des arts martiaux et cascadeur dans de nombreux films hollywoodiens et séries télévisées, le Vaniérois Alain Moussi, 35 ans, est devenu acteur l'an dernier quand on lui a confié le rôle principal dans la trilogie Kickboxer. Le premier film de cette série, Kickboxer : Vengeance, est sorti au grand écran il y a quelques mois et est maintenant disponible en DVD. Alain Moussi y incarne Kurt Sloane, un rôle que Jean-Claude Van Damme avait campé dans le Kickboxer original, sorti en 1989.

« Le deuxième film de la trilogie est tourné, dit Alain. Et on retourne en Thaïlande au printemps pour y tourner le troisième. »

Alain Moussi avait auparavant été cascadeur dans plusieurs films à succès américains, entre autres Miroir, Miroir, Pompéi, X-Men : Apocalypse et Les Immortels, dans lequel il double l'acteur Henry « Superman » Cavill.

Mais bien que sa carrière à Hollywood soit en pleine ascension, « le nouveau Jean-Claude Van Damme » reste bien terre à terre et ses racines sont fermement plantées à Otttawa. Père d'une fille de cinq ans, lui et son épouse, Janie, habitent le secteur Orléans, là où se trouve son école d'arts martiaux (K2 Martial Arts).

« Et de déménager à Los Angeles ne nous intéresse pas, dit-il. Notre fille fréquente l'école ici, mes parents habitent ici, nos amis sont ici, mon épouse adore son travail et ses collègues (elle est anesthésiste à l'Hôpital Montfort). On a une belle vie ici. »

•••

Alain Moussi est né au Gabon d'un père libanais et d'une mère montréalaise. « Mon père est professeur de mathématiques et il s'était décroché un emploi là-bas, explique-t-il. Alors lui et ma mère sont partis à l'aventure et je suis né dans cette aventure. On a ensuite vécu en Côte d'Ivoire pendant un an. Puis on est revenu au Canada, à Moncton, où nous avons habité pendant trois ans. J'avais sept ans quand nous sommes déménagés sur la rue Montfort, à Vanier. C'est là que j'ai grandi et je suis diplômé du Collège catholique Samuel-Genest. »

Comme bien d'autres « p'tits culs de Vanier », Alain Moussi s'est inscrit à l'âge de sept ans à l'école de jiu jitsu Therien, à deux pas de chez lui. « Je n'étais pas victime d'intimidation à l'école ou rien comme ça, dit-il. Mais Vanier étant Vanier... disons que c'était mieux d'être prêt à se défendre, au cas où », lance-t-il en riant.

Ironiquement, il n'a pas aimé ce qu'il a trouvé dans cette école d'arts martiaux. « J'ai duré trois semaines et j'ai abandonné en me disant que ce n'était pas pour moi, se souvient-il. Ma mère a pris mon abonnement et elle est devenue ceinture brune en jiu-jitsu. Mais trois ans plus tard, mon ami d'enfance, Daniel Cadieux, m'a invité chez lui pour regarder le film Bloodsport. Je n'avais jamais entendu parler de ce film et son titre ne m'attirait pas tellement. Mais quand je l'ai vu, j'ai adoré ça. Jean-Claude Van Damme avec ses «kicks» et ses «splits» et tout ça... pour le jeune de 10 ans que j'étais, c'était incroyable. Je suis retourné avec ma mère chez «Therien Jiu-Jitsu» et ce fut le début d'une passion. J'en suis devenu obsédé. Je voulais devenir le meilleur, je voulais me dépasser et mon objectif était d'avoir le meilleur coup de pied au monde.

-Puis... ? L'as-tu ?, que je lui demande.

-Oui », de répondre en souriant « le nouveau Jean-Claude Van Damme, lui qui a obtenu sa ceinture noire en jiu-jitsu à l'âge de 15 ans et qui a remporté pratiquement toutes les compétitions nationales et internationales d'arts martiaux auxquelles il a pris part au cours des 20 dernières années.

Mais tous ces succès ne lui sont pas montés à la tête. Alain Moussi demeure entier, sympathique, terre à terre et plein d'entregent. Et si vous lui demandez de vous nommer son idole, il ne vous répondra pas Jean-Claude Van Damme ou tout autre acteur ou expert d'arts martiaux que la vie a mis sur sa route. Son idole, c'est son père.

«Mon père ne l'a pas eu facile, dit-il. Je pense à son enfance difficile au Liban, un pays qui était en guerre à l'époque. Mon père a immigré au Canada et il est arrivé à Montréal avec 200 $ dans ses poches et c'est tout. Et malgré toutes les épreuves et les obstacles qui se sont dressés devant lui, il a obtenu une éducation ici, il a élevé une famille, il enseigne toujours à l'UQO (Université du Québec en Outaouais) et il est tout le temps souriant et heureux. Et sa bonne humeur est contagieuse. Autour de lui, on devient heureux. Je trouve ça tellement beau de vivre sa vie comme ça. J'ai eu des idoles dans les arts martiaux. Mais ma véritable idole et mon modèle de vie, c'est lui. C'est mon père.»

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