À chacun sa prière

Marie-Josée Arel sera en conférence, le 3 novembre... (Courtoisie: Caroline Lessard Photographe)

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Marie-Josée Arel sera en conférence, le 3 novembre à la Cabane en bois rond.

Courtoisie: Caroline Lessard Photographe

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LA GRANDE ENTREVUE / Marie-Josée Arel, 44 ans, est vendeuse de Tupperware. Il y a une vingtaine d'années, elle aurait pu prendre la relève de ses parents comme propriétaire du célèbre restaurant routier, Le Madrid, qui est situé entre Montréal et Québec sur l'autoroute 20. Là où des milliers de gens s'arrêtaient annuellement pour casser la croûte, bien sûr, mais aussi pour voir de plus près les «Monster Trucks» et les gigantesques dinosaures de fibres de verre qui «décoraient» l'extérieur de cet incontournable restaurant où le kitsch était roi.

Mais Marie-Josée Arel a choisi une autre voie. Et elle est aujourd'hui directrice élite 5 étoiles et chef d'une équipe de 200 conseillères au sein de la compagnie Tupperware.

Elle sera de passage à la Cabane en bois rond, à Gatineau, le 3 novembre prochain. Mais pas pour vendre des petits plats de plastique qui conserveront la fraîcheur de votre quinoa et de vos fèves germées pour des siècles et des siècles, amen. Mais pour justement donner une conférence sur Dieu. Oui, sur Dieu. Sur la spiritualité. Sur l'amour, la lumière et la force intérieure qui, dit-elle, nous habitent tous.

Elle s'y connaît un peu. Beaucoup même. Parce qu'entre ses années comme serveuse et gérante-adjointe (à l'âge de 16 ans !) au restaurant Le Madrid et son ascension fulgurante chez Tupperware, Marie-Josée Arel a été religieuse dans une communauté chrétienne de Trois-Rivières, là où, dit-elle, Jésus et elle se sont trouvés. 

Mais elle a quitté cette communauté au bout de six ans. Un peu désillusionnée par les carcans imposés, aux prises avec une sérieuse remise en question, mais toujours habitée par cette croyance inébranlable en «quelque chose de plus grand» en elle, «en un amour plus grand et presque indescriptible».

«Je me suis retrouvée chez ma mère sans le sou, sans rien, se souvient-elle. Ce fut un moment difficile dans ma vie, mais aussi le moment le plus sauveur de mon cheminement spirituel. Parce que j'ai compris à ce moment-là que Dieu n'avait rien à voir dans ce que je venais de vivre et qu'il n'avait rien à voir avec mon malheur. Et j'ai continué à croire parce que Dieu n'avait rien à voir avec tout ça. Comme il n'a rien à voir avec mon bonheur non plus. 

«La croyance, c'est très intellectuel, poursuit-elle. C'est dans la tête. Moi, je suis à la recherche de la foi. Et la foi est le mouvement du coeur. C'est ce qui m'anime. Les croyances ne m'importent peu. Croyez dans ce que vous voulez. Mais demandez-vous ce que votre spiritualité produit dans votre vie, dans vos agissements et dans votre façon d'être. Et je crois qu'une vie spirituelle épanouie nous emmène à une connaissance de nous-mêmes et à toucher à ce qu'il y a de plus grand en nous.»

Dieu s'en moque

Marie-Josée Arel est un peu devenue une référence québécoise en matière de spiritualité. Elle a été invitée aux émissions de télévision Des kiwis et des hommes, Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux et Denis Lévesque, pour ne nommer que celles-ci. Elle est aussi à la barre de sa propre émission, Plus grand que soi, sur le réseau MaTV Montréal. Et elle est de plus auteure de cinq livres sur la spiritualité, dont le best-seller Dieu s'en moque.  

Un titre plutôt accrocheur, même provocateur pour certains. Et qui soulève inévitablement la question: «Dieu se moque de quoi ? De qui ? De nous ?».

«Dieu se moque bien des prières qu'on lui fait, de répondre Marie-Josée Arel. Il n'a pas besoin de nos prières. On prie pour nous. Pour moi, la prière, c'est-à-dire la prière dans laquelle on demande une faveur ou quelque chose de concret à Dieu, est comme la prière au Père Noël. Dieu n'est pas responsable de nos bonheurs et de nos malheurs. Si on veut que les choses changent, c'est par nos actes que ces changements se feront. Par contre, comme humain, nous sommes limités dans ce que l'on peut amener comme changements. Notre petit amour humain est limité. Et moi, je prie pour que le grand amour de Dieu vienne soutenir mon petit amour humain. Pour que mon amour devienne quelque chose de plus grand que moi-même.»

La conférence que Marie-Josée Arel donnera à Gatineau le 3 novembre s'intitule «L'Art de briller». 

«Comment vivre sa spiritualité de façon concrète et terre-à-terre ? C'est la question que je tente de répondre durant cette conférence, explique-t-elle. Nous sommes tous appelés à déployer ce qu'il y a de plus beau en nous. On souhaite tous devenir le meilleur de nous-mêmes. Mais comment y arriver concrètement ? Je crois que pour y arriver, il faut inclure un peu de spiritualité dans notre vie.»

•••

Pour obtenir des billets (20 $) afin d'assister à cette conférence de Marie-Josée Arel, le 3 novembre à la Cabane en bois rond, secteur Hull: mariejoseearel.tv

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