L'essentiel de Danielle Grégoire

Danielle Grégoire, en 2011, dans la pièce Grace... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Danielle Grégoire, en 2011, dans la pièce Grace et Gloria, où elle partageait la vedette avec la comédienne Viola Léger.

Patrick Woodbury, LeDroit

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LA GRANDE ENTREVUE / La comédienne Danielle Grégoire sera de retour à Gatineau, le 20 octobre prochain, pour une représentation à la salle Jean-Despréz de son tout nouveau spectacle-hommage à la grande Ginette Reno : L'Essentiel de... Reno.

Les gens de l'Outaouais qui la connaissent bien et qui ont suivi sa carrière sur les planches se posent peut-être la question : « Comment ça, de retour ? »

Parce que Danielle Grégoire est un peu Gatinoise d'adoption, elle qui a vécu et fait carrière dans la région pendant plus de 30 ans.

Plusieurs se souviendront de sa performance mémorable dans la comédie musicale solo Neuf mois - pour laquelle la comédienne a remporté un Masque (prix du théâtre québécois) - ainsi que de sa prestation dans la comédie dramatique Grace et Gloria, dans laquelle elle a partagé la scène avec la seule et unique Viola « La Sagouine » Léger. Deux oeuvres présentées en première au Théâtre de l'Île du secteur Hull.

Mais après plus de 25 ans de vie à Gatineau, puis de cinq autres dans la Petite-Nation, Danielle Grégoire est rentrée à la maison l'an dernier, à Charny, en banlieue de Québec.

« J'y songeais depuis longtemps (de retourner à Québec), avoue-t-elle. Je pense qu'on a tous un peu ce rêve de rentrer chez soi un jour. Je suis mère de trois enfants âgés de 22 à 13 ans, mes deux plus vieux étaient déjà partis pour le collège et ma plus jeune débutait son secondaire. Donc je me suis dit que c'était maintenant ou jamais. »

« Mes parents sont encore en forme, mon père aura 80 ans la semaine prochaine et ma mère est âgée de 75 ans. Je voulais être près d'eux parce que je ne les aurai pas pour toujours. Et je me disais que j'aimerais que mes enfants goûtent à ça, c'est-à-dire d'avoir Papi et Mamie tout près et présents dans leur vie. Et aujourd'hui, je profite pleinement de la présence de mes parents et de ma famille. Je vois ma soeur régulièrement. Ma mère est tellement contente que je sois de retour et elle me présente à ses amies comme "sa fille l'actrice qu'ils ont ramenée à Charny". (Rires.) »

« On s'organise spontanément des soupers en famille. Mon père vient chez moi et entre sans cogner. Il vient me voir pour comprendre ce qui se passe avec son iPhone, alors je lui explique, je lui enseigne. Ces petits riens me manquaient. La petite vie et les petits bonheurs simples ont pris de plus en plus d'importance dans ma vie. Et je me rends compte que c'est ça, le bonheur. Que c'est une suite de petits moments simples ! Je suis vraiment heureuse. Même si je suis un peu déchirée parce que j'ai plein d'amis en Outaouais. »

•••

Danielle Grégoire est venue en Outaouais en 1984 pour poursuivre ses études en théâtre à l'Université d'Ottawa. « Et pour pouvoir étudier dans les deux langues, dit-elle. Je voulais apprendre l'anglais. »

Elle aurait pu retourner à Québec une fois son diplôme obtenu. Ou encore, partir et tenter sa chance à Montréal, comme tant d'autres comédiens en herbe l'ont fait avec le rêve de faire carrière dans la métropole. Mais Danielle Grégoire est restée. Et elle est vite devenue Gatinoise d'adoption.

« J'ai rencontré Gilles Provost à ma deuxième année d'université, explique-t-elle. (Gilles Provost était anciennement directeur du Théâtre de l'Île.) Et cette rencontre avec Gilles a été déterminante parce que je n'ai jamais cessé de travailler depuis. J'ai été privilégiée et chanceuse. Et moi, ma Place des arts (de Montréal), c'est à chaque représentation, peu importe où je joue. Je suis présentement en tournée en Ontario français avec L'Essentiel de... Reno et je donne aux gens ma "Place des arts" chaque fois, à chaque représentation. »

« J'allais faire trois représentations de ce spectacle (L'Essentiel de... Reno) et c'est tout. J'en suis rendue à la 25e. (Rires.) Mon but était de rendre un hommage à Ginette Reno, pas un dommage ! Mais je voulais aussi le faire à ma manière. Je ne voulais pas me déguiser ou tenter de lui ressembler. Je voulais partir de moi, l'animatrice, l'actrice, la raconteuse. J'ai voulu la raconter en chansons à ma manière. Et ç'a pris forme tout un coup. Et l'accueil du public est formidable.   

- Et vous viendrez bientôt offrir votre "Place des arts" avec ce spectacle à la salle Jean-Despréz, à la Maison du citoyen.

- Oui, et j'ai tellement hâte. Je m'ennuie du public de l'Outaouais. Ces gens m'ont vue grandir et je les aime. Je suis peut-être partie un peu brusquement, mais je les porte dans mon coeur. Et d'aller faire ce spectacle (à Gatineau), c'est aussi de les retrouver et de les remercier d'avoir toujours été là. Et aujourd'hui, grâce à eux, je peux dire que j'ai deux familles et deux chez-moi. »

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