L'ambition du coach Duhamel

Mario Duhamel succède à Benoît Groulx qui, après... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Mario Duhamel succède à Benoît Groulx qui, après 13 saisons avec les Olympiques, a quitté Gatineau pour prendre la barre du Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine.

Patrick Woodbury, LeDroit

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LA GRANDE ENTREVUE / La nouvelle saison des Olympiques de Gatineau s'amorcera vendredi avec un nouvel entraîneur-chef derrière le banc.

Mario Duhamel succédera à Benoît Groulx qui, après 13 saisons avec les Olympiques et trois coupes du Président, a quitté Gatineau pour prendre la barre du Crunch de Syracuse, dans la Ligue américaine de hockey, le club-école du Lightning de Tampa Bay.

Mario Duhamel est bien conscient qu'il a de gros souliers à chausser. Et ajoutez à Benoît Groulx les noms d'Alain Vigneault, Claude Julien et du regretté Pat Burns, et ce poste peut carrément devenir intimidant pour tout nouvel entraîneur.  

Mais ce serait bien mal connaître Mario Duhamel de croire qu'il se laissera intimider par la réputation et l'histoire des Olympiques.

« Je ne trouve pas ça intimidant, lance-t-il. Je vois plutôt ça comme une opportunité et un privilège d'être ici. [L'organisation des Olympiques] a beaucoup de prestige. Et Benoît l'a élevée à un autre niveau, comme ces prédécesseurs l'ont fait avant lui, le premier étant Pat Burns. C'est maintenant à mon équipe d'entraîneurs et moi d'apporter notre touche, nos couleurs et notre manière de faire les choses. Les Olympiques ont toujours été intenses, agressifs, rapides et difficiles à affronter. Donc à nous de continuer là-dedans en ajoutant notre grain de sel dans la façon d'y arriver. »

Il n'y a pas à dire, il ne manque pas de confiance, le nouveau coach...

•••

Père de trois enfants âgés de huit, six et trois ans, Mario Duhamel, 41 ans, a mis fin à sa carrière de joueur à l'âge de 20 ans - « quand j'ai vu que je n'avais pas, comme joueur, ce qu'il fallait pour atteindre la LNH », précise-t-il.

Il s'est joint à son père Normand derrière le banc de l'équipe de hockey mineur que ce dernier dirigeait à Saint-Bruno, en banlieue de Montréal. « Et c'est là que j'ai vraiment eu la piqûre pour le coaching, dit-il. Et je me suis dit que c'était comme coach que je pouvais un jour atteindre la LNH. Et je n'ai jamais regretté mon choix. »

Mario Duhamel a dirigé des équipes d'à peu près tous les niveaux du hockey mineur avant de graduer à la LHJMQ, en 2008. De Rouyn-Noranda à Drummondville, en passant par l'Avalanche du Colorado de la LNH à titre d'instructeur vidéo, de 2013 à 2015, le coach Duhamel « débarque » aujourd'hui en Outaouais. Et bien qu'il compte « conduire les Olympiques à un autre niveau », ce nouveau poste à Gatineau n'est pour lui qu'une autre étape vers son objectif ultime : devenir entraîneur-chef dans la LNH.

« C'est mon but à moyen et à long terme, laisse-t-il tomber. J'ai adoré mes deux années au Colorado, j'ai goûté à la LNH, et mon objectif est d'y retourner en passant par la Ligue américaine, comme Benoît Groulx le fait présentement. Mais à court terme, mon but est d'amener les Olympiques à performer et à gagner des matchs. C'est ma priorité. Parce que la seule façon que je puisse retourner dans la LNH, c'est en amenant mes joueurs à jouer à leur plein potentiel. C'est le moment présent qui compte. Et ce qu'on fait dans le présent nous mène vers nos objectifs futurs. »

•••

Mario Duhamel et sa jeune famille vivent une véritable vie de nomades depuis une dizaine d'années. Son fils, l'aîné de ses trois enfants, est né à Rouyn-Noranda, tandis que ses deux filles ont vu le jour à Drummondville. Et si ses deux plus vieux sont aujourd'hui parfaitement bilingues, c'est grâce aux deux années passées au Colorado. Et les voici aujourd'hui établis à Gatineau, dans une maison du secteur du Plateau, à un jet de pierre du parc de la Gatineau.

« Ma femme, mes enfants et moi nous sommes habitués aux déménagements, dit-il. Ça fait partie de la vie. Et c'est toujours une bonne expérience, tant aux niveaux professionnel que familial. On rencontre de nouvelles personnes, on crée des amitiés, il y a du bon monde partout. Et ça nous fait découvrir des régions, c'est très enrichissant. Et en ce qui a trait à nos enfants, ils apprennent à être débrouillards, à foncer dans la vie. Et aujourd'hui, on commence à découvrir Gatineau et la région.

- Et qu'avez-vous découvert jusqu'à présent ?

- À part le Plateau et l'aréna... pas grand-chose, répond-il en riant. Mais on habite pratiquement dans le parc de la Gatineau, c'est très beau. Et on compte découvrir la région au cours de la prochaine année. Mais ma femme, nos enfants et moi sommes bien contents de ce que nous avons a vu jusqu'à présent. Les gens ici sont très accueillants et très chaleureux. »  

Mais dans combien de temps les Duhamel se diront-ils Gatinois ? Seul le hockey le sait...

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