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LA GRANDE ENTREVUE / Neuf ans se sont écoulés depuis que le comédien Guillaume... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Etienne Ranger, LeDroit

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LA GRANDE ENTREVUE / Neuf ans se sont écoulés depuis que le comédien Guillaume Lemay-Thivierge a tenu le rôle principal dans le film Nitro. Un film bourré d'action dans lequel son personnage Max risque sa vie pour sauver celle de sa femme. Mais en vain...

Guillaume Lemay-Thivierge, 40 ans, rêvait depuis 2007 de reprendre, un jour, ce rôle qui, dit-il, lui allait à merveille. «Ce rôle me demandait de jouer la comédie, d'être en forme, de mettre de l'avant toutes les habiletés que j'ai acquises comme gymnaste et comme acrobate. Tout y était. Et ce rôle fait certes partie des plus beaux que j'ai tenus dans ma carrière», affirme-t-il, lui qui compte plus de 35 ans dans le métier, l'un de ses premiers rôles étant celui de Monsieur Émile, à l'âge de huit ans, dans Le Matou. Il a depuis participé comme acteur et/ou réalisateur à près de 50 films et téléséries, en plus de se distinguer au théâtre.

Et son rêve de reprendre le rôle de Max s'est enfin réalisé cette année alors que la suite du succès Nitro, intitulée Nitro Rush, prend l'affiche ce week-end un peu partout au Québec.

«On rêvait déjà d'une suite quand on tournait Nitro, de dire l'acteur qui était de passage à Gatineau cette semaine avec l'équipe de Nitro Rush. Le public a très bien réagi au premier film et quelque chose devait suivre cette aventure-là, la porte était ouverte pour une suite. Alors je suis content que ce soit enfin arrivé, et il y a encore plus d'action dans ce deuxième film. Il fallait arriver à dépasser le premier à ce niveau, et je pense qu'on a réussi. Et c'est en même temps l'histoire d'une très belle réconciliation entre un père et son fils. Dans Nitro Rush, je vais redevenir un père que je n'ai pas été durant des années.»

Potinage et paparazzis

Parlant de paternité...

Il suffit de taper le nom «Guillaume Lemay-Thivierge» dans un moteur de recherches pour apprendre que celui-ci deviendra l'hiver prochain père d'un quatrième enfant. On peut lire d'innombrables articles sur l'arrivée prochaine d'un bébé pour lui et sa conjointe, la chanteuse Émily Bégin. Et on s'empresse de souligner dans pratiquement chacun de ces textes qu'il s'agira pour l'acteur d'un quatrième enfant... de trois mères différentes. C'est la nouvelle qui passe (et repasse) avant toutes les autres quand il est question sur la toile de Guillaume Lemay-Thivierge.

Et la majorité de ces textes mis en ligne ne proviennent pas de journaux et de revues à potins, mais bien de quotidiens et de médias montréalais et québécois dits «sérieux». Un phénomène qui irrite de plus en plus Guillaume Lemay-Thivierge, lui qui n'aime pas que sa vie privée soit étalée au grand jour.

«Ça devient fatiguant, lance-t-il. C'est la partie de mon métier qui me fait de moins en moins triper. Avant, au Québec, il y avait quelque chose de plus officiel. Le côté paparazzi qu'on découvre tranquillement ici n'existait pas il y a quelques années. Avant, si tu voulais, par exemple, montrer ta maison, il y avait un article dans (la revue) 7 Jours qui disait: Venez donc chez moi, je vous présente ma maison». Si tu ne voulais pas le faire, personne ne parlait de ta maison. Et c'est un peu la même chose en ce qui a trait aux enfants. Il y a quelques années, on te demandait: «veux-tu parler du fait que ta blonde est enceinte ?». T'avais le choix de le faire ou non. Je trouvais ça bien. 

«Mais aujourd'hui, poursuit-il, avec les réseaux sociaux et le reste, je pense que les gens sont un peu plus voyeurs. Et je pense que les quotidiens ont dû modifier leur façon de faire pour aller chercher une histoire. Et cette façon de faire, c'est de dévoiler des trucs qui sont un peu plus personnels. C'est du potinage, mais ça attire l'attention. Les médias l'ont compris et ils l'exploitent au maximum. Et ça ne fait pas mon affaire. Ça, c'est sûr. Et ça m'éloigne tranquillement du plaisir d'être connu. Quand ma fille (sa fille aînée de 15 ans) est à l'école et qu'elle se fait dire des choses comme: 'hey ! Ton père va avoir un autre enfant !', ça ne me fait pas triper. C'est rendu que t'as plus de visibilité (comme acteur) quand tu parles des choses les plus anodines et personnelles de ta vie. Si je parle de la couleur de la chambre de mon enfant, j'aurai plus de like sur les réseaux sociaux que si je parlais d'un rôle qui a marqué ma vie. Je me dis qu'il y a un côté un peu pervers et désolant à tout ça.»

Guillaume Lemay-Thivierge est d'abord et avant tout comédien. Mais il est aussi propriétaire d'une école de parachutisme, pilote d'avion et d'hélicoptère, conférencier, réalisateur (il a réalisé, entre autres, 40 épisodes du feuilleton télévisé 30 Vies), acrobate, gymnaste, animateur, alouette !

Tout ça, et père de trois enfants. Bientôt un quatrième...

«Disons que mon horaire est assez débile !, lance-t-il en riant. Juste ce matin (jeudi), j'ai pris une demi-heure pour aller voir mes enfants que je ne verrai pas pour les prochaines semaines parce que je serai en tournée de promotion un peu partout au Québec. C'est une vie très différente. Par contre, quand on est avec ses enfants, on est très présent. Mais mes enfants s'habituent à ça et je pense qu'ils comprennent. Et je suis chanceux, les mères de mes enfants sont très compréhensives. Il faut que tu sois complice toute ta vie. Les parents doivent être complices, c'est le plus beau cadeau qu'ils puissent faire à leurs enfants.»

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