Assurer de bonnes communications

C'est au sein de l'organisme communautaire Centre Actu-Elle,... (Etienne Ranger, LeDroit)

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C'est au sein de l'organisme communautaire Centre Actu-Elle, à Buckingham, que Nathalie Brunette a goûté aux communications pour la première fois et cela lui a donné la piqûre.

Etienne Ranger, LeDroit

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LES GRANDES ENTREVUES / Native de Laval, Nathalie Brunette a étudié en biochimie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) dans le but de devenir enseignante en sciences au niveau secondaire. Aujourd'hui, quelque 30 années plus tard, elle fait carrière dans la région comme agente en communications et en relations publiques, et sa réputation n'est plus à faire.

Nommez un festival ou un événement dans la région, et c'est probablement elle qui en a assuré les communications au cours des dernières années. Le Franco, les montgolfières, les Rendez-vous de la BD, la Curd, les Jeux du Québec, les Rendez-vous de la francophonie et j'en passe, c'est son entreprise fondée en 1999, NB Communication, qui en a assuré le bon fonctionnement au fil des ans au chapitre des communications, du marketing et des relations avec les médias et le public.

Et on apprenait la semaine dernière que Nathalie Brunette a été embauchée par Tourisme Outaouais comme agente de liaison entre les différents partenaires (CCN, Ottawa 2017, Ville de Gatineau, Mosaïcultures) pour les activités qui se dérouleront à Gatineau l'an prochain dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Mais la biochimie dans tout ça? 

«Je suis déménagée en Outaouais il y a une trentaine d'années quand mon copain François (aujourd'hui son époux) a obtenu son premier poste comme policier à la Gendarmerie royale du Canada à Ottawa, explique-t-elle. J'ai donc poursuivi mes études en biochimie à l'Université d'Ottawa, mais je suis tombée enceinte avant de les terminer. Puis on a eu trois enfants (deux filles et un garçon) en trois ans et je suis restée à la maison pendant une dizaine d'années.»

«Quand notre dernier, Francis, a commencé l'école, je suis allé travailler pour un organisme communautaire de Buckingham (le Centre Actu-Elle) qui traversait une période de crise financière. J'ai donc organisé une campagne de financement pour le remettre sur pied et (l'ancienne politicienne) Jocelyne Houle a accepté d'être présidente d'honneur de cette campagne. J'ai ensuite accompagné Mme Houle dans sa campagne électorale à la mairie de Buckingham - qu'elle a gagnée - et c'est comme ça que j'ai goûté aux communications pour la première fois. Et c'est ce qui m'a donné la piqûre.»

Le 150

On confirmait jeudi dernier que les Mosaïcultures, maintenant appelées MOSAÏCANADA, seront présentées à Gatineau à l'été 2017. Cet événement d'une durée de 107 jours se voudra le plus important de l'histoire de Gatineau au niveau international. Mais la contribution de la Ville aux célébrations du 150e anniversaire de la Confédération s'arrête-t-elle à ce seul et unique rendez-vous?

«Pas du tout, de répondre Nathalie Brunette. C'est sûr que les Mosaïcultures seront l'événement phare à Gatineau. On n'a pas les moyens de mettre en place un paquet de gros événements comme à Ottawa. Et c'est bien normal, on n'est pas la capitale nationale. Mais on est les premiers voisins de la capitale nationale. Alors comment peut-on saisir cette opportunité-là? Est-ce en éparpillant un paquet de petits projets? Ou en ayant un gros projet qui va vraiment se démarquer pour attirer les gens de l'autre côté de la rivière? Avec l'enveloppe à notre disposition, je pense que la bonne stratégie est d'en avoir un gros au lieu d'en avoir plusieurs moyens.»

«Mais nous avons une vingtaine de projets présentés dans le cadre d'un appel de projets lancé par la Ville de Gatineau auprès de la communauté locale pour financer différentes initiatives, et nous sommes en train d'évaluer ça. Ils ne seront pas tous acceptés, il faut respecter l'enveloppe budgétaire. Mais certains le seront. Et les annonces se feront en juillet.»

Les voyages humanitaires

Nathalie Brunette, 50 ans, est passionnée de voyages humanitaires. Elle en a organisé près d'une dizaine au cours des dernières années. «J'ai été au Burkina Faso, au Nicaragua, deux fois au Vietnam, quatre fois au Guatemala. Toujours avec l'organisme Amitié Gatineau Monde», dit-elle.

Cet organisme, qui vise a sensibiliser les jeunes et les adultes à la réalité des communautés dans le besoin par des projets d'initiations à la coopération internationale, a été fondé il y a un peu plus de sept ans par les deux filles de Nathalie Brunette, Caroline et Marie-Pier Desrochers, âgées respectivement de 26 et de 25 ans. Comme quoi la passion de maman pour l'aide humanitaire est contagieuse.

«Je trouve ces voyages très enrichissants d'un point de vue personnel, dit-elle. Je trouve que c'est une façon de découvrir d'autres modes de vie. Mais pas juste en y allant et en prenant des photos. Mais bien en allant vivre et partager avec les gens là-bas pendant quelques semaines afin de mieux comprendre le monde. On a souvent toutes sortes de préjugés. Mais tant que nous ne sommes pas allés sur place pour parler avec les gens, partager leur quotidien et connaître leur vécu, on ne peut pas comprendre. Ces voyages m'apportent beaucoup et j'aime faire vivre cette expérience à d'autres personnes. Et mes enfants aussi, semble-t-il», conclut-elle en souriant.

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