La passion d'une idole

Michèle Richard dit avoir «bien du fun» à... (Alain Roberge, Archives La Pressse)

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Michèle Richard dit avoir «bien du fun» à sillonner la province pour présenter La Tournée des idoles.

Alain Roberge, Archives La Pressse

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LES GRANDES ENTREVUES / Vous connaissez son nom. Vous la reconnaissez sur la photo. A-t-elle réellement besoin de présentation...?

La grande Michèle Richard compte 60 années de carrière dans le monde du spectacle, elle a débuté à l'âge de 10 ans, à la télé, avec son père Ti-Blanc Richard, l'un des violoneux les plus populaires de l'histoire du Québec.

Animatrice, actrice et interprète d'innombrables succès allant de Ça va je t'aim et Les boîtes à gogo, en passant par Quand le film est triste et La plus belle pour aller danser, elle a connu la gloire dans les années 1960 et elle multiplie encore les spectacles, remplissant les salles sur son passage.

Bien sûr, on la connaît aussi pour ses démêlés judiciaires et ses frasques légendaires. Mais quand on lui demande si elle a des regrets et si elle changerait quelque chose si sa carrière était à refaire, Michèle Richard est catégorique: c'est non.

«Je ne vis pas avec ça, des regrets, laisse-t-elle tomber. Les regrets tuent le monde. Il ne faut pas en avoir. Il y a des choses évidemment moins brillantes dans une vie. Je suis bien consciente de ça. Mais pourquoi m'arrêterais-je à ça? Moi, je ne m'arrête qu'aux belles affaires. Je me fous de tout ce qui a été dit et écrit sur moi. Aujourd'hui, je suis bien vivante et j'ai bien du fun

Et depuis quelques mois, Michèle Richard a «bien du fun» à sillonner la province pour présenter le spectacle La Tournée des idoles, en compagnie des vedettes de l'époque Jeunesse d'aujourd'hui: Patsy Gallant, Gilles Girard, Jean Nichol, Chatelaine et Claude Valade.

Ce spectacle sera d'ailleurs présenté à la Maison de la culture de Gatineau le jeudi 14 avril. Mais pourquoi Michèle Richard a-t-elle accepté de se joindre à cette tournée, elle qui peut toujours remplir des salles à elle seule?

«Parce que je n'ai pas d'enfants, pas de frère, pas de soeur et mes parents ne sont plus là, répond-elle. Je suis toute seule dans la vie. Et je trouve ça bien plate de faire des tournées seule. J'en ai fait toute ma vie et je suis tannée. Maintenant, j'ai des collègues avec moi pour partager la scène. Pour avoir du fun en arrière et ne pas être seule dans ma loge. Et là j'ai un nouveau chien qui m'accompagne partout où je vais, donc je suis comblée. (Rires.)»

Une vie sous les réflecteurs

Michèle Richard célébrera ses 70 ans vendredi prochain, au lendemain du spectacle à Gatineau. Elle pourrait donc jouir d'une confortable et reposante retraite, loin des réflecteurs. Mais elle en serait incapable.

«Entertainer le public est ma vie, lance-t-elle. Je ne connais que ça. J'ai commencé à l'âge de 10 ans. J'allais à l'école et je chantais à la télévision en même temps. Pendant que je tentais de comprendre mes devoirs en comptabilité - moi qui n'ai jamais été capable de compter et qui compte encore sur mes doigts -, mon nouveau disque, Quand le film est triste, était en première place au palmarès.

«C'est ça ma vie. Je ne suis pas capable de faire autre chose. Et je n'ai pas le goût de faire autre chose. Il n'y a rien d'autre qui m'allume. Alors je vais là où je suis bien, où je me donne à 100%, et où je suis heureuse. Donc je continue.

- Justement, Mme Richard, c'est votre vie, votre passion. Mais le fait que vous n'ayez pas connu une enfance dite normale, n'est-ce pas là un regret?

- Pas du tout. Vrai, ma vie n'a pas été normale. Et puis? J'ai eu du fun! J'ai suivi mes parents en tournée, j'étais toujours avec eux. J'étais toujours avec des grandes personnes. Et moi, bien, j'étais la jeune marchande de bonheur et de plaisir.»

Qu'on en parle en bien ou qu'on en parle en mal, Michèle Richard pourra toujours compter sur son fanclub. Sur ces gens qui lui vouent une admiration sans borne, et ce, depuis le tout début de sa carrière.

 «Je partage tout avec le public», dit-elle pour tenter de comprendre cet attachement que certains ont envers elle. «J'ai partagé ma vie publique avec tout le monde. Ils me connaissent très bien, et je les connais très bien. On a grandi et vécu ensemble. On a partagé des joies, des peines. Il y a eu beaucoup de choses. Donc c'est peut-être tout ça ensemble.»

«Et pour plusieurs, il y a aussi la nostalgie de leur adolescence. Je chante les chansons de leur vie, de parties de leur vie. Chaque chanson représente pour eux une histoire d'amour, un bonheur, un moment qu'ils ont ri dans une discothèque ou dansé dans une boîte à gogo. Et parfois, je vais aller chercher les enfants de ces parents-là qui ont grandi en entendant mes chansons dans le salon pendant les partys de leurs parents. Je vais donc chercher beaucoup d'amour et beaucoup de souvenirs.»

***

La tournée des idoles s'arrêtera à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau le jeudi 14 avril. Pour vous procurer des billets, composez le 819-243-2525 ou visitez le www.ovation.qc.ca.

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