L'homme de l'université E.T.

Le conseiller Denis Tassé a un oeil sur... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le conseiller Denis Tassé a un oeil sur la retraite et un oeil sur la mairie de Gatineau.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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LES GRANDES ENTREVUES / Que réserve l'avenir au conseiller municipal de Gatineau, Denis Tassé?

La mairie en 2017? Un quatrième mandat comme conseiller du district Touraine? Ou une retraite loin de la politique pour être plus près de son épouse, Anne-Marie, de ses quatre enfants et de ses six petits-enfants, lui qui aura 64 ans en 2017?

Il y a un peu plus de deux semaines, il a déclaré au Droit: «À 80%, je quitte (la politique municipale au terme de son mandat). Mais je me garde une porte ouverte à 20%.» Et à l'écouter parler cette semaine, on peut conclure que cette «porte» s'ouvre de plus en plus sur la mairie de Gatineau... 

«J'ai dit l'an passé que je pensais vraiment à me présenter comme maire (en 2017)», a-t-il déclaré lorsque rencontré jeudi.

«Je l'ai dit quand le maire ne m'a pas invité à une rencontre sur le budget, alors que je préside le comité du budget. Il a fait une rencontre spéciale avec son exécutif, ils ont décidé de quelque chose et ils ont présenté ça le lendemain au conseil municipal. J'ai fait une petite crise. Les journalistes ont demandé au maire pourquoi il n'avait pas invité M. Tassé à cette réunion spéciale. Et le maire a répondu clairement: "Je ne l'ai pas invité parce qu'il ne pense pas comme moi." Ça vous dit l'image de la personne. Et actuellement, c'est un peu ça qui se passe au conseil municipal. Regardez tous les dossiers. Il n'y a rien qui se passe! On n'a pas de centre multifonctionnel. On n'a pas de tours Brigil. On va laisser ça à Ottawa. C'est comme si on est la banlieue d'Ottawa.»

«Prenez les Mosaïcultures. Il arrive quoi avec ce projet? Il commence à être tard, là. On va avoir quoi? Des miettes? C'est au leader à s'occuper de ça. Pas de le faire passer par d'autres. Donc, je suis toujours en réflexion. Je n'ai pas tracé une croix sur la mairie. On va regarder qui se présentera et on verra. Mais dans le contexte actuel, on a besoin de quelqu'un capable de vendre ses projets», d'ajouter le conseiller.  

«L'université E.T.»

Denis Tassé s'est lancé en politique municipale à l'âge de 50 ans, au moment où il a laissé la direction de l'entreprise familiale, le Provigo Tassé de la rue des Flandres, à sa fille de 36 ans, Isabelle.

Il avait d'ailleurs le même âge que cette dernière lorsque son père, l'homme d'affaires bien connu Eugène Tassé, lui a laissé la présidence du supermarché Tassé et du volet alimentation des Entreprises Eugène Tassé. «J'avais 36 ans quand je suis devenu président, dit-il, mais ça faisait depuis l'âge de 14 ans que je travaillais dans le magasin de mon père situé à l'angle des rues Bourque et Fortier (secteur Hull). J'aimais ça.»

«Quand j'étais au secondaire IV, poursuit-il, mon père a reçu mon bulletin par la poste. Et il s'est rendu compte qu'il me manquait quelques crédits pour obtenir mon diplôme. Alors il est venu me voir dans l'entrepôt du magasin et il m'a dit: "Tant qu'à perdre ton temps à l'école, que penserais-tu de venir travailler avec moi?" Il savait que je n'aimais pas l'école. Mais j'étais surpris par son offre. Je n'aurais jamais osé lui demander la permission de quitter l'école. Mais ce jour-là, il m'a invité à l'université E.T. (Eugène Tassé). Et j'ai accepté avec plaisir.»

Les tours Brigil

«Vous vous êtes déjà prononcé, M. Tassé, en faveur de la construction des deux tours Brigil. Est-ce toujours le cas?

- Oui. Un centre-ville, c'est une place où il y a des bâtiments en hauteur. Et ce sont les entrepreneurs qui construisent une ville. Avec ces deux tours, on aurait non seulement plus de gens au centre-ville, on aurait aussi un hôtel, du commercial, un lien avec le Musée de l'histoire. Et pour une fois, Ottawa pourrait nous regarder et dire: "Wow!"»

«Quand Gilles Desjardins (Brigil) a présenté son projet des deux tours à l'ancien maire Marc Bureau, celui-ci a pleuré (de joie). Mais tu présentes ce projet à Maxime Pedneaud-Jobin, et il reste de glace. J'ai aimé mieux travailler avec Marc Bureau. Il n'a pas la prestance de Maxime Pedneaud-Jobin. Il voyait un micro et il était mal à l'aise. Mais il avait le tour avec le conseil. Il venait à bout de convaincre les élus. La plus grosse controverse, c'était le parti politique (Action Gatineau). Les partis politiques ne servent qu'à diviser le monde.»

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