Vingt-sept années de service saluées

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En novembre dernier, la Ville d'Ottawa a honoré Guy Cousineau pour ses 27 années consacrées au service des contribuables de Vanier en lui remettant l'Ordre d'Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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CHRONIQUE / Guy Cousineau, 78 ans, a donné une bonne partie de sa vie à sa ville natale de Vanier.

Technicien de carrière pendant 34 ans chez Bell Canada, il a siégé comme conseiller municipal de Vanier pendant 17 ans, de 1974 à 1991, avant de succéder à Gisèle Lalonde à la mairie de cette ancienne municipalité, un poste qu'il a occupé pendant 10 ans, jusqu'à la fusion de Vanier avec la nouvelle Ville d'Ottawa, en 2001.

Il faut dire qu'il avait la politique municipale dans le sang. Son oncle Jean-Baptiste Charrette a occupé la mairie d'Eastview (renommée Vanier en 1969), en 1936. Et son père Trefflé Cousineau a longtemps siégé comme conseiller municipal de cette même ville.

En novembre dernier, la Ville d'Ottawa a honoré Guy Cousineau pour ses 27 années consacrées au service des contribuables de Vanier en lui remettant l'Ordre d'Ottawa. Un honneur grandement mérité pour ce politicien intègre, honnête et juste, qui a su conserver l'estime et la confiance de ses concitoyens pendant tant d'années. Mais c'est bien humblement que M. Cousineau a accepté cet honneur.

«J'étais surpris quand on m'a appelé pour m'annoncer que mon nom avait été retenu, dit-il. Je ne savais pas qui avait soumis ma candidature. J'ai appris plus tard que c'était Madeleine Meilleur (la procureure générale de l'Ontario, ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Vanier). J'étais fier de recevoir ça, mais je ne m'y attendais pas. Je me disais qu'il y avait beaucoup de gens qu'on aurait pu choisir à ma place. (Rires.)»

«J'ai été vraiment chanceux durant ma carrière en politique, ajoute-t-il. J'ai siégé avec de bonnes personnes, des gens respectueux et formidables. J'ai été très chanceux.»

Ottawa ville bilingue

Guy Cousineau est bien entendu en faveur du bilinguisme officiel pour la Ville d'Ottawa. Le contraire serait surprenant puisqu'il demande le bilinguisme pour la capitale nationale depuis plus de 15 ans!

Il avait même prononcé un discours en 2000 devant les élus de l'ancienne Municipalité régionale d'Ottawa-Carleton (MROC) pour demander que la nouvelle Ville d'Ottawa, qui allait voir le jour en 2001, soit officiellement bilingue.

«J'étais surpris quand on m'a appelé pour m'annoncer que mon nom avait été retenu. J'étais fier de recevoir ça, mais je ne m'y attendais pas.»

Guy Cousineau

«Toute cette histoire sur le bilinguisme officiel à Ottawa est plutôt ironique, d'affirmer M. Cousineau. En 1999, Glenn Shortcliffe, qui avait été chargé par le gouvernement de Mike Harris de formuler des recommandations quant à la fusion des 11 municipalités d'Ottawa-Carleton, avait conseillé au gouvernement provincial de déclarer la nouvelle Ville d'Ottawa officiellement bilingue. Mais de toutes les recommandations faites par M. Shortcliffe et le comité de transition, une seule a été rejetée par le gouvernement Harris, soit celle pour le bilinguisme officiel. Et ironiquement, c'est aujourd'hui la province qui se dit en faveur, alors que la Ville d'Ottawa ne veut rien entendre.»

«Mais je me pose la question: puisque les municipalités sont une création de la province, celle-ci n'a-t-elle pas le droit de forcer la Ville d'Ottawa à devenir officiellement bilingue? Les anglophones ne perdraient rien. De quoi ont-ils si peur? Ils seront toujours servis dans leur langue. Mais les francophones n'ont-ils pas les mêmes droits qu'eux? Nous payons pourtant les mêmes impôts qu'eux.

- Si la Ville de Vanier existait toujours, M. Cousineau, serait-elle officiellement bilingue?

- Bien sûr!»

Le casino de Vanier?

C'est peu connu, mais la Ville de Vanier est passée à un cheveu près, en 1999, d'accueillir un casino sur son territoire. L'ancien maire Cousineau raconte.

«Il y avait cette compagnie privée à l'époque nommée Star quelque chose - j'oublie le nom - qui avait survolé la région pour y établir un casino. La Ville d'Ottawa n'en voulait pas sur son territoire, alors cette compagnie nous a approchés, à Vanier. Elle avait aussi été voir à Gloucester, mais elle a finalement arrêté son choix sur l'endroit où se trouve le motel Concorde, sur le chemin de Montréal.»

«Cette compagnie allait acheter le Concorde et toutes les propriétés autour pour y construire un casino. Tout était en place. Mais à quelques jours de rendre ce projet public, la province de l'Ontario a annoncé qu'elle prenait le contrôle des casinos. Donc ce projet à Vanier n'a jamais pu voir le jour. Mais c'est venu à un cheveu près de s'accomplir.

- Avec tous les problèmes sociaux que connaît le secteur Vanier, M. Cousineau, c'est peut-être une bonne chose qu'un casino privé ne s'y soit jamais implanté.

- Oui. La province a fait une bonne affaire en prenant le contrôle de tout ça», de conclure le dernier maire de Vanier.

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