Henry Burris, un fier... Canadien

Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Henry... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Henry Burris, espère obtenir sous peu sa citoyenneté canadienne, lui dont les deux enfants sont nés ici.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Originaire de Spiro, ville de l'Oklahoma, le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Henry Burris, 40 ans, fait carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) depuis plusieurs années. Il a d'abord joué en Saskatchewan, puis à Hamilton et à Calgary, où il a mené les Stampeders vers deux Coupes Grey. Il a signé l'an dernier un contrat de trois ans avec le Rouge et Noir, devenant ainsi le premier quart-arrière de l'histoire de cette nouvelle franchise de la LCF.

Au fil des ans, lui et son épouse, Nicole - qui est native du Maryland - sont tombés en amour avec le Canada, leur pays d'adoption. Leur deux fils âgés de neuf et six ans sont nés à Calgary et ont la double citoyenneté. Et Henry Burris affirme que c'est ici, à Ottawa, que lui et sa famille vivront une fois sa carrière de footballeur terminée.

Le hic, c'est que le Canada refusait jusqu'à tout récemment de leur accorder la citoyenneté canadienne puisque l'emploi qu'occupe Henry Burris est considéré comme un emploi à temps partiel. Mais le pays n'a pas pris en considération le fait que Burris a deux enfants nés au Canada, qu'il a des parts dans diverses entreprises de Calgary, et qu'il a créé une fondation qui a permis d'amasser jusqu'à maintenant plus de 1,2 million de dollars pour les Grands Frères et Grandes Soeurs du Canada. Bref, que son implication dans ce pays va bien au-delà du football.

Où en est ce dossier aujourd'hui?

LeDroit l'a rencontré.

"*

HENRY BURRIS: Toute cette question (obtention de la citoyenneté canadienne) est pas mal réglée. D'innombrables lettres d'appuis de partout au Canada ont été transmises à Citoyenneté et Immigration Canada. C'est incroyable l'appui que les Canadiens nous ont accordé. Il reste encore un peu de paperasse à régler et Nicole s'en occupe. Et je crois que c'est une question de mois avant que nous posions notre main gauche sur la Bible et que nous chantions le Ô Canada. Mais j'espère qu'on me laissera tout de même entrer après qu'on m'ait entendu chanter! (Rires.)

LeDROIT: Qu'aimez-vous du Canada?

HB: Nicole et moi nous sommes mariés en 2004, et nous sommes déménagés au Canada en 2005. Nous avons débuté un nouveau chapitre de notre vie ici. Et pour nos deux fils, le Canada est leur chez-eux. Ils sont Canadiens, point à la ligne. Ils ne se posent pas de question. Nous avons des amis partout au pays, nous avons pris notre place dans la communauté et on ne voudrait plus vivre ailleurs.

LD: Mais aimez-vous l'hiver tant que ça? (Rires.)

HB: Non! Mais chaque chose a son petit côté négatif, j'imagine. Et nous ne pouvons même pas nous sauver dans le Sud, nos deux enfants sont à l'école! Donc on prend notre courage à deux mains et on passe à travers comme tout le monde.

LD: Avez-vous l'intention de rester à Ottawa après votre carrière dans la LCF?

HB: Oui, c'est sûr. La qualité de vie est incroyable ici. Et j'aimerais faire carrière en télédiffusion, comme journaliste sportif ou commentateur. J'ai gradué dans ce domaine au Temple University (à Philadelphie). J'aime beaucoup ce métier en j'en fais déjà un peu à TSN, ainsi qu'à CTV dans une émission du matin. J'apprends beaucoup et je m'améliore. J'ai hâte de faire cette transition et j'espère pouvoir la faire ici à Ottawa. On veut débuter un autre chapitre de notre vie ici.

LD: Apprenez-vous le français?

HB: Oui, un peu. (Il poursuit en anglais.) Je n'ai pas le temps de suivre des cours durant la saison de football, mais j'ai une petite communauté francophone dans le vestiaire qui m'enseigne de nouvelles phrases chaque semaine. Je peux en partager certaines. Mais d'autres, moins. (Rires.) Mais après les Fêtes, Nicole et moi allons trouver une école de langue pour apprendre le français. J'aimerais bien pouvoir communiquer avec tout le monde d'Ottawa.

LD: Vous feriez un bon politicien.

HB: Vous êtes le sixième à me dire ça cette semaine! Et c'est vrai, j'aime la politique. Et une fois que je serai Canadien et que ma carrière dans le football sera terminée, il y a de fortes possibilités que je me lance en politique. J'aimerais bien pouvoir aider, remettre un peu à la communauté et améliorer la vie des gens. Ça me rendrait heureux.

LD: Le Rouge et Noir fera-t-il les séries éliminatoires cette année?

HB: Oui, nous les ferons. Il n'y a aucun doute dans mon esprit.

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