Hal Lanier, un homme qui connaît son sport

Le gérant des Champions d'Ottawa, Hal Lanier, a joué... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le gérant des Champions d'Ottawa, Hal Lanier, a joué avec les Giants de San Francisco pendant huit ans, de 1964 à 1971, avant de se joindre pour deux autres années aux Yankees de New York.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les Champions d'Ottawa, qui en sont à leur toute première saison dans la Ligue de baseball Can-Am, n'ont pas lésiné pour trouver le meilleur gérant qui soit.

En embauchant Hal Lanier à la tête de cette équipe, les Champions ont misé sur un ancien arrêt-court des Ligues majeures de baseball, qui a joué avec les Giants de San Francisco pendant huit ans, de 1964 à 1971, avant de se joindre pour deux autres années aux Yankees de New York.

Il a ensuite été gérant dans les ligues mineures avant d'être embauché par les Cardinals de St-Louis à titre d'instructeur au troisième but, gagnant avec cette équipe deux Séries mondiales, en 1982 et 1985.

Hal Lanier, 73 ans, a ensuite été gérant des Astros de Houston de 1986 à 1988, remportant le titre de gérant de l'année des ligues majeures en 1986.

Disons que les Champions d'Ottawa ont repêché un homme qui connaît son sport...

LeDroit l'a rencontré.

***

LeDROIT: Votre père, Max Lanier, était lanceur étoile dans les Ligues majeures, n'est-ce pas?

HAL LANIER: En effet. Il a lancé pour les Cardinals et les Giants dans les années 1940 et 1950. Il a joué dans deux Séries mondiales et remporté deux matches dans chacune de ces séries. En 1952, quand il jouait pour les Giants, je le suivais toujours au stade pour les pratiques. J'ai grandi sur ce terrain. Et c'est là que mon amitié avec Willie Mays a débuté. Je n'avais que 10 ans. (Willie Mays est considéré par plusieurs comme l'un des meilleurs joueurs de baseball de tous les temps.)

LD: Comment cette amitié est-elle née?

HL: Une fois la pratique terminée, Willie Mays rassemblait tous les enfants des joueurs au champ centre et il nous frappait des balles. Et on se lançait souvent la balle, lui et moi. À mon arrivée avec les Giants, en 1964, il est venu me saluer dès ma première journée, et il a vraiment pris soins de moi quand j'ai commencé dans les Ligues majeures. Il m'a donné de précieux conseils que j'ai suivis toute ma carrière. Il m'appelait «Maxy», soit le sobriquet qu'il donnait à mon père. Je pense qu'il ne m'a jamais appelé Hal. (Rires.) On jouait au golf ensemble et il m'appelait Maxy. Nous sommes devenus des amis intimes au fil des ans et il a été une aide immense pour moi dans ma carrière. On se parle toujours de temps en temps. Il est un homme magnifique.

LD: Pendant quelques années, votre équipe (les Giants de San Francisco) comptait cinq joueurs qui ont été nommés au Temple de la renommée du baseball.

HL: Oui. Willie Mays, Willie McCovey, Orlando Cepeda, et les lanceurs Juan Marichal et Gaylord Perry.

LD: Et pourtant, votre équipe n'a jamais remporté la Série mondiale. Comment expliquez-vous ça?

HL: D'abord, il faut se rappeler qu'à l'époque, il n'y avait pas de divisions dans la Ligue nationale. Puis il y avait les Cardinals de St-Louis et les Mets de New York qui misaient sur la vitesse et sur la défensive. Les Giants, pour notre part, attendions le coup de circuit de trois points qui ne venait pas tout le temps. Qui venait rarement, même.

LD: Quel est le meilleur lanceur auquel vous avez fait face?

HL: Bob Gibson et Sandy Koufax. Gibson avait une glissante incroyable, et Koufax avait une balle rapide exceptionnelle. Et c'est sans oublier Nolan Ryan (qui détient le record du baseball majeur pour les retraits sur des prises) contre qui j'ai joué et que j'ai ensuite géré à Houston. Nolan Ryan est, selon moi, l'un des cinq meilleurs lanceurs de l'histoire du baseball.

LD: Quel était votre salaire comme arrêt-court des Giants?

HL: (Rires.) À ma première année, en 1964, je gagnais 7500$ par année! À ma dernière année, en 1973, je gagnais un peu plus de 60000$. J'ai joué avec le meilleur, Willie Mays, qui lui gagnait 100000$ par saison. Les salaires qu'on offre aux joueurs aujourd'hui sont beaucoup trop élevés. Et je crois que ces salaires ridicules ont nui à la game. Il n'y a pas un joueur qui vaut 25 millions$ par année, qu'il soit le meilleur ou non. J'ai joué avec Mays, McCovey, Cepeda et tant d'autres joueurs étoiles. Ne venez pas me dire que les joueurs vedettes d'aujourd'hui sont aussi bons que ces gars-là l'étaient.

LD: Croyez-vous que les Expos de Montréal seront de retour un jour dans les Ligues majeures de baseball?

HL: Je crois que oui. J'aimais beaucoup jouer à Montréal. Le terrain du parc Jarry n'était pas ce qu'il y avait de meilleur dans la ligue, mais le stade était unique. Et c'était difficile de jouer dans ce parc à cause du soleil. Durant les quatre premières manches d'une partie, quand je captais une balle à l'arrêt-court, je devais la lancer au joueur de premier but en m'assurant qu'elle touche auparavant au sol. Parce que ce joueur était complètement aveuglé par le soleil. Heureusement, nous avions McCovey au premier but qui était pas mal bon pour capter les balles lancées dans la terre. Et j'ai vu Mays et McCovey frapper tellement de coups de circuit dans la piscine municipale qui se trouvait derrière la clôture du champ droit du parc Jarry. (Rires.) Ce stade était vraiment unique!

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