La magie de la science

Luc Langevin veut encourager les jeunes à intégrer... (PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT)

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Luc Langevin veut encourager les jeunes à intégrer la science dans une passion qu'ils ont.

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Luc Langevin a deux passions: la magie et la science. Mais, en 2009, il a dû choisir entre les deux. Sa solution a été fort simple. Il a intégré la science à sa magie et il est vite devenu, par son charme, sa créativité et son talent de communicateur et de vulgarisateur, la nouvelle référence au Québec en tant qu'illusionniste.

Détenteur d'une maîtrise en optique de l'Université Laval, à Québec, il commençait un doctorat en biophotonique lorsqu'il a été choisi parmi 25 magiciens pour animer l'émission Comme par magie diffusée sur les ondes de ARTV. Une émission qui est vite devenue la plus populaire de cette chaîne, avec des cotes d'écoute à faire rêver.

Depuis août 2013, Luc Langevin, 32 ans, remplit les salles du Québec avec son spectacle Réellement sur scène, qui sera notamment présenté en supplémentaire à la Maison de la culture de Gatineau, le 10 juillet prochain. Et il était justement de passage à Gatineau cette semaine à titre de porte-parole national des Expo-sciences Hydro-Québec.

LeDroit l'a rencontré.

***

LeDROIT: Avez-vous complété votre doctorat à l'Université Laval?

LUC LANGEVIN: Non. Je voulais poursuivre. Mais j'avais commencé ce doctorat en même temps que je tournais les émissions de télé. Et c'était très exigeant, puisque mes études avaient lieu à Québec et les tournages se faisaient à Montréal. Donc je faisais l'aller-retour chaque semaine et je travaillais sept jours sur sept. Et quand ARTV m'a demandé de faire une deuxième saison de Comme par magie, j'ai demandé un quatre mois de sabbatique de mes études doctorales, et on me l'a refusé. Donc j'ai décidé de quitter les études, parce que ma carrière d'illusionniste était, pour moi, ce qui était important. Gagner ma vie en étant magicien a toujours été mon rêve. Et je savais que j'intégrerais la science en étant magicien, et la science me permet de créer énormément d'illusions. Ce ne fut pas un choix facile. Mais aujourd'hui, je ne le regrette pas.

LD: À quel âge avez-vous découvert la magie?

LL: C'est à l'âge de six ans que j'ai vu un magicien pour la première fois de ma vie. C'était au party de Noël au bureau de mon père, qui était comptable. Les familles des employés étaient invitées et il y avait deux magiciens pour divertir les enfants. J'étais un enfant très turbulent. Mais lorsque mes parents ont vu que j'étais resté figé une heure de temps à regarder les magiciens, ils ont tout de suite compris qu'ils avaient trouvé quelque chose pour me tenir tranquille. Donc ils m'ont acheté un kit de magie pour avoir un peu de répit. (Rires.) Et c'est à l'âge de 12 ans que j'ai commencé à donner des spectacles pour ma famille et mes amis, ainsi que dans les garderies et les centres pour personnes âgées.

LD: Vous dites que vous étiez un enfant turbulent alors que, curieusement, certains journalistes ont déjà écrit que vous étiez un nerd timide dans votre enfance.

LL: C'est vrai. Vers la fin de l'école primaire, je suis devenu très timide. Je pense que je manquais de confiance en moi. Et, de plus, j'avais un intérêt très prononcé pour les sciences. Et souvent, à l'école secondaire, si t'es bon en sciences, les autres te perçoivent comme un nerd. Et c'est un peu comme ça que je me percevais aussi. Donc, j'étais très gêné et la magie me permettait d'entrer en contact avec les gens, de briser la glace. La magie m'a apporté beaucoup, dont une confiance en moi.

LD: Vous êtes porte-parole national des Expo-sciences Hydro-Québec depuis trois ans. Pourquoi avez-vous accepté ce rôle?

LL: Parce que je veux encourager les jeunes à intégrer la science dans une passion qu'ils ont. La science est dynamique et elle peut être intéressante. Donc je veux participer à valoriser la science chez les jeunes pour leur permettre de s'émanciper, se découvrir une passion et intégrer la science à cette passion. C'était naturel pour moi d'accepter ce rôle. La science m'a apporté beaucoup.»

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