On va l'aimer encore, Vallières

L'auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières compte maintenant presque 20 ans... (Etienne Ranger, LeDroit)

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L'auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières compte maintenant presque 20 ans de métier.

Etienne Ranger, LeDroit

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L'auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières compte presque 20 ans de métier. De son band d'école secondaire en 1996 à aujourd'hui, il a enregistré six albums et donné d'innombrables spectacles partout au Québec et au Canada français.

Mais ce n'est qu'en 2009, à la sortie de son album Le Monde tourne fort, qu'il a réellement été découvert par le grand public. Il a depuis remporté trois prix Félix au Gala de l'ADISQ, dont le prix Chanson populaire de l'année (On va s'aimer encore), en 2011, et le prix Interprète masculin de l'année, en 2012.

Père de trois enfants âgés de neuf, sept et six ans, Vincent Vallières, 36 ans, était de passage à la Maison de la culture de Gatineau, mercredi, pour offrir devant une salle comble son spectacle Fabriquer l'aube.

LeDroit l'a rencontré.

***

LeDROIT: On entend parfois des gens dire que la chanson On va s'aimer encore est celle qui a lancé votre carrière, comme s'il s'agissait de votre toute première chanson, alors que vous avez enregistré votre premier album il y a 15 ans. Est-ce un peu choquant ou insultant d'entendre ce commentaire?

VINCENT VALLIÈRES: Pas du tout. Ce qui m'attirait de cette vie-là, c'était la création, de faire mes propres chansons et de voyager avec ma musique et trimballer mes chansons un peu partout. Donc, je vivais cette vie et j'avais envie que mes chansons soient entendues. Et j'ai encore envie qu'elles le soient par le plus grand nombre de personnes possible. Et par un concours de circonstances, les gens se sont identifiés à cette chanson et j'en suis très content, je l'apprécie beaucoup. Mais ce n'est pas une consécration pour moi.

LD: J'ai lu quelque part que vous avez écrit cette chanson pour vos enfants.

VV: C'est-à-dire que je ne l'aurais probablement pas écrite si je n'avais pas eu d'enfants. Ce n'est pas une chanson que j'aurais pu écrire en début de parcours. Et cette chanson pose une question super simple: «Ça se peux-tu? Ça se peux-tu cet amour-là qui traverse le temps à travers et contre tous, malgré les modes, malgré nos hauts et nos bas? Serons-nous capables de le faire?» C'est une chanson d'amour, mais sur l'expérience de la vie amoureuse et de bâtir quelque chose avec une compagne ou un compagnon de vie, d'avoir une famille et tout ça.

LD: Vous habitez Magog (dans les Cantons de l'Est) avec votre conjointe et vos trois enfants. Est-ce difficile d'équilibrer vie familiale et carrière sur la route?

VV: Oui, c'est difficile. Mais en même temps, ce n'est pas facile pour personne, peu importe le métier qu'on choisit. Je me dis que ce sont des choix qu'on fait et on les assume. Et il y a des avantages à la vie que je mène. Oui, je suis parfois parti pendant deux semaines. Mais quand je reviens à la maison, je peux parfois y être pendant deux semaines aussi et je peux accompagner mes enfants dans leurs projets et leurs activités. C'est une vie d'aventure qui n'a rien de monotone et on ne peut pas vraiment s'ennuyer. Il m'arrive, bien entendu, de m'ennuyer de mes enfants et de ma blonde. Mais en général, je ne m'ennuie pas dans la vie. Et je n'ai pas le sentiment que mes enfants s'ennuient non plus.

LD: Comment aimez-vous votre expérience comme mentor d'Isabelle Boulay à l'émission La Voix?

VV: C'est une belle expérience de communications et ce sont de belles rencontres. J'ai fait beaucoup de télé à mes débuts mais très peu de télévision à grand déploiement comme celle-là. Et j'ai un rôle de mentor dans La Voix, donc un rôle secondaire, ce qui me plaît. Je me retrouve plus à seconder Isabelle. Je suis comme un entraîneur adjoint au hockey qui remplit les gourdes d'eau et donne des tapes dans le dos. (Rires.)

LD: Vous ne trouvez pas qu'il y a tout de même un danger pour certains de devenir des idoles instantanées?

VV: Pour être honnête, oui. Mais ce n'est pas un phénomène nouveau. Au début, il y a 15 ans, on était moins capable de calibrer les retombées positives et négatives de ces émissions. Mais aujourd'hui, on connaît mieux les tenants et les aboutissants d'une aventure comme celle-là. Je pense que les gens qui embarquent dans l'aventure savent dans quoi ils s'embarquent. Et les parents de ces jeunes artistes ont aussi un rôle important à jouer dans tout ça. Et ces émissions - je le sais pour l'avoir vécu - ne cherchent pas à faire mal paraître qui que ce soit. Oui, il faut avoir les nerfs solides. Mais ça peut aussi être - gagne ou perd - une aventure humaine très intéressante pour les rencontres, pour l'expérience de la télévision à grand déploiement, et pour l'apprentissage qu'on peut y faire en côtoyant des gens qui font le métier.

Petit clin d'oeil

Vincent Vallières sera à Cantley en juin prochain. Mais ne cherchez pas la salle de spectacle de ce village, il vient assister et chanter au mariage d'une bonne amie...

(Il te salue, Virginie.)

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