Yves Lavigueur dans Les Lavigueur, la vraie histoire, c'était lui. Tattoo Killer dans Bon Cop, Bad Cop, c'était lui. Philippe dans Les Boys, c'était lui aussi.
Et il a joué avant ça dans Fortier, 450, chemin du golf, Les poupées russes et Sur le seuil, pour ne nommer que ces émissions et film. Et son rôle dans Les Lavigueur, la vraie histoire lui a valu une nomination dans la catégorie «rôle de soutien série dramatique» aux prix Gémeaux de 2008.
L'automne prochain, en plus de coanimer Debout Montréal, l'émission du matin à la radio CKOI de Montréal, Patrice Bélanger prendra la relève de Normand Brathwaite à la barre du jeu télévisé Privé de sens à l'antenne de Radio-Canada.
Il n'en sera certes pas à ses premiers pas à titre d'animateur puisqu'il a déjà gagné un prix Gémeaux, pendant quatre années consécutives, de la meilleure animation série jeunesse pour Banzaï.
Gradué du Collège Saint-Alexandre en 1995, Patrice Bélanger est le porte-parole du Festival de montgolfières de Gatineau depuis maintenant quatre ans.
LeDroit l'a rencontré cette semaine pour une entrevue «Patrice Bélanger sur...». En voici des extraits:
PATRICE BÉLANGER SUR...
FACEBOOK ET LES RÉSEAUX SOCIAUX:
«Je ne suis pas sur Facebook. Je suis hyper sociable, mais ma philosophie là-dessus c'est que j'ai l'impression de manquer de temps dans la vie pour mes amis en chair et en os, je n'ai pas le goût de m'inventer de nouveaux amis. En fait, je me protège. Parce que je sais que si j'étais sur Facebook, je serais constamment là-dessus. Je voudrais retracer tout le monde, tous mes amis d'enfance. J'aurais peur de devenir «accro».»
SES FILS JUMEAUX ÂGÉS DE 16 MOIS, SAMUEL ET OLIVIER:
«J'ai beau être gâté dans la vie, mes deux plus belles récompenses sont mes deux p'tits bonhommes.
SUR SON RÊVE D'ENFANCE DE DEVENIR HOCKEYEUR:
«Comme tous les p'tits bonhommes québécois, j'y ai rêvé pendant quelques minutes parce que je suis un maniaque de ce sport. En fait, j'y ai rêvé jusqu'à l'âge de 12 ans, c'est-à-dire jusqu'à ce que je subisse une commotion cérébrale. Je suis avant-gardiste, j'ai eu une commotion avant que ce soit à la mode (rires). J'avais un certain talent mais je n'avais pas le gabarit. J'avais du coeur au ventre, mais je n'avais pas le talent de Daniel Brière.»
SON AMI D'ENFANCE, LE JOUEUR VEDETTE DES FLYERS DE PHILADELPHIE, DANIEL BRIÈRE:
«Daniel et moi nous sommes liés d'amitié dès notre première année au Collège Saint-Alexandre. Et je vis présentement mon rêve d'enfance puisque j'ai l'impression d'être moi-même en séries éliminatoires. Donc j'ai ma routine, je mange mes pâtes et tout ça (rires). Non, je blague. Je ne suis pas si fou que ça. Mais mon amitié avec Daniel me fait vivre des séries qui sont aussi intenses que ce que peut vivre Daniel, les mises en échec et les dangers d'une commotion cérébrale en moins.
«Je me souviens de la toute première question que j'ai posée à Daniel quand nous nous sommes rencontrés dans un cours d'écologie à Saint-Alexandre. Je lui ai demandé ce qu'il voulait faire dans la vie. Il m'a répondu: 'je rêve d'être joueur de hockey, et toi?'. Je lui ai répondu: 'je rêve d'être acteur'. Daniel est une source d'inspiration pour moi. On lui a tellement dit qu'il était trop petit pour atteindre la Ligue nationale de hockey. On lui a répété toute sa vie. Et de le voir aujourd'hui dominer la LNH, il est une source d'inspiration.»
LE RÔLE LE PLUS MARQUANT DE SA CARRIÈRE:
«C'est une réponse un peu clichée mais chaque rôle cache en lui quelque chose de spécial. Mais si j'avais à en choisir un, ou peut-être deux, je dirais le rôle d'Yves Lavigueur. Cette série (Les Lavigueur, la vraie histoire) a marqué les gens. Elle était regardée par près de deux millions de téléspectateurs à chaque semaine. J'ai été privilégié d'obtenir ce rôle.
«Comme acteur, on veut toucher les gens, soit en les faisant rire, soit en les faisant pleurer. Donc, avec ce projet-là, je peux dire: mission accomplie. L'autre projet, c'est évidemment le rôle de Tattoo Killer dans Bon Cop, Bad Cop. De jouer un tueur et un méchant est un défi fort intéressant pour n'importe quel acteur. Et pour moi, de me retrouver sur le plateau avec Patrick Huard et Colm Feore et de donner la réplique à ces deux acteurs que j'admire énormément, je me pinçais chaque jour.»
LA GRÈVE ÉTUDIANTE:
«Je dirais que je suis dans le milieu. Je ne sais pas si le carré jaune existe mais si rouge veut dire arrêt, et que vert veut dire augmentation, je suis comme un jaune. En fait, il faut arrêter de penser que c'est pour 325$. Ce que je vois dans ce mouvement étudiant, c'est une cause qui est rendue sociale. C'est une jeunesse qui veut s'afficher, s'affirmer et d'arrêter d'être les zoufs qui vont écoper de tout. Je comprends le mouvement étudiant et je l'appuie dans la mesure où c'est un mouvement social. Mais quand il y a de la casse dans une 'manif', je décroche complètement. Et j'avoue que je suis un peu essoufflé de cette grève. Je pense que cet essoufflement est généralisé dans la population.»
SON RÔLE DE PORTE-PAROLE DU FESTIVAL DE MONTGOLFIÈRES DE GATINEAU:
«Quand j'étais adolescent, c'était l'endroit de prédilection pour célébrer la fin de l'été, la fin des vacances. J'y allais à tous les jours. Je me suis toujours dit que si, un jour, mon rêve de devenir acteur se concrétisait, et que je devenais assez connu pour qu'un festival, comme le plus gros festival de mon patelin soit intéressé à mes services, que ce serait pour moi un honneur d'arriver sur scène et de crier: «Bonsoir Gatineau!». Parce que Gatineau, c'est chez nous. Et quand c'est chez vous, quand t'as grandi avec l'événement, il n'y a rien d'artificiel dans ton rôle de porte-parole. Ça ne peut pas être plus concret et réel. Je suis porte-parole depuis quatre ans et j'ose espérer que ça va se poursuivre tant et aussi longtemps que le festival voudra de mes services.»