Retour en 1967 (1ère de 4)

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Voici ce qu'on pouvait lire dans Le Droit le vendredi 14 juillet 1967. À la Une, un texte sur l'Expo 67 à Montréal alors qu'on pouvait trouver une publicité sur la Laurentide.

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CHRONIQUE RECULONS DANS LE TEMPS / On recule dans le temps en ce vendredi 14 juillet 2017. On passe du 150e de la Confédération canadienne au 100e, en 1967. Voici donc des extraits de ce qu'on pouvait lire dans l'édition du Droit du vendredi 14 juillet 1967.

Dans la section des nouvelles régionales de l'Outaouais - ou de la section « Hull et la région » comme on l'appelait à l'époque - on titrait : « Québec reçoit le mémoire sur l'hôpital ». Voici ce qu'on pouvait lire :

« Au nom des municipalités de Gatineau, Pointe-Gatineau, Templeton, Templeton-Est, Templeton-Ouest, Angers, Perkins et Touraine, le comité de promotion de l'hôpital de Gatineau a réclamé du ministre de la Santé, M. Jean-Paul Cloutier, au nom d'une population périphérique de 40 000 âmes, la construction d'un hôpital général à Gatineau même. (...) En recevant le mémoire qu'il qualifie d'exceptionnellement bien préparé de la part du comité de l'hôpital de Gatineau, le  ministre (libéral) a confié hier au comité de planification de son département la mission d'étudier le projet réclamé par la population du comté. Le député de Papineau, M. Roland Théorêt, s'est dit très optimiste quant à la réalisation de cet institut hospitalier. M. Théorêt a précisé que le comité besognait depuis 1963 sur ce projet jugé essentiel pour Gatineau, ville qui devrait compter 30 000 âmes en 1975. »

Optimiste, se disait le député de Papineau de l'époque. Et pourtant, la construction de l'Hôpital de Gatineau a débuté... 13 ans plus tard, en 1980. Et sous un gouvernement péquiste !

Dans les faits divers de l'édition du Droit du vendredi 14 juillet 1967, on titrait : « M. Roland Bolduc abandonne son voyage en chaise roulante ». Voici ce qu'on racontait :

« Des douleurs dans le dos et aux jambes ont contraint M. Roland Bolduc, 37 ans, à abandonner en cours de route un voyage en chaise roulante qui devait le conduire de Toronto à Montréal. M. Bolduc, qui avait perdu l'usage de ses jambes à la suite d'un accident dans une mine en mars 1966, était parti de Toronto le 26 juin en chaise roulante pour démontrer à ses parents 'qu'il n'était pas un invalide inutile'. Samedi dernier, il a accepté l'offre d'un conducteur de monter en voiture et il est maintenant arrivé à Montréal. Il ne lui restait qu'à parcourir 140 miles (224 km) pour atteindre Montréal ».

Eh bien coudonc... Un « A » pour l'effort, quoi.

Dans cette même page, Le Droit titrait : « La vieille berceuse ». Et dans cette « nouvelle sortie de nulle part », on écrivait : « Selon une institutrice canadienne, un enfant assis dans une chaise berceuse apprend à lire deux fois plus vite que sur les bancs de l'école. En se balançant sans effort, l'élève ne se tortille plus et se consacre entièrement à l'étude ».

Si une institutrice canadienne le dit, ce doit être vrai ! Alors vite des berceuses dans toutes les écoles de la province !

Le vendredi 14 juillet 1967 s'ouvrait le Carnaval d'Eastview (Vanier), sur le chemin de Montréal (« voisin de l'Hôtel Lafontaine »), avec ses 20 manèges et ses jeux. L'entrée était de 25 cents pour les adultes, gratuite pour les enfants.

Et pendant ce temps à Hull, on célébrait la « Grande soirée Jos Montferrand », à l'angle du boulevard St-Joseph et de l'avenue Montclair. Mais dans Le Droit, on déplorait l'absence d'artistes à cette soirée qui « d'après l'appellation originale devait leur être entièrement consacrée ». « Est-ce un manque de talent dans Hull ? », questionnait Le Droit. « Il ne semble pas. L'explication paraît être plutôt le cachet fort élevé exigé par les artistes de la région pour se produire à cette soirée », écrivait-on.

Ah ! Ces artistes ! Jamais contents !   

En cet été de 1967, Le Droit consacrait quotidiennement une page à l'Expo 67 de Montréal. Et le 14 juillet, un sondage démontrait que plus d'Américains que de Canadiens visitaient l'Expo. À Québec, on se préparait à la visite (du 23 juillet) du général de Gaulle. Dans le monde du sport, le golfeur Jack Nicklaus s'était hissé en tête de l'Omnium britannique. Et on apprenait que le combat de boxe opposant les légendes Joe Frazier et George Chuvalo allait être diffusé en direct à 22 h sur les ondes de Radio-Canada et de CBC. Oui, un combat de boxe présenté en direct à Radio-Canada. Imaginez. Comme quoi nous étions encore bien loin de la « télé à la carte » et des réseaux sportifs...

Dans l'édition bourrée d'annonces du Droit du 14 juillet 1967, la bière Laurentide achetait une demi-page pour proclamer que la Laurentide « est la bière vigoureuse au goût des hommes d'aujourd'hui ! Relaxez donc !».

Les hommes d'aujourd'hui ? Et les femmes, elles ? Eh bien voici en terminant des extraits d'un texte publié le 14 juillet 1967 et consacré, justement, aux femmes...

« Pour une maîtresse de maison, rien n'est plus déprimant et épuisant qu'une journée de 'grand ménage'. Ses griefs ne se comptent plus : mal au dos, mal aux pieds, les mains rudes et les ongles cassés, les cheveux rebelles à toute coiffure. Il n'en faut pas davantage pour qu'elle se sente laide et misérable. Suivez donc ce conseil : même si la maison n'est qu'un vaste fouillis, cessez de travailler vers les trois ou quatre heures de l'après-midi et remettez au lendemain le reste de vos travaux. Accordez-vous un peu de temps pour vous refaire une beauté avant le dîner et la corvée du ménage sera deux fois moins harassante pour vous-même et les vôtres qui subissent vos lamentations et votre triste mine ».

En pendant ce temps, l'homme boira sa Laurentide...




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