La banque à Papa

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Un tiers des pères canadiens voudraient répondre « allô ? » quand leur enfant appelle plutôt que « combien ? »

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CHRONIQUE / C'est la fête des Pères dimanche. Et ça tombe bien, c'est aussi le U.S. Open dans le monde du golf professionnel. J'aurai donc l'excuse parfaite pour m'écraser devant la télé et regarder la finale de ce tournoi.

Pas de courses à faire, c'est la fête des Pères. Pas de fleurs à planter Manon, c'est la fête des Pères. Pas de tâches ménagères non plus, c'est la fête des Pères. Et pour mettre la cerise sur le sundae (ou Sunday dans ce cas-ci), mon fils m'emmène jouer au golf en avant-midi et il nous reçoit chez lui en soirée. Un beau dimanche, quoi.

Et parlant de la fête des Pères... Je regardais les statistiques d'un sondage réalisé récemment et certains des résultats m'ont un peu surpris.

Ce sondage, commandé par la compagnie TransferWise qui offre un service de transfert bancaire entre particuliers, se veut le premier sondage annuel canadien sur la fête des Pères. 

Et les sondeurs se sont penchés sur la relation financière entre les pères et leurs enfants adultes. Et selon les résultats, 34 % des pères canadiens souhaitent comme cadeau que leur enfant les appelle en cette journée consacrée aux papas de ce monde. Mais que leurs rejetons les appellent pour autre chose que de demander de l'argent. En d'autres mots, un tiers des pères canadiens voudraient répondre « allô ? » quand leur enfant appelle plutôt que « combien ?».

Un appel pour jaser. C'est tout ce qu'ils demandent. Un coup de fil pour tout simplement jaser de la pluie et du beau temps, de la saison de hockey qui vient de se terminer, des vacances estivales qui approchent, des tweets de Donald Trump... peu importe. C'est tout ce que ces pères souhaiteraient comme cadeau, dimanche. Que leurs enfants les appellent pour, comme on dit, prendre de leurs nouvelles.

Voici quelques statistiques qui ressortent du sondage en question :

• 38 % des pères soutiennent financièrement leurs enfants âgés entre 25 et 35 ans

• 30 % des pères contribuent aux dépenses de leurs enfants liées au loyer, à la voiture ou au transport, et aux factures de services publics (téléphone, cellulaire, assurance, etc).

• Près de la moitié (41 %) des pères canadiens donnent une contribution financière se situant entre 200 $ et 1000 $ par mois pour soutenir leurs enfants de plus de 18 ans.

Ce ne sont que quelques chiffres.

Mais soyons clairs, je ne dénigre pas les enfants qui comptent sur leur père pour joindre les deux bouts. On a tous besoin d'un petit coup de pouce de temps à autre dans la vie. Et je ne dénigre pas non plus les pères qui aident financièrement leurs enfants. Parce que je suis certain que la très grande majorité d'entre eux le font par amour, et que d'aider leur enfant leur fait le plus grand plaisir.

Mais dimanche, quand vous appellerez papa pour lui souhaiter une bonne fête, chers amis, évitez donc de lui parler d'argent. Vous réaliserez peut-être son souhait le plus profond. Soit celui que son enfant l'appelle parce qu'il l'aime.

Tout simplement parce qu'il l'aime.

Journée Ruban mauve

On change de sujet « boutte pour boutte »...

La maltraitance des personnes âgées. En voilà un sujet lourd pour débuter une journée, n'est-ce pas ? Un sujet triste aussi. Et souvent tabou.

Pourtant, ils sont malheureusement des milliers d'aînés au pays qui subissent de la maltraitance physique, psychologique et/ou financière. Et selon les statistiques, 75 % de ces victimes sont des femmes.

Le jeudi 15 juin est la Journée mondiale de la lutte contre la maltraitance des aînés. Mais Katherine Gauthier, qui est agente de mobilisation à l'Office municipal d'habitation de Gatineau (OMH), a décidé de sensibiliser la population à ce grave problème deux jours plus tôt, soit le mardi 13 juin. Et de 10 h à 13 h aujourd'hui, tous sont invités au Centre père Arthur-Guertin du 16 rue Bériault, à Gatineau, pour l'événement Ruban mauve. (Le ruban mauve étant le symbole de la lutte contre la maltraitance des aînés).

« Je sais que le mot 'maltraitance' ne fait pas très joyeux et invitant, concède Katherine Gauthier. Alors nous tiendrons un événement à la fois rassembleur et amusant, mais qui aura comme objectif premier de sensibiliser, informer et outiller la population face à cette problématique qu'est la maltraitance envers les aînés. »

Ouverte au grand public, cette « journée Ruban mauve » au Centre père Arthur-Guertin présentera des kiosques de différents organismes et intervenants de la région, ainsi que des activités diverses tels la création d'une murale collective, un bingo, un tirage pour des prix de présence, un dîner gratuit et j'en passe.

C'est donc un rendez-vous pour une très bonne cause. Et l'entrée est gratuite.




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