La relève de la garde

  • Des milliers de francophones étaient devant l'hôtel de ville d'Ottawa ce matin. (PATRICK WOODBURY, Le Droit)

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    Des milliers de francophones étaient devant l'hôtel de ville d'Ottawa ce matin.

    PATRICK WOODBURY, Le Droit

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  • Des milliers de francophones réunis pour faire d'Ottawa une ville bilingue. (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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CHRONIQUE / J'avoue que j'étais sceptique.

Lorsque j'ai appris, il y a quelques semaines, qu'on préparait une « marche citoyenne » en faveur du projet de bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa, j'ai vite remis en question cette initiative.

Mais pas l'idée comme telle. C'est toujours bon de faire du bruit, de manifester notre désaccord et de se faire entendre. Et une marche me semblait appropriée pour sensibiliser - encore une fois - les élus d'Ottawa à cette juste lutte des francophones de la région et, indirectement, de partout ailleurs au pays.

C'est plutôt le temps choisi pour tenir cet événement que je trouvais un peu bizarre, un peu « off ». Un mercredi ? En plein coeur de la semaine ? Un mercredi matin à part ça ? Vraiment ? Mais il n'y aura personne à cette marche ! Ou quelques irréductibles Francos, pas plus.

J'étais dans le champ. J'avais oublié les jeunes. Une représentante de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) m'a dit qu'ils étaient plus de 800 à cette marche de mercredi matin. Plus de 800 étudiants venus de pratiquement toutes les écoles secondaires de la grande région d'Ottawa. Et ce sont joints à eux les irréductibles Francos pour faire un total d'approximativement 1000, peut-être même 1200 marcheurs.

C'était impressionnant à voir. C'était beau. C'était bien. C'était... rassurant.

Les jeunes se sont emparés de la rue Laurier en plein coeur d'Ottawa, la gang de De La Salle les a rejoints à l'angle de l'avenue King Edward et, ensemble, ils ont marché jusqu'à l'hôtel de ville en brandissant le drapeau franco-ontarien et en criant leur désir, voire leur droit, d'être reconnus comme citoyens à part entière par la ville, leur ville.

Et ce qu'il y a de merveilleux dans tout ça, dans cette « marche citoyenne », c'est qu'elle a été organisée de A à Z par la jeunesse franco-ontarienne. Par la FESFO, par le Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO) et par l'ACFO d'Ottawa qui a récemment pris un virage jeunesse. Comme une véritable relève de la garde.

« C'est un événement organisé par et pour les élèves, a dit le directeur de l'éducation du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, Réjean Sirois, qui était présent à la marche. Les élèves mettent en pratique ce qu'ils ont appris dans leurs cours d'éthique et de droit. Ils ont le droit de revendiquer, ils prennent ce droit et ils comprennent pourquoi ils sont ici ce matin. Je suis fier d'eux. »

Même son de cloche de la part de la directrice de l'éducation du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, Édith Dumont, qui était elle aussi présente à la marche et qui s'est dite emballée par la forte présence et par l'implication des jeunes.

La relève est là. La relève est forte. La relève est vivante. C'est ce qu'il y avait de si rassurant mercredi matin.

J'ai cependant trouvé que le rassemblement à l'hôtel de ville a été de trop courte durée. Trois petits discours et puis s'en vont. Mais c'est vrai que la « fête » reprenait en soirée, mercredi, à l'école secondaire publique De La Salle. Et il fallait bien que tout le monde retourne en classe ! Devoir oblige.

Mais on se souviendra de cette marche du 31 mai. On s'en souviendra longtemps.

Convaincra-t-elle le maire d'Ottawa, Jim Watson, de changer d'idée et déclarera-t-il enfin la capitale du Canada officiellement bilingue ? Permettez-moi d'en douter.

Mais on se souviendra de cette marche, je vous l'assure. Car sachez une chose, chers amis de la jeunesse franco-ontarienne. Le Grand ralliement S.O.S. Montfort du 22 mars 1997, dont on a récemment célébré le 20e anniversaire, n'a pas immédiatement porté fruit. Il a fallu se battre pendant cinq autres années avant de gagner la lutte et de sauver notre hôpital. Cinq ans !

Donc ne lâchez pas. Ne lâchez surtout pas. La lutte sera longue. Et la lutte sera ardue et décourageante par moments. Mais quand on se bat pour une cause qu'on sait juste, le temps ne veut rien dire. Et dans un an, deux ans, cinq ans, ou peut-être même plus, on se souviendra.

On se souviendra ensemble de la fois qu'on a marché. De la fois qu'on était là. De la fois qu'on a gagné.




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