Leo le héros

Brittany Cosgrove, d'Ottawa, et son chien Leo.... (Courtoisie)

Agrandir

Brittany Cosgrove, d'Ottawa, et son chien Leo.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Leo est un chien. Un petit chien d'Ottawa âgé de 10 mois. Un yorkshire biewer terrier, pour être précis.

On peut lire sur la toile que les chiens de cette race sont dociles, loyaux, intelligents et qu'ils n'aboient presque jamais. Disons que si vous cherchez un « p'tit chien d'appartement » qui ne prendra pas trop de place et qui ne fera pas de bruit, c'est un Leo qu'il vous faut.

Mais le Leo en question est plus que tout ça. Leo est un héros. En décembre dernier, ce chiot qui était alors âgé de quatre mois a sauvé 30 vies humaines.

Mais reculons un peu...

Brittany Cosgrove, 26 ans, d'Ottawa, a décidé de déménager à Vancouver en décembre dernier. « Je voulais changer de décor, a raconté cette serveuse de restaurant. Et j'aime beaucoup les grandes villes. Alors j'ai décidé d'aller vivre à Vancouver pendant un certain temps et de voir un peu de pays. »

Mais avant de quitter la région, Brittany s'est procuré un chien qu'elle a baptisé Leo. « Je l'ai acheté d'un éleveur à Ottawa, dit-elle. Leo n'avait que quatre mois. J'allais être seule à Vancouver, donc il allait me tenir compagnie. »

Brittany et Leo ont emménagé dans un appartement d'une chambre à coucher dans l'ouest de la ville de Vancouver, dans un immeuble de trois étages.

Le 31 décembre dernier, veille du Jour de l'an, Britanny a été invitée à une fête pour célébrer l'arrivée de 2017. « Mais j'ai décidé de ne pas y aller, se souvient-elle. J'étais encore fatiguée du déménagement. Et ça faisait à peine une semaine et demie que j'avais Leo, je ne voulais pas le laisser seul à la maison. Donc j'ai décidé de rester avec lui. Nous allions célébrer la nouvelle année ensemble, Leo et moi. »

Brittany est allée au lit un peu avant minuit. Mais à 2 h du matin, elle a été réveillée par Leo qui aboyait sans arrêt. « Je ne sais pas si ça faisait longtemps qu'il jappait, dit-elle. J'étais profondément endormie. Ce qui est plutôt rare dans mon cas puisque je fais souvent de l'insomnie. Mais les aboiements de Leo m'ont finalement réveillée. Et je trouvais ça très bizarre parce que ses aboiements étaient incessants, agressifs, presque alarmants. Comme s'il était pris de panique. Je ne l'avais jamais entendu aboyer de la sorte. En fait, je ne l'avais presque jamais entendu aboyer.

«J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un voleur dans mon logement, poursuit Brittany. Alors je me suis levée et, curieusement, la lumière de ma chambre ne s'allumait pas. Je me suis alors rendue à la salle de bain où j'ai toujours une lumière d'allumée, et c'est là que j'ai vu des flammes qui sortaient du plafond de la salle de bain. Des flammes intenses qui se propageaient rapidement sur les murs et sur le plancher et qui prenaient de l'ampleur. J'ai été légèrement brûlée aux mains et au visage, mais j'ai eu le temps d'appeler le 911, de prendre Leo avec moi et de sortir à toute vitesse, toujours vêtue de mon pyjama.»

L'appartement où habitait Brittany n'était pas muni d'un détecteur de fumée. En fait, il n'y avait aucun détecteur de fumée dans tout l'édifice en question, selon la jeune femme.

«Les pompiers sont arrivés rapidement et ce sont eux qui ont réveillé les locataires de mon immeuble, dit-elle. Trente personnes y habitaient et tout le monde est sorti sain et sauf. L'immeuble est une perte totale. Mais je me demande ce qui serait arrivé si Leo n'avait pas aboyé, cette nuit-là, et s'il ne m'avait pas réveillée. Je pense que je ne serais pas ici pour vous parler. Et 30 personnes auraient pu perdre la vie en ce premier jour de l'an», ajoute Brittany, qui est de retour à Ottawa avec Leo depuis quelques semaines.

Une enquête a permis de conclure que c'est une défaillance du système électrique qui a causé l'incendie de cet immeuble de Vancouver. Et en ce qui a trait à l'absence de détecteurs de fumée dans l'immeuble, Brittany a laissé entendre que l'affaire se réglera en justice.

Leo le héros a quant à lui été décoré d'une médaille, mardi matin. Il a été admis au Temple de la renommée des animaux Purina, qui se veut l'un des plus anciens programmes de reconnaissance du Canada honorant les animaux héroïques qui ont sauvé une vie humaine. Ce temple de la renommée en est à sa 49e année, et 172 animaux y ont été intronisés depuis sa création.

Leo est maintenant un chien avec une médaille pas comme les autres.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer