Alerte au printemps

Oui, il pleut en avril. Ça s'appelle le... (Martin Roy, archives Le Droit)

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Oui, il pleut en avril. Ça s'appelle le printemps.

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CHRONIQUE / Environnement Canada a émis une alerte mercredi matin.

C'est un gros mot : alerte. Selon le Larousse, le mot « alerte » signifie un « signal qui prévient d'un danger imminent », ou d'une « menace soudaine d'un danger grave ». On ne rit plus, quoi. C'est sérieux, une alerte.

Alors pourquoi Environnement Canada tenait-il à alerter la population d'Ottawa et de Gatineau mercredi ? Quel était le danger « grave » et « imminent » ?

La pluie. De la simple pluie. En avril.

Voici ce qu'on pouvait lire sur le site de ce ministère fédéral mercredi matin : « De la pluie parfois forte se propagera sur la région ce soir et cette nuit et persistera jeudi. D'importantes quantités généralisées de pluie, soit de 20 à 30 mm, sont probables d'ici tard jeudi, et on prévoit une quantité de pluie additionnelle dans la nuit de jeudi à vendredi...».

Traduction de tout ça en joual : il va mouiller à boire debout. Ou encore : il va pleuvoir à siaux. À vous de choisir.

Nous sommes en avril. Et qu'il pleuve en avril est tout à fait normal, non ? C'est le contraire qui serait inquiétant ! Alors pourquoi Environnement Canada a-t-il émis une alerte ?

Bon, je comprends qu'une pluie abondante peut causer des inondations et des conditions routières hors de l'ordinaire. Surtout à ce temps-ci de l'année alors que la pluie se mêle à la neige fondante. Et ça peut devenir problématique et inquiétant pour certains. Je comprends ça. Mais une alerte ? Vraiment ?

Et que faisait-on dans le passé ? Étions-nous si insouciants dans notre jeunesse ?

C'est peut-être ma mémoire qui me fait défaut, mais il me semble qu'on recevait très peu d'alerte météo à l'époque, c'est-à-dire dans les années 1960, 1970 et 1980. 

Dans ma jeunesse, bref. Vrai, nous n'avions pas les outils de communications qui existent aujourd'hui, et c'était bien avant l'arrivée de l'Internet.

Je suis de la génération qui a célébré l'arrivée de la câblodistribution. J'étais âgé de 10 ou 11 ans quand le câble a fait son entrée dans les chaumières. On passait du jour au lendemain de trois à 13 postes de télévision. Wow.

Mais si quelqu'un m'avait dit à l'époque qu'on aurait, un jour, une chaîne de télévision qui présente les prévisions météorologiques 24 heures par jour et sept jours semaine, j'aurais fortement suggéré à cette personne de consulter un professionnel de la santé mentale.

À quel moment les prévisions météorologiques ont-elles pris toute cette place dans nos vies ?

Étions-nous si insouciants dans le passé ? Peut-être. Ou peut-être qu'on s'en faisait un peu moins avec les choses hors de notre contrôle.

Mais quand j'étais jeune, une pluie abondante en avril ne s'appelait pas une alerte. On appelait plutôt ça : le printemps.

Changement de sujet...

Que se passe-t-il au juste dans les résidences pour personnes âgées autonomes de Gatineau ? Je vous parle de ces endroits où des gens d'un certain âge choisissent d'habiter et où ils retrouvent presque tous les services nécessaires à leur bien-être. Ces résidences où trois repas sont servis quotidiennement. Où toutes sortes d'activités y sont organisées. Où il y a habituellement une infirmière sur les lieux. Vous voyez le genre.

Or, avez-vous déjà vu une publicité télévisée de l'un de ces endroits ? Tout le monde dans ces pubs a un verre de vin ou un verre de bière en main. Il y a celle qui se termine avec deux dames qui se font un « tchin-tchin » avec leur coupe de vin. Puis il y a l'autre pub dans laquelle la scène se déroule entièrement dans le bar de la résidence. 

Ils sont une dizaine dans le bar, musicien au piano, à trinquer à leur belle vie de retraités.

Est-ce vraiment ce qui se passe dans ces résidences ? C'est ça la vie dans ces endroits ? On trinque, on boit, on chante, on danse et on re-trinque encore !? Est-ce vraiment comme ça ?

Et pourquoi ai-je parfois hâte à la retraite ?




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