Merguez, la maman imaginaire

Merguez, un chien saucisse vivant une grossesse utopique.... (Courtoisie)

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Merguez, un chien saucisse vivant une grossesse utopique.

Courtoisie

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J'ai une collègue qui est enceinte. Elle et son conjoint attendent leur premier enfant au printemps. On jasait l'autre jour, elle et moi, et ce qu'elle m'a raconté m'a renversé. Je n'avais jamais entendu parler d'une telle chose.

Elle et son chum ont une petite chienne comme animal domestique. Un teckel, pour être précis. Ou un chien saucisse comme on dit communément. Et ils ont baptisé leur chienne Merguez. C'était songé leur affaire...

Il y a quelques semaines, ils ont emmené Merguez chez le vétérinaire afin qu'elle soit stérilisée. Et Merguez devait passer la nuit chez le vétérinaire. Elle y a passé la nuit, sans problème. Mais la chienne n'a jamais été stérilisée. Ni le lendemain, ni le surlendemain.

Devinez pourquoi. Devinez la raison pour laquelle le vétérinaire ne pouvait pas aller de l'avant avec la stérilisation de Merguez.

La réponse : parce qu'elle est enceinte. Ou tout comme...

En fait, le vétérinaire a expliqué à ma collègue que sa chienne vit une grossesse nerveuse. Ou une grossesse imaginaire. Merguez PENSE qu'elle est enceinte. Comme sa maîtresse.

Merguez ne l'est pas. Mais dans sa petite tête de chien saucisse, elle est convaincue qu'elle attend une portée de chiots. Et tous les signes sont là. Gonflement des mamelles, montée de lait... tous les signes sont là, disais-je. Merguez est convaincue dans sa tête qu'elle va réellement accoucher.

Le hic, c'est qu'elle n'est pas enceinte. Elle se l'imagine.

Avez-vous déjà entendu parler d'une telle chose ? Moi, je n'en croyais pas mes oreilles. Mais paraît-il que c'est relativement fréquent.

Mais comme j'ai dit à ma collègue : « garde-moi un chiot de la portée de Merguez, s'il te plaît. J'aimerais bien avoir un chien imaginaire. »

C'est vrai. Pensez-y. Pas de bouffe à chien à acheter. Pas d'aboiements bruyants et irritants lorsqu'on frappe à la porte. Pas de marche à faire quand il fait moins 30 degrés. Pas de balle ou de bâton à lancer.

Juste une petite bête bien docile et silencieuse. Mon petit chien imaginaire à moi. Je pense que je l'appellerais Mirage.

La Poutine Week

Elle s'est terminée la semaine dernière, mais je reviens un instant sur la Poutine Week qui se déroulait à la Fromagerie St-Albert au cours des derniers jours. 

Je vous en ai brièvement parlé dans une récente chronique. Et dans ce papier, je me demandais pourquoi on avait trouvé un nom anglophone (Poutine Week) pour un événement qui se tenait dans un village majoritairement francophone (St-Albert), et dans une fromagerie qui est de toutes les luttes franco-ontariennes.

Or, il faut savoir que la Poutine Week est un événement pancanadien organisé par un groupe montréalais, et non par la Fromagerie St-Albert. Et puisque « la Poutine Week » est une marque de commerce qui n'appartient pas à la fromagerie, celle-ci ne pouvait la traduire comme bon lui semblait.

On peut donc être assuré que la Fromagerie St-Albert demeurera une grande défenderesse de la langue française et de la francophonie ontarienne, qu'on sera toujours servis en français quand on passe par là, et qu'Albertine, la mascotte de la fromagerie, ne changera pas son nom pour Albertha.

Et, évidemment, c'est un rendez-vous annuel l'été prochain à la Fromagerie St-Albert pour son Festival de la... curd ?




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