Et les coqs, eux ?

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CHRONIQUE / «C'est plate pour les coqs.

-De quoi parles-tu, Manon ?

-Du texte en page 5 du Droit de ce matin (mardi). Tu l'as lu ?

-Celui sur un projet-pilote à Gatineau qui permettra l'élevage de poules en milieu urbain ? Oui, je l'ai lu. Et disons que ces poules ne manqueront pas de nids à Gatineau. La «pognes-tu», Manon ? Poules ? Nids-de-poule ? 

-T'es un vrai Gilles Latulippe. Mais je pensais à ça, Denis...

­-Non, Manon. Je te connais, et ma réponse est: non. On ne redéménagera pas à Gatineau pour pouvoir élever trois poules pondeuses dans notre cour arrière. Il n'en est pas question.

-Mais tu te souviens comment nos quatre poules étaient dociles et gentilles quand nous habitions à la campagne ? Et t'aimais tellement aller chercher les oeufs dans le poulailler le matin.

-C'est non, Manon. Oublie ça. Mais je te promets qu'on en reparlera si jamais un jour la Ville d'Ottawa décide de permettre l'élevage de poules dans le secteur Vanier.

-Elle le permet déjà, Denis. Et on les voit presque chaque jour sur les trottoirs du chemin de Montréal. Mais ici, on les appelle des «poules de joie».

-Misère... 

-En tout cas, Denis, poule, pas poule à Gatineau, c'est plate pour les coqs.

-Pourquoi dis-tu ça ?

-Parce que c'est écrit ici dans le texte que «les coqs, pour des raisons évidentes, ne seront pas permis».

-C'est une sage décision. Voudrais-tu te faire réveiller par un coq tous les matins, toi ?

-Heu... c'est que je me fais déjà révei...

-Laisse faire, Manon. Oublie cette question. Mais les élus de Gatineau ont raison. C'est totalement inutile, un coq. 

-Je te le fais pas dire... Mais on pourrait peut-être permettre l'élevage de chapons.

-Des chapons ?

-Oui, des chapons. Tiens Denis, je vais te lire la définition d'un chapon selon Wikipédia: «Un chapon est un coq qui a été castré afin d'atteindre une plus grande tendreté et une plus grande masse. Les testicules des volailles étant à l'intérieur du corps, il faut deux incisions pour enfoncer les doigts et arriver à les arracher avec des pinces à castrer».

-Ouch... Et ça ne chante pas, un chapon ?

-Chanterais-tu, toi, si on t'arrachait les couilles avec des pinces ?

-Ouais... Vu d'même. Je ne chanterais pas fort, mettons. Je fredonnerais peut-être «Aujourd'hui, ma vie c'est d'la marde» de temps en temps. Mais je pense que ça s'arrêterait pas mal à ça.

-Alors voilà. C'est tranquille, un chapon. 

-Peut-être, Manon. Mais «chapon» pas. La «pognes-tu» ? Ça ne pond pas, «chapon» pas... ?

-(Soupir...)

-Mais pendant que t'es en page 5, Manon, que penses-tu de l'annonce placée sous ce texte sur les poules urbaines ? 

-Celle de la Fromagerie St-Albert qui traite de «la Poutine Week» ?

-Oui, celle-là. Veux-tu bien me dire c'est quoi cette récente manie de trouver des noms anglais pour les événements !? Pourquoi pas «La semaine de la poutine» !? C'est trop simple ? Trop facile ? On parle de St-Albert, là où la majorité des gens sont francophones. Les responsables de «la Poutine Week» organisent une promotion et placent des annonces dans des médias francophones du Québec et de l'Ontario avec une appellation anglophone. Cherchez l'erreur, bâtard ! 

-Calme-toi, Denis.

-Mais tu ne trouves pas ça ricidule !? 

-Oui, bien sûr. Ils auraient dû appeler ça «La semaine de la poutine». C'est une question de gros bon sens. 

-Misère Manon, misère.

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