Les premiers pas de L'Orléanais

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La direction du nouveau journal communautaire a été confiée à un Orléanais «pur sang», Louis Patry.

Martin Roy, Archives LeDroit

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CHRONIQUE / La voix des francophones d'Orléans ne se sera pas tue longtemps.

À peine quelques semaines après la fermeture complète de l'hebdomadaire L'Express d'Ottawa, anciennement appelé l'Express d'Orléans, un groupe de francophones d'Orléans lancera jeudi un tout nouveau mensuel de langue française baptisé L'Orléanais. Et la direction de ce nouveau journal communautaire a été confiée à un Orléanais «pur sang», Louis Patry.

Cofondateur du Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO) et de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans (SFOPHO), M. Patry a reçu en 2015 le Prix de bâtisseur de la Ville d'Ottawa, ainsi que l'Ordre de la Pléiade remis par l'Organisation internationale de la francophonie. Et à compter de jeudi, il portera le titre de président du comité éditorial de L'Orléanais.

«Il y avait un vide dans la communauté francophone d'Orléans depuis le départ de L'Express, de dire M. Patry. Donc Fred Sherwin, le nouveau propriétaire de l'hebdo anglophone Orléans Star, veut combler ce vide en lançant un journal mensuel qui sera la voix des francophones d'Orléans et des environs. M. Sherwin est un grand francophile qui a la francophonie d'Orléans à coeur. Et à titre de président du comité éditorial, je serai entouré à la table de gens qui ont eux aussi la francophonie à coeur.»

Un défi

M. Patry est bien conscient qu'il faut une bonne dose de courage et des «reins solides» pour lancer, en 2017, un journal papier.

Comme il dit: «ce ne sera pas un défi facile à relever».   

«Mais je crois qu'un journal papier est un besoin pour un certain pourcentage de la population, affirme-t-il. Surtout chez les 50 ans et plus. Il y a des gens qui n'ont tout simplement pas d'ordinateur à la maison. Et d'autres qui en ont un, mais qui sont habitués au journal papier. Ça se garde bien sur la table de la maison et ils peuvent le consulter pour savoir ce qui se passe dans leur coin, dans leur quartier. Et c'est ce que le mensuel L'Orléanais leur offrira.

«C'est sûr qu'on n'aura pas de nouvelles comme celles qu'on retrouve dans Le Droit et d'autres quotidiens, de poursuivre M. Patry. Mais nous pourrons être la voix des organismes francophones de la région. On parlera aussi, par exemple, des gens d'affaires d'ici, des activités à venir, des réussites sportives et des succès scolaires des étudiants d'Orléans. Ce sera un mensuel qui offrira des articles pertinents, ainsi que des chroniques et des opinions pour la communauté francophone d'Orléans. Ce sera un journal d'ici pour les gens d'ici. Il sera produit une fois par mois et, si tout va bien, on pourra peut-être passer, éventuellement, à une publication aux deux semaines.»

L'équipe de rédaction du mensuel L'Orléanais sera composée, selon M. Patry, «d'un journaliste à la pige, de gens qui ont déjà écrit pour L'Express d'Ottawa et de certains résidents de longue date».

«Et on pourrait aussi relancer une section rédigée par les étudiants des écoles secondaires de la région, comme celle qu'on retrouvait dans L'Express d'Ottawa», d'ajouter le président du comité éditorial.

Des copies de la toute première édition de L'Orléanais seront disponibles jeudi dans plusieurs commerces de l'Est d'Ottawa. «Et elles seront aussi encartées dans l'édition du Orléans Star et livrées jeudi à 43 000 résidences d'Orléans», de conclure Louis Patry.

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