Vive les «blues» d'hiver !

La journée qui débute serait la plus déprimante... (123RF)

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La journée qui débute serait la plus déprimante de l'année.

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CHRONIQUE / Vous lisez votre Droit en ce lundi matin mais votre tête est ailleurs.

Vous êtes d'une humeur maussade, même massacrante. La journée qui débute a l'air d'une montagne à gravir. L'Everest. Et pendant que vous lisez votre quotidien, vous songez sérieusement à prendre la journée de congé, à retourner au lit et à dormir jusqu'au lendemain. Non, jusqu'au printemps.

Mais que dira votre patron si vous vous déclarez malade ce matin ? Ou si vous lui laissez croire que votre auto ne démarre pas ? Ou encore que votre vieil oncle que vous aimiez tant - mais que vous n'avez pas vu depuis trois décennies - a rendu l'âme durant la nuit et que vous êtes trop bouleversé pour travailler ? Que dira-t-il, le patron, si vous ne vous pointez pas le nez au boulot ce matin ?

Rien. Il ne dira probablement rien. Parce que lui aussi, en ce moment, enverrait tout foutre en l'air pour une simple journée de congé.

Et c'est normal. Vous êtes tout à fait normal. Parce que cette journée qui débute est la plus déprimante de l'année. Le Blue Monday qu'on l'appelle.

Et ce n'est pas moi - Monsieur Anti-Hiver par excellence - qui le dis. C'est prouvé par des scientifiques de l'Université de Cardiff, au Royaume-Uni. Et leurs calculs sont basés sur une formule complexe qui combine la durée du jour, l'éloignement de Noël et l'état des finances du foyer. Conclusion de ces scientifiques : le troisième lundi du mois de janvier se veut la journée la plus déprimante du calendrier.

Mais tout ça est de la foutaise. Vous avez bien lu. Ce sont des balivernes. Je n'ai pas fait d'études exhaustives sur le sujet comme ces scientifiques d'outre-mer. Mais j'ai 56 ans de haine viscérale envers l'hiver d'amassés en moi. Donc si vous voulez parler des blues d'hiver, vous êtes au bon endroit. Et selon moi, ce troisième lundi de janvier est une merveilleuse journée ! Je vous explique.

Il faut d'abord savoir que, dans mon livre, l'hiver débute le 1er novembre. « Mon » hiver dure du 1er novembre au 31 mars. Donc cinq mois. Ceci veut donc dire que nous sommes aujourd'hui, en ce 16 janvier, à moitié chemin ! Je dirais même que le pire est derrière nous ! Le pire étant le mois de novembre, communément appelé le « mois des morts ». Ça dit tout. Le pire étant aussi le mois de décembre et les Fêtes. C'est bien le fun, les Fêtes. C'est-à-dire jusqu'à ce que vous receviez la facture de Visa. C'est à ce point-là que vous demandez à votre conjoint ou conjointe : « explique-moi encore pourquoi nous avons fait parvenir un cadeau à mon vieil oncle que je n'ai pas vu depuis 30 ans ? »

Donc novembre et décembre sont derrière nous, disais-je, ainsi que la moitié de janvier. 

Que reste-t-il ?

Il reste la deuxième moitié de janvier. Et selon les prédictions à long terme des météorologues, le mercure oscillera autour du point de congélation - zéro degré - jusqu'à la fin du mois. C'est formidable. On peut ainsi dire que les grands froids de janvier sont passés. Fêtons.

Il reste aussi le court mois de février. Quatre petites semaines insignifiantes qui passeront, souhaitons-le, à la vitesse de l'éclair. Puis enfin, le mois de mars. L'imprévisible et sournois mois de mars. Mais peu importe ce que ce mois nous réserve, on a juste à se dire : « pas grave, ce sera bientôt avril ! Le printemps ! »,

Alors comme vous voyez, ce troisième lundi de janvier n'a absolument rien de déprimant. Bien au contraire ! Le pire est derrière nous ! Alors réjouissez-vous, amis anti-hiver, on passera encore à travers. « Yes we can ! »

« Pourquoi appelles-tu ton patron en ce lundi matin, Denis ?

- Rien, Manon. Pour rien. Mais dis-moi, comment se prénomme mon vieil oncle encore que je n'ai pas vu depuis des lunes ? »...

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