Quand 35 000 lumières s'éteignent

Avec plus de 35 000 lumières et quelque 4000... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Avec plus de 35 000 lumières et quelque 4000 visiteurs par soir, la maison de Gilles Bernier et de Mindy Do se transforme en véritable attrait touristique, en décembre. Mais cette saison était la dernière pour eux.

Etienne Ranger, Le Droit

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CHRONIQUE / Les lumières de Noël se sont éteintes pour une dernière fois, lundi soir, chez Gilles Bernier Les 35 000 lumières de Noël...

M. Bernier et son épouse, Mindy Do, habitent une luxueuse maison de la rue Robert-Pilon, secteur Aylmer. Et au cours des trois dernières années, ces parents de deux adolescents de 13 et de 15 ans ont décoré leur nid pour le temps des Fêtes d'une façon digne du personnage Clark Griswold, dans le film culte Le sapin a des boules (National Lampoon's Christmas Vacation). 

Mais M. Bernier n'aime pas trop cette comparaison. Parce qu'il n'a d'abord rien en commun avec cet obsédé de Griswold. Et aussi parce que son système de lumières et son décor de Noël sont complètement différents de ce que l'on peut voir dans ce film hollywoodien. « J'ai beaucoup moins de lumières que dans ce film, dit-il. Et mon système de lumières est synchronisé à de la musique de Noël ».

Mais comparaison ou pas, sa maison a attiré son lot de curieux au cours des trois dernières années. On peut même parler sans se tromper d'un attrait touristique !

« La première année, se souvient M. Bernier, on comptait de 4000 à 5000 personnes par soir qui venaient regarder (le spectacle son et lumière). Les stations de télé anglophones CTV et CBC ont réalisé des reportages sur nos décorations cette année-là, et beaucoup de gens de l'Ontario sont venus voir ça. Puis TVA (et Le Droit) en ont parlé l'an dernier. Mais cette année, personne n'en a parlé, sauf un peu à la radio, et le nombre de visiteurs a chuté à environ 1500 personnes par jour. »

Mais tout ça reposera dorénavant dans les souvenirs de ceux qui ont eu le privilège d'admirer cette maison féerique et ce travail colossal. Parce que Gilles Bernier et son épouse ne récidiveront pas l'hiver prochain. Ils tirent la plug sur leurs 35 000 lumières, quoi. Mais pas parce que le nombre de visiteurs a baissé. Mais bien parce que ce couple en a assez de consacrer d'immobrables heures à ce décor magique.

« J'ai fait ma part, lance M. Bernier. C'est très long à réaliser.

Je l'ai toujours fait pour le plaisir et, surtout, pour le plaisir des autres. Mais là, c'est rendu beaucoup moins de plaisir. Ça demande de deux à trois mois et environ 30 heures par semaine de préparation, d'installation, de programmation au dixième de seconde afin que la musique de Noël soit parfaitement synchronisée aux lumières. Puis tu sais, quand ça fait trois mois que t'écoutes des chants de Noël... »

Il n'avait pas à compléter sa phrase. On le comprend. « J'ai fait ma part », répètera-t-il. Et on ne peut le contredire. Il a semé la joie et l'émerveillement chez les jeunes et les moins jeunes pendant trois ans. Le temps est venu pour lui et son épouse de passer à autre chose.

Donc ne cherchez pas les décorations, les jeux de lumière et la musique sur la rue Robert-Pilon l'hiver prochain. C'est fini pour le couple Bernier et Do. « Mes systèmes de lumières sont à vendre et il n'y aura même pas un père Noël devant notre maison, laisse tomber M. Bernier. Ma femme et moi sommes sortis hier soir (lundi) pour regarder ça pour une toute dernière fois. Puis ma femme m'a dit : "Ça va être plate l'an prochain." »

Gilles Bernier et son épouse ne récidiveront pas l'hiver prochain. Ils tirent la plug sur leurs 35 000 lumières, quoi.

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